JO d'hiver: «La luge est un sport difficile à photographier»
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JO d'hiver: «La luge est un sport difficile à photographier»

Adam Pretty est photographe sportif pour Getty Images depuis plus de vingt ans. Alors qu'il s'apprête à couvrir les Jeux olympiques d'hiver à Pyeongchang, en Corée du Sud, du 9 au 25 février, le photographe australien commente pour Slate dix images marquantes de sa carrière et revient sur les conditions extraordinaires dans lesquelles il travaille.

L'autrichien Reinhard Egger lors de la compétition de luge homme le premier jour des JO de Sotchi, le 8 février 2014, en Russie. | Adam Pretty/Bongarts/Getty Images

 

«Mes premiers JO ont été ceux de Sydney en 2000. J’étais très très motivé car cela n’arrive qu’une fois dans une vie d’avoir les JO dans sa ville natale. C’est aussi ce qui m’a poussé à devenir photographe de sports et à travailler pour Getty Images. J’avais un bon travail au journal Sydney Morning Herald mais je voulais absolument photographier du sport à plein temps. Pour cette image, j'ai essayé de capter le paysage autour de la piste: les montagnes imposantes au loin et l'étendue du ciel.»

L'autrichien Reinhard Egger lors de la compétition de luge homme le premier jour des JO de Sotchi, le 8 février 2014, en Russie. | Adam Pretty/Bongarts/Getty Images

 

«Mes premiers JO ont été ceux de Sydney en 2000. J’étais très très motivé car cela n’arrive qu’une fois dans une vie d’avoir les JO dans sa ville natale. C’est aussi ce qui m’a poussé à devenir photographe de sports et à travailler pour Getty Images. J’avais un bon travail au journal Sydney Morning Herald mais je voulais absolument photographier du sport à plein temps. Pour cette image, j'ai essayé de capter le paysage autour de la piste: les montagnes imposantes au loin et l'étendue du ciel.»

L'italien Alex Insam au cours de son deuxième saut lors des chaimpionnats du monde de saut à ski, le 19 janvier 2018, à Oberstdorf, en Allemagne. | Adam Pretty/Bongarts/Getty Images

 

«Lorsque j'ai pris cette photo, en janvier 2018, en Allemagne, j'ai attendu que la lumière devienne bleue. Les projecteurs ont ensuite été allumés et la neige sur les branches semblait presque briller. J'ai aussi eu beaucoup de chances car l'athlète avait une très belle posture. En saut à ski, la qualité des photos dépend beaucoup du style de l'athlète.»

L'italien Alex Insam au cours de son deuxième saut lors des chaimpionnats du monde de saut à ski, le 19 janvier 2018, à Oberstdorf, en Allemagne. | Adam Pretty/Bongarts/Getty Images

 

«Lorsque j'ai pris cette photo, en janvier 2018, en Allemagne, j'ai attendu que la lumière devienne bleue. Les projecteurs ont ensuite été allumés et la neige sur les branches semblait presque briller. J'ai aussi eu beaucoup de chances car l'athlète avait une très belle posture. En saut à ski, la qualité des photos dépend beaucoup du style de l'athlète.»

La Slovène Veronika Sabolova sur sa luge lors des JO d'hiver de Salt Lake City à Park City, Utah, le 13 février 2002. | Adam Pretty/Bongarts/Getty Images

 

«Pour cette image, je cherchais à faire quelque chose de différent. Puis j'ai vu cet homme assis avec un chapeau de cow-boy sur le côté de la piste. J'ai aussi remarqué les traces de l'avion derrière. Alors j'ai inclus dans mon cadrage ces deux élements en plus de l'athlète.»

La Slovène Veronika Sabolova sur sa luge lors des JO d'hiver de Salt Lake City à Park City, Utah, le 13 février 2002. | Adam Pretty/Bongarts/Getty Images

 

«Pour cette image, je cherchais à faire quelque chose de différent. Puis j'ai vu cet homme assis avec un chapeau de cow-boy sur le côté de la piste. J'ai aussi remarqué les traces de l'avion derrière. Alors j'ai inclus dans mon cadrage ces deux élements en plus de l'athlète.»

Un snowboarder s'entraîne pour les JO d'hiver de Turin, le 9 février 2006, à Bardonnèche, en Italie. | Adam Pretty/Bongarts/Getty Images

 

«J'ai visualisé cette image en descendant du bus des journalistes sur le parking. Je suis monté sur la colline à partir du parking avec un téléobjectif de 400mm avec une extension 2x qui permet de cadrer l'image ainsi. J'ai attendu très longtemps jusqu'à ce que le vent lève la neige dans un petit tourbillon.»

Un snowboarder s'entraîne pour les JO d'hiver de Turin, le 9 février 2006, à Bardonnèche, en Italie. | Adam Pretty/Bongarts/Getty Images

 

«J'ai visualisé cette image en descendant du bus des journalistes sur le parking. Je suis monté sur la colline à partir du parking avec un téléobjectif de 400mm avec une extension 2x qui permet de cadrer l'image ainsi. J'ai attendu très longtemps jusqu'à ce que le vent lève la neige dans un petit tourbillon.»

La Suédoise Anja Paerson au cours de la compétition femme de ski de slalom lors du douzième jour des JO de Turin, le 22 février 2006, au col de Sestrières, en Italie. | Adam Pretty/Bongarts/Getty Images

 

«Photographier le ski peut être un désastre... mais parfois cela fonctionne. J'aime la simplicité graphique de la composition ici –et il se trouve que l'athlète a aussi gagné la compétition. J'aime beaucoup les sports d'eau et les sports d'hiver, car l'eau et la neige procurent des conditions d'éclairage incroyables et variées. Vous ne savez jamais ce qui peut arriver, tout est différent à chaque fois et j'adore l'imprévisibilité absolue de la photographie sportive. Non seulement pour les opportunités que cela crée, mais aussi parce qu’à tout moment vous pouvez louper un coup de feu –ce qui vous maintient affamé et en demande constante!»

La Suédoise Anja Paerson au cours de la compétition femme de ski de slalom lors du douzième jour des JO de Turin, le 22 février 2006, au col de Sestrières, en Italie. | Adam Pretty/Bongarts/Getty Images

 

«Photographier le ski peut être un désastre... mais parfois cela fonctionne. J'aime la simplicité graphique de la composition ici –et il se trouve que l'athlète a aussi gagné la compétition. J'aime beaucoup les sports d'eau et les sports d'hiver, car l'eau et la neige procurent des conditions d'éclairage incroyables et variées. Vous ne savez jamais ce qui peut arriver, tout est différent à chaque fois et j'adore l'imprévisibilité absolue de la photographie sportive. Non seulement pour les opportunités que cela crée, mais aussi parce qu’à tout moment vous pouvez louper un coup de feu –ce qui vous maintient affamé et en demande constante!»

L'Allemande Anke Wischnewski lors de sa descente de luge, au troisième jour des JO de Sotchi, le 10 février 2014, en Russie. | Adam Pretty/Bongarts/Getty Images

 

«J'ai beaucoup suivi la luge et c'est un sport difficile à photographier en se renouvelant. Alors que le jour tombait, j'ai vu qu'en m'éloignant de la piste les silhouettes de la foule se détachaient dans l'ombre. J'ai attendu qu'un athlète passe assez vite pour qu'il apparaisse à droite au-dessus du public.»

L'Allemande Anke Wischnewski lors de sa descente de luge, au troisième jour des JO de Sotchi, le 10 février 2014, en Russie. | Adam Pretty/Bongarts/Getty Images

 

«J'ai beaucoup suivi la luge et c'est un sport difficile à photographier en se renouvelant. Alors que le jour tombait, j'ai vu qu'en m'éloignant de la piste les silhouettes de la foule se détachaient dans l'ombre. J'ai attendu qu'un athlète passe assez vite pour qu'il apparaisse à droite au-dessus du public.»

De gauche à droite, l'Italien Luca Matteotti, l'Autrichien Hanno Douschan, les Français Paul-Henri De Le Rue et Pierre Vaultier, l'Italien Omar Visintin et l'Australien Cameron Bolton lors des 1/8 de Finals de Snowboardcross, au onzième jour des JO de Sotchi, le 18 février 2014, en Russie. | Adam Pretty/Bongarts/Getty Images

 

«Je cherchais à faire une image plus large et moins évidente de la compétition. J'ai parcouru la piste et j'ai vu le cadre offert par ces arbres sur la course et le saut à cet endroit précis. Un brouillard s'est ensuite installé et j'ai pensé que cela allait détruire toutes les chances que j'avais de prendre une photo! Heureusement, le brouillard s'est levé lors du passage des athlètes et j'ai pu prendre cette photo d'eux dans les airs, encadrés par les arbres et le brouillard.»

De gauche à droite, l'Italien Luca Matteotti, l'Autrichien Hanno Douschan, les Français Paul-Henri De Le Rue et Pierre Vaultier, l'Italien Omar Visintin et l'Australien Cameron Bolton lors des 1/8 de Finals de Snowboardcross, au onzième jour des JO de Sotchi, le 18 février 2014, en Russie. | Adam Pretty/Bongarts/Getty Images

 

«Je cherchais à faire une image plus large et moins évidente de la compétition. J'ai parcouru la piste et j'ai vu le cadre offert par ces arbres sur la course et le saut à cet endroit précis. Un brouillard s'est ensuite installé et j'ai pensé que cela allait détruire toutes les chances que j'avais de prendre une photo! Heureusement, le brouillard s'est levé lors du passage des athlètes et j'ai pu prendre cette photo d'eux dans les airs, encadrés par les arbres et le brouillard.»

Le Néozélandais Beau-James Wells lors des qualifications de ski freestyle en Halfpipele onzième jour des JO de Sotchi, le 18 février 2014, en Russie. | Adam Pretty/Bongarts/Getty Images

 

«Je ne photographie le half-pipe qu'aux JO. Lorsque j'ai pris cette photo le brouillard s'était levé et la neige commençait à tomber, il ne restait plus grand monde. J'aime vraiment l'apparence monochromatique de cette image, tout est en noir et blanc sauf une fine touche de couleur. J'ai creusé un trou dans la neige pour obtenir l'angle le plus bas possible.»

Le Néozélandais Beau-James Wells lors des qualifications de ski freestyle en Halfpipele onzième jour des JO de Sotchi, le 18 février 2014, en Russie. | Adam Pretty/Bongarts/Getty Images

 

«Je ne photographie le half-pipe qu'aux JO. Lorsque j'ai pris cette photo le brouillard s'était levé et la neige commençait à tomber, il ne restait plus grand monde. J'aime vraiment l'apparence monochromatique de cette image, tout est en noir et blanc sauf une fine touche de couleur. J'ai creusé un trou dans la neige pour obtenir l'angle le plus bas possible.»

La Polonaise Krystyna Palka du relai femmes 4 x 6 km, au quatorzième jour des JO de Sotchi, le 21 février 2014, en Russie. | Adam Pretty/Bongarts/Getty Images

 

«La course du biathlon de Sotchi était difficile à photographier. Il y avait beaucoup de panneaux et d'arrière-plans gênants. Il était presque impossible d'obtenir une image propre. Pour cette photo, j'ai creusé un trou dans la glace pour mon appareil photo et je l'ai à moitié enterré pour pouvoir cacher les élements de l'arrière-plan. C'est comme ça que j'ai pu saisir un coucher de soleil idéal avec l'athlète dans le cadre.»

La Polonaise Krystyna Palka du relai femmes 4 x 6 km, au quatorzième jour des JO de Sotchi, le 21 février 2014, en Russie. | Adam Pretty/Bongarts/Getty Images

 

«La course du biathlon de Sotchi était difficile à photographier. Il y avait beaucoup de panneaux et d'arrière-plans gênants. Il était presque impossible d'obtenir une image propre. Pour cette photo, j'ai creusé un trou dans la glace pour mon appareil photo et je l'ai à moitié enterré pour pouvoir cacher les élements de l'arrière-plan. C'est comme ça que j'ai pu saisir un coucher de soleil idéal avec l'athlète dans le cadre.»

Le Japonais Ryoyu Kobayashi lors de sa qualification au saut le premier jour du 65e de la tournée des quatre tremplins le 29 décembre 2016 à Oberstdorf, en Allemagne. | Adam Pretty/Bongarts/Getty Images

 

«Encore une fois, je n'ai eu qu'une fenêtre de deux minutes pour faire cette image avec la bonne lumière. J'ai utilisé la lumière parasite de l'éclairage de la piste pour la faire rayonner.»

Le Japonais Ryoyu Kobayashi lors de sa qualification au saut le premier jour du 65e de la tournée des quatre tremplins le 29 décembre 2016 à Oberstdorf, en Allemagne. | Adam Pretty/Bongarts/Getty Images

 

«Encore une fois, je n'ai eu qu'une fenêtre de deux minutes pour faire cette image avec la bonne lumière. J'ai utilisé la lumière parasite de l'éclairage de la piste pour la faire rayonner.»

Fanny Arlandis

Fanny Arlandis Journaliste à Beyrouth (Liban). Elle écrit principalement sur la photographie et le Moyen-Orient.

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