Des jardins extraordinairement petits
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Des jardins extraordinairement petits

L'Autriche compte 26.000 jardins ouvriers en périphérie des grandes villes. «Comme l'espace est limité, raconte Klaus Pichler, tout doit être bien organisé et, par conséquent, les jardins sont traités comme des salons en plein air.» Le photographe autrichien a voulu saisir l'ambiance originale qui y règne en concentrant son travail sur les personnes âgées «qui ont beaucoup de temps libre et prennent soin de leurs jardins avec beaucoup d'efforts».

«J'ai commencé à travailler sur ce projet en 2013 et ce jusqu'à la fin de 2014. Il y a quelques semaines j'ai redémarré le projet, parce que je souhaiterais le publier sous forme de livre photo tôt ou tard.»
Vienne, Autriche. | Klaus Pichler / Anzenberger

«J'ai commencé à travailler sur ce projet en 2013 et ce jusqu'à la fin de 2014. Il y a quelques semaines j'ai redémarré le projet, parce que je souhaiterais le publier sous forme de livre photo tôt ou tard.»

«Les jardins familiaux ont été sur ma liste de sujets de projets potentiels pendant une longue période et en 2013, j'ai senti que le moment était venu de commencer à travailler dessus.»
Vienne, Autriche. | Klaus Pichler / Anzenberger

«Les jardins familiaux ont été sur ma liste de sujets de projets potentiels pendant une longue période et en 2013, j'ai senti que le moment était venu de commencer à travailler dessus.»

«Ces jardins, appelés “Schrebergärten”, sont assez bien connus en Autriche et en Allemagne: on peut les trouver à la périphérie de chaque grande ville. Il y a aussi le mot “Schrebergartenmentalität” qui est utilisé pour décrire l'état d'esprit des gens bornés, intolérants et conservateurs qui, littéralement, pensent à l'intérieur des limites de leur clôture de jardin mental.»
Vienne, Autriche. | Klaus Pichler / Anzenberger

«Ces jardins, appelés “Schrebergärten”, sont assez bien connus en Autriche et en Allemagne: on peut les trouver à la périphérie de chaque grande ville. Il y a aussi le mot “Schrebergartenmentalität” qui est utilisé pour décrire l'état d'esprit des gens bornés, intolérants et conservateurs qui, littéralement, pensent à l'intérieur des limites de leur clôture de jardin mental.»

«Lorsque j'ai déménagé à Vienne pour étudier l'architecture du paysage à la fin des années 1990, j'ai fait beaucoup de promenades pour apprendre à connaître la ville, et plus d'une fois je suis tombé sur ces colonies de jardins.»
Vienne, Autriche. | Klaus Pichler / Anzenberger

«Lorsque j'ai déménagé à Vienne pour étudier l'architecture du paysage à la fin des années 1990, j'ai fait beaucoup de promenades pour apprendre à connaître la ville, et plus d'une fois je suis tombé sur ces colonies de jardins.»

«A l'origine, à la fin du XIXe siècle, ces jardins étaient destinés à fournir un espace pour la culture des légumes aux classes ouvrières des grandes villes. Elles ont dû faire face au fait que leurs petits appartements dans des logements communautaires n'avaient pas d'espace pour les jardins, donc l'invention de ces lieux a été essentielle pour donner une culture de subsistance à la classe ouvrière.»
Vienne, Autriche. | Klaus Pichler / Anzenberger

«A l'origine, à la fin du XIXe siècle, ces jardins étaient destinés à fournir un espace pour la culture des légumes aux classes ouvrières des grandes villes. Elles ont dû faire face au fait que leurs petits appartements dans des logements communautaires n'avaient pas d'espace pour les jardins, donc l'invention de ces lieux a été essentielle pour donner une culture de subsistance à la classe ouvrière.»

«Au cours des premières décennies, il était juste autorisé de cultiver des légumes et de la nourriture. Plus tard, il a été permis de construire de petites cabanes en bois pour se protéger des orages. Avec le temps, ces baraques sont devenues de plus en plus grandes, mais il n’était toujours pas légal d'y vivre toute l'année. Cette législation, définissant les modalités d'utilisation des jardins, était valable jusqu'au début des années 2000, lorsque la loi a été modifiée, rendant légal le fait de construire des maisons en béton avec un sous-sol, et d’y vivre.»
Vienne, Autriche. | Klaus Pichler / Anzenberger

«Au cours des premières décennies, il était juste autorisé de cultiver des légumes et de la nourriture. Plus tard, il a été permis de construire de petites cabanes en bois pour se protéger des orages. Avec le temps, ces baraques sont devenues de plus en plus grandes, mais il n’était toujours pas légal d'y vivre toute l'année. Cette législation, définissant les modalités d'utilisation des jardins, était valable jusqu'au début des années 2000, lorsque la loi a été modifiée, rendant légal le fait de construire des maisons en béton avec un sous-sol, et d’y vivre.»

«Cette nouvelle mesure a beaucoup changé la forme et le statut de ces jardins. Si vous regardez le concept de la vie urbaine, ces jardins semblent être le compromis parfait: ils sont situés dans la ville et pourtant on a l’impression de vivre dans un jardin de village. Cependant, l'espace est très limité, et tout doit se faire à petite échelle. Par conséquent, les maisons et les jardins ressemblent à des versions miniatures de jardins à part entière.»
Vienne, Autriche. | Klaus Pichler / Anzenberger

«Cette nouvelle mesure a beaucoup changé la forme et le statut de ces jardins. Si vous regardez le concept de la vie urbaine, ces jardins semblent être le compromis parfait: ils sont situés dans la ville et pourtant on a l’impression de vivre dans un jardin de village. Cependant, l'espace est très limité, et tout doit se faire à petite échelle. Par conséquent, les maisons et les jardins ressemblent à des versions miniatures de jardins à part entière.»

 «Comme l'espace est limité, tout doit être bien organisé et, par conséquent, les jardins sont traités comme des salons en plein air. On le voit très bien dans les images de mon projet parce que je me suis concentré sur un groupe spécial d'habitants: les personnes âgées, qui ont beaucoup de temps libre et prennent soin de leurs jardins avec beaucoup d'efforts.»
Vienne, Autriche. | Klaus Pichler / Anzenberger

«Comme l'espace est limité, tout doit être bien organisé et, par conséquent, les jardins sont traités comme des salons en plein air. On le voit très bien dans les images de mon projet parce que je me suis concentré sur un groupe spécial d'habitants: les personnes âgées, qui ont beaucoup de temps libre et prennent soin de leurs jardins avec beaucoup d'efforts.»

«C'était un défi d'entrer en contact avec ces gens, parce que beaucoup de jardins sont entourés de hautes clôtures ou de haies. Et même si j’entendais beaucoup de gens en marchant le long des jardins, je n'en ai pas rencontrés énormément. Si je repérais quelqu'un, je me présentais et je lui parlais de mon projet. De nombreuses personnes à qui j'en ai parlé ont accepté de me laisser prendre des photos d'eux et / ou de leurs jardins.»
Vienne, Autriche. | Klaus Pichler / Anzenberger

«C'était un défi d'entrer en contact avec ces gens, parce que beaucoup de jardins sont entourés de hautes clôtures ou de haies. Et même si j’entendais beaucoup de gens en marchant le long des jardins, je n'en ai pas rencontrés énormément. Si je repérais quelqu'un, je me présentais et je lui parlais de mon projet. De nombreuses personnes à qui j'en ai parlé ont accepté de me laisser prendre des photos d'eux et / ou de leurs jardins.»

«Celles qui ont accepté de participer au projet ont vraiment aimé faire des suggestions sur la façon dont elles voulaient être représentées et souhaitaient poser devant l’appareil photo. Cependant, j'ai aussi eu des rencontres plutôt difficiles lorsque les gens ont appelé la police parce qu'ils pensaient que j'étais un voleur. Certaines personnes semblaient un peu paranoïaques quand elles m'ont repéré parce qu'elles ne savaient pas comment réagir face à un photographe et ont donc décidé qu’il s’agissait d’une agression ou d’un comportement un peu étrange.»
Vienne, Autriche. | Klaus Pichler / Anzenberger

«Celles qui ont accepté de participer au projet ont vraiment aimé faire des suggestions sur la façon dont elles voulaient être représentées et souhaitaient poser devant l’appareil photo. Cependant, j'ai aussi eu des rencontres plutôt difficiles lorsque les gens ont appelé la police parce qu'ils pensaient que j'étais un voleur. Certaines personnes semblaient un peu paranoïaques quand elles m'ont repéré parce qu'elles ne savaient pas comment réagir face à un photographe et ont donc décidé qu’il s’agissait d’une agression ou d’un comportement un peu étrange.»

Fanny Arlandis

Fanny Arlandis Journaliste à Beyrouth (Liban). Elle écrit principalement sur la photographie et le Moyen-Orient.

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