«La fille qui a confectionné ces costumes de zombies rêve de vivre de ça»
Monde / Culture

«La fille qui a confectionné ces costumes de zombies rêve de vivre de ça»

Depuis quatre ans, Boris Leist parcourt l'Allemagne pour photographier des personnages de jeux de rôle grandeur nature. Ils seraient entre 60 et 70.000 joueurs et joueuses dans ce pays. Ses images seront rassemblées dans un livre, LARP, qui sortira cet été chez Kehrer en anglais et en allemand.

«J’ai débuté ce projet il y a quatre ans. J’ai mis trois ans et demi pour faire toutes les images et les mois qui ont suivi ont servi à réaliser le livre et trouver des financements. Un jour, j’ai aidé un ami pour une prise de vue et j’y ai rencontré un joueur qui se déguisait en nain du Seigneur des anneaux.»
Prêtre «Wings of Steel» | Boris Leist

«J’ai débuté ce projet il y a quatre ans. J’ai mis trois ans et demi pour faire toutes les images et les mois qui ont suivi ont servi à réaliser le livre et trouver des financements. Un jour, j’ai aidé un ami pour une prise de vue et j’y ai rencontré un joueur qui se déguisait en nain du Seigneur des anneaux

«J’ai été très impressionné, pas seulement par son habit, mais aussi par la passion, le temps et l’argent qu’il dédiait aux jeux de rôle. Il avait notamment pris des cours pour construire seul son armure. À côté, il menait sa vie, il avait un travail, etc.»
Rhokas | Boris Leist

«J’ai été très impressionné, pas seulement par son habit, mais aussi par la passion, le temps et l’argent qu’il dédiait aux jeux de rôle. Il avait notamment pris des cours pour construire seul son armure. À côté, il menait sa vie, il avait un travail, etc.»

«La plupart ont plusieurs personnages. Ils prennent le jeu de rôle très au sérieux même s'ils prennent aussi beaucoup de plaisir à jouer. Le jeu de rôle est une sorte de pièce dans laquelle se trouvent différents personnages plus ou moins fantastiques, des rapports de forces et des batailles.»
Krashûk | Boris Leist

«La plupart ont plusieurs personnages. Ils prennent le jeu de rôle très au sérieux même s'ils prennent aussi beaucoup de plaisir à jouer. Le jeu de rôle est une sorte de pièce dans laquelle se trouvent différents personnages plus ou moins fantastiques, des rapports de forces et des batailles.»

«Souvent si un personnage meurt dans un combat, il n’a plus le droit de prendre part au jeu en cours sauf si l’histoire lui permet de revenir ou d’être ressuscité car la magie peut être présente! C’est aussi pour cette raison (revenir dans le jeu) que certains et certaines ont plusieurs personnages et peuvent changer si leur premier personnage a perdu.»
Takelage | Boris Leist

«Souvent si un personnage meurt dans un combat, il n’a plus le droit de prendre part au jeu en cours sauf si l’histoire lui permet de revenir ou d’être ressuscité car la magie peut être présente! C’est aussi pour cette raison (revenir dans le jeu) que certains et certaines ont plusieurs personnages et peuvent changer si leur premier personnage a perdu.»

«Le jeu de rôle est un monde partagé par une population très différente en termes d’âge, de profession, d'origine sociale… Ils et elles sont loin de n’être que des nerds! Certains étaient avocats et avocates, d’autres mécaniciens et mécaniciennes, professeurs et professeures ou policiers et policières. La plupart du temps, il faut être majeur pour pouvoir jouer. J’ai même entendu dire qu’il y avait un joueur qui avait plus de 80 ans mais je ne l’ai pas rencontré. En général la moyenne d’âge est entre 20 et 50 ans. Le jeu de rôle est un peu plus masculin que féminin mais il ne faut pas non plus chercher pour trouver des femmes. À vue de nez je dirais qu’il y a 70% d’hommes et 30% de femmes.»
Irmgard | Boris Leist

«Le jeu de rôle est un monde partagé par une population très différente en termes d’âge, de profession, d'origine sociale… Ils et elles sont loin de n’être que des nerds! Certains étaient avocats et avocates, d’autres mécaniciens et mécaniciennes, professeurs et professeures ou policiers et policières. La plupart du temps, il faut être majeur pour pouvoir jouer. J’ai même entendu dire qu’il y avait un joueur qui avait plus de 80 ans mais je ne l’ai pas rencontré. En général la moyenne d’âge est entre 20 et 50 ans. Le jeu de rôle est un peu plus masculin que féminin mais il ne faut pas non plus chercher pour trouver des femmes. À vue de nez je dirais qu’il y a 70% d’hommes et 30% de femmes.»

«J’ai focalisé mon travail sur l’Allemagne parce qu’il y avait déjà tant de choses à y voir, mais le jeu de rôle est aussi très apprécié dans d’autres pays d’Europe, aux États-Unis et en Russie. Je pense tout de même que la plus grosse communauté d’Europe se trouve en Allemagne. Ils y seraient entre 60 et 70.000 mais ce chiffre n’est pas officiel.»
Samuel Leroy Wheeler, Texas Ranger | Boris Leist

«J’ai focalisé mon travail sur l’Allemagne parce qu’il y avait déjà tant de choses à y voir, mais le jeu de rôle est aussi très apprécié dans d’autres pays d’Europe, aux États-Unis et en Russie. Je pense tout de même que la plus grosse communauté d’Europe se trouve en Allemagne. Ils y seraient entre 60 et 70.000 mais ce chiffre n’est pas officiel.»

«Certains et certaines ne jouent qu’une fois par an, d’autres se retrouvent dans des bars pour parler de leurs costumes et jouent chaque semaine. La majeure partie de leur communication se fait sur internet et les réseaux sociaux. Il faut d’abord présenter son personnage, son histoire, etc. pour demander d’entrer dans une équipe et pouvoir participer à un jeu de rôle qui est payant. Les exigences sont très élevées en termes d’histoires et de costumes.»
Grey Commander | Boris Leist

«Certains et certaines ne jouent qu’une fois par an, d’autres se retrouvent dans des bars pour parler de leurs costumes et jouent chaque semaine. La majeure partie de leur communication se fait sur internet et les réseaux sociaux. Il faut d’abord présenter son personnage, son histoire, etc. pour demander d’entrer dans une équipe et pouvoir participer à un jeu de rôle qui est payant. Les exigences sont très élevées en termes d’histoires et de costumes.»

«Parfois, les événements sont plus commerciaux et il faut juste payer son ticket pour pouvoir jouer. Mais ce ne sont pas les événements auxquels j’ai assisté car je voulais des costumes de haut niveau. Cette image, je l'ai faite lors de mon premier événement. C'étais difficile d'arriver à prendre à part les joueurs et joueuses sans empiéter sur le jeu, et surtout ce jour-là il pleuvait des cordes!»
Capitaine Nathaniel Witherspoon | Boris Leist

«Parfois, les événements sont plus commerciaux et il faut juste payer son ticket pour pouvoir jouer. Mais ce ne sont pas les événements auxquels j’ai assisté car je voulais des costumes de haut niveau. Cette image, je l'ai faite lors de mon premier événement. C'étais difficile d'arriver à prendre à part les joueurs et joueuses sans empiéter sur le jeu, et surtout ce jour-là il pleuvait des cordes!»

«La fille qui a confectionné ces costumes de zombies rêve de vivre de ça. Elle voudrait passer sa vie dans ces jeux et fabriquer des déguisements pour d’autres joueurs. Elle en fait déjà mais pas suffisamment pour vivre. Quand ce sera suffisant, elle quittera son travail actuel. J’ai décidé de mettre deux photos d’elle dans le livre car elle est une sorte de star dans la communauté. Elle a toujours des personnages de qualité et en a parfois jusqu’à quatre dans un même jeu.»
Les jumelles zombies | Boris Leist

«La fille qui a confectionné ces costumes de zombies rêve de vivre de ça. Elle voudrait passer sa vie dans ces jeux et fabriquer des déguisements pour d’autres joueurs. Elle en fait déjà mais pas suffisamment pour vivre. Quand ce sera suffisant, elle quittera son travail actuel. J’ai décidé de mettre deux photos d’elle dans le livre car elle est une sorte de star dans la communauté. Elle a toujours des personnages de qualité et en a parfois jusqu’à quatre dans un même jeu.»

«Je n’ai réalisé que des portraits et aucune image de reportage ou documentaire car c’est ce qui m’intéresse le plus. J’aime inspirer des gens sans leur donner l’histoire en entier. Cela pousse à regarder les images et se demander ou imaginer quelle est leur histoire.»
Ronald Mc Donald | Boris Leist

«Je n’ai réalisé que des portraits et aucune image de reportage ou documentaire car c’est ce qui m’intéresse le plus. J’aime inspirer des gens sans leur donner l’histoire en entier. Cela pousse à regarder les images et se demander ou imaginer quelle est leur histoire.»

Fanny Arlandis

Fanny Arlandis Journaliste à Beyrouth (Liban). Elle écrit principalement sur la photographie et le Moyen-Orient.

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