Le jour où Kaboul est tombée aux mains des talibans
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Le jour où Kaboul est tombée aux mains des talibans

Après s'être emparés des villes de Hérat et Jalalabad, les talibans ont définitivement reconquis l'Afghanistan en entrant ce week-end dans la capitale, Kaboul. La conclusion d'une offensive éclair qui aura duré un mois, et d'une guerre meurtrière de vingt ans.

Des combattants conduisent un véhicule de l'armée nationale afghane dans les rues de la province de Laghman, le 15 août. Après le retrait des derniers soldats américains annoncé par Joe Biden, les talibans ont reconquis le pays dans une offensive éclair qui a duré un mois. Les États-Unis avaient envoyé leur armée en Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001, accusant le pays d'héberger Al-Qaïda et son chef, Oussama ben Laden.
AFP

Des combattants conduisent un véhicule de l'armée nationale afghane dans les rues de la province de Laghman, le 15 août. Après le retrait des derniers soldats américains annoncé par Joe Biden, les talibans ont reconquis le pays dans une offensive éclair qui a duré un mois. Les États-Unis avaient envoyé leur armée en Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001, accusant le pays d'héberger Al-Qaïda et son chef, Oussama ben Laden.

Après plusieurs semaines de siège, les talibans conquièrent Hérat, vendredi 13 août. La veille, les forces gouvernementales s'étaient retirées de la ville. En s'emparant de la troisième plus grande ville du pays, les rebelles ont montré leur supériorité face à l'armée afghane.
AFP

Après plusieurs semaines de siège, les talibans conquièrent Hérat, vendredi 13 août. La veille, les forces gouvernementales s'étaient retirées de la ville. En s'emparant de la troisième plus grande ville du pays, les rebelles ont montré leur supériorité face à l'armée afghane.

Le 13 août, des Afghanes qui ont fui les régions du nord du pays en raison des combats entre les insurgés et les forces militaires afghanes se rassemblent pour recevoir de la nourriture gratuite, distribuée au parc Shahr-e-Naw, dans la capitale. L'avenir des femmes pourrait s'avérer particulièrement sombre après la victoire des talibans. Malala Yousafzai, prix Nobel de la paix, s'est d'ailleurs exprimée sur Twitter à ce sujet, se disant «profondément inquiète pour les femmes et les minorités». La jeune femme avait été attaquée par les talibans en 2012.
Wakil Kohsar / AFP

Le 13 août, des Afghanes qui ont fui les régions du nord du pays en raison des combats entre les insurgés et les forces militaires afghanes se rassemblent pour recevoir de la nourriture gratuite, distribuée au parc Shahr-e-Naw, dans la capitale. L'avenir des femmes pourrait s'avérer particulièrement sombre après la victoire des talibans. Malala Yousafzai, prix Nobel de la paix, s'est d'ailleurs exprimée sur Twitter à ce sujet, se disant «profondément inquiète pour les femmes et les minorités». La jeune femme avait été attaquée par les talibans en 2012.

Des talibans armés sont assis sur un véhicule dans la province de Jalalabad, le 15 août, dernière étape de leur conquête avant d'entrer dans la capitale. La prise de Kaboul s'est faite presque sans combat, le gouvernement et les forces armées ayant capitulé devant l'efficacité redoutable des rebelles. «À présent, nous devons montrer que nous pouvons servir notre nation et assurer la sécurité et le confort dans la vie», a déclaré Abdul Ghani Baradar, cofondateur des talibans, dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux.
AFP

Des talibans armés sont assis sur un véhicule dans la province de Jalalabad, le 15 août, dernière étape de leur conquête avant d'entrer dans la capitale. La prise de Kaboul s'est faite presque sans combat, le gouvernement et les forces armées ayant capitulé devant l'efficacité redoutable des rebelles. «À présent, nous devons montrer que nous pouvons servir notre nation et assurer la sécurité et le confort dans la vie», a déclaré Abdul Ghani Baradar, cofondateur des talibans, dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

Des combattants patrouillent près de la place Zanbaq, à Kaboul, le 16 août. Les talibans contrôlent l'Afghanistan depuis la fuite du président Ashraf Ghani la veille, qui a reconnu que les insurgés avaient remporté la guerre. «Les talibans ont gagné», a déclaré le président sur Facebook.
Wakil Kohsar / AFP

Des combattants patrouillent près de la place Zanbaq, à Kaboul, le 16 août. Les talibans contrôlent l'Afghanistan depuis la fuite du président Ashraf Ghani la veille, qui a reconnu que les insurgés avaient remporté la guerre. «Les talibans ont gagné», a déclaré le président sur Facebook.

Dimanche 15 août, des dizaines d'Afghans se sont dirigés vers l'aéroport de Kaboul pour tenter de fuir le pays. Le lendemain, des soldats américains y montent la garde pour faire évacuer en priorité les ressortissants des États-Unis. Dans la nuit, l'armée américaine a annoncé avoir sécurisé les lieux, où des tirs avaient été rapportés la veille. Plusieurs ambassades, dont celle de la France, se sont d'ailleurs établies à l'aéroport. Les avions français devraient débuter leurs rotations d'ici à ce soir du 16 août. ll reste «plusieurs dizaines» de Français à évacuer, «notamment nos personnels diplomatiques» et des membres d'ONG, a précisé Florence Parly, la ministre des Armées, ce lundi matin sur Franceinfo.
Shakib Rahmani / AFP

Dimanche 15 août, des dizaines d'Afghans se sont dirigés vers l'aéroport de Kaboul pour tenter de fuir le pays. Le lendemain, des soldats américains y montent la garde pour faire évacuer en priorité les ressortissants des États-Unis. Dans la nuit, l'armée américaine a annoncé avoir sécurisé les lieux, où des tirs avaient été rapportés la veille. Plusieurs ambassades, dont celle de la France, se sont d'ailleurs établies à l'aéroport. Les avions français devraient débuter leurs rotations d'ici à ce soir du 16 août. ll reste «plusieurs dizaines» de Français à évacuer, «notamment nos personnels diplomatiques» et des membres d'ONG, a précisé Florence Parly, la ministre des Armées, ce lundi matin sur Franceinfo.

Des Afghans se pressent sur le tarmac de l'aéroport de Kaboul, espérant quitter le pays. Certains tentent également de fuir par la route vers les pays voisins. Tous les vols commerciaux ont été annulés «pour prévenir le pillage». Les ambassades des pays occidentaux évacuent d'abord leurs personnels, leurs derniers ressortissants et les Afghans qui ont collaboré avec eux, comme les traducteurs.
AFP

Des Afghans se pressent sur le tarmac de l'aéroport de Kaboul, espérant quitter le pays. Certains tentent également de fuir par la route vers les pays voisins. Tous les vols commerciaux ont été annulés «pour prévenir le pillage». Les ambassades des pays occidentaux évacuent d'abord leurs personnels, leurs derniers ressortissants et les Afghans qui ont collaboré avec eux, comme les traducteurs.

Un combattant assis sur sa moto, au bord d'une route de Kaboul, le 16 août. Les talibans ont commencé à entrer dans la ville dimanche 15, abandonnée par le gouvernement officiel. Certains commandants en ont profité pour s'introduire dans le palais présidentiel.
Wakil Kohsar / AFP

Un combattant assis sur sa moto, au bord d'une route de Kaboul, le 16 août. Les talibans ont commencé à entrer dans la ville dimanche 15, abandonnée par le gouvernement officiel. Certains commandants en ont profité pour s'introduire dans le palais présidentiel.

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