L'habit fait le James Bond
Culture

L'habit fait le James Bond

«Chaque scène d'un James Bond, selon le nombre et la nature des actions, nécessite la réalisation de trente à quarante costumes identiques pour le héros», raconte Jany Temime, chef costumière des derniers volets des aventures de l'agent 007, Skyfall et Spectre. À l’occasion de l’exposition 50 ans de style Bond, installée dans la Grande Halle de la Villette, jusqu'au 4 septembre, elle revient pour Slate.fr sur son processus de création et les différents costumes réalisés pour ces deux films.

Daniel Craig et Lea Seydoux dans Spectre © 2015 Danjaq, MGM, CPII. Spectre and related James Bond Trademarks, TM Danjaq. © 2016 Danjaq and MGM. All Rights Reserved |

«Mon travail consiste à imaginer les costumes. J’effectue mes choix en analysant le script et en m’inspirant du fil général que le réalisateur veut donner au film et ce qu’il a envie d’exprimer. On n'exprime pas les mêmes choses avec les mêmes couleurs. Je choisis ensuite parmi les tissus proposés par Tom Ford et je passe mes commandes aux tailleurs. L’avantage de travailler avec une telle entreprise, c’est que l’on peut respecter les délais de livraison car je ne reçois les scripts que quatre mois avant le tournage.»

Daniel Craig et Lea Seydoux dans Spectre © 2015 Danjaq, MGM, CPII. Spectre and related James Bond Trademarks, TM Danjaq. © 2016 Danjaq and MGM. All Rights Reserved |

«Mon travail consiste à imaginer les costumes. J’effectue mes choix en analysant le script et en m’inspirant du fil général que le réalisateur veut donner au film et ce qu’il a envie d’exprimer. On n'exprime pas les mêmes choses avec les mêmes couleurs. Je choisis ensuite parmi les tissus proposés par Tom Ford et je passe mes commandes aux tailleurs. L’avantage de travailler avec une telle entreprise, c’est que l’on peut respecter les délais de livraison car je ne reçois les scripts que quatre mois avant le tournage.»

Sean Connery dans James Bond contre Dr No © 1962 Danjaq, LLC and United Artists Corporation. All rights |

«J’ai créé un style différent car je voulais que James Bond soit beaucoup plus félin et bouge beaucoup plus que dans les autres films. Je voulais cela à cause de Daniel Craig parce que c’est Daniel Craig et que c’est un acteur très physique. Il fallait que les costumes soient adaptés à sa façon de marcher, à sa façon d’être. Par exemple, je voulais montrer la forme de ses muscles quand il court, je voulais que le pantalon et les vestes soient assez serrés pour que l’on puisse deviner un corps en action et sa musculature, d’où les costumes slim fit.» 

Sean Connery dans James Bond contre Dr No © 1962 Danjaq, LLC and United Artists Corporation. All rights |

«J’ai créé un style différent car je voulais que James Bond soit beaucoup plus félin et bouge beaucoup plus que dans les autres films. Je voulais cela à cause de Daniel Craig parce que c’est Daniel Craig et que c’est un acteur très physique. Il fallait que les costumes soient adaptés à sa façon de marcher, à sa façon d’être. Par exemple, je voulais montrer la forme de ses muscles quand il court, je voulais que le pantalon et les vestes soient assez serrés pour que l’on puisse deviner un corps en action et sa musculature, d’où les costumes slim fit.» 

Christopher Lee et Roger Moore dans L'Homme au pistolet d'or  © 1974 Danjaq, LLC and United Artists Corporation. All rights reserved |

«Daniel Craig utilise lui entre trente et quarante costumes par scène. Si James Bond monte sur moto par exemple, son costume aura les jambes et les bras plus longs que lorsqu’il marche normalement. Ils sont aussi sales, déchirés ou brûlées il en faut donc beaucoup en rechange! Pour la scène du Mexique il a fallu quarante exemplaires du costume bleu et on les a tous utilisés. Dans le film, James Bond change environ douze fois de modèle.»

Christopher Lee et Roger Moore dans L'Homme au pistolet d'or  © 1974 Danjaq, LLC and United Artists Corporation. All rights reserved |

«Daniel Craig utilise lui entre trente et quarante costumes par scène. Si James Bond monte sur moto par exemple, son costume aura les jambes et les bras plus longs que lorsqu’il marche normalement. Ils sont aussi sales, déchirés ou brûlées il en faut donc beaucoup en rechange! Pour la scène du Mexique il a fallu quarante exemplaires du costume bleu et on les a tous utilisés. Dans le film, James Bond change environ douze fois de modèle.»

Timothy Dalton dans Permis de tuer, 1989. © 1989 Danjaq, LLC and United Artists Corporation. All rights reserved |

«Skyfall et Spectre sont des films d’introspection. On y découvre les motivations de James Bond, les facettes de sa personnalité et pourquoi il est devenu 007. Comme ces films étaient très personnels, j’ai décidé d’utiliser des couleurs très sombres et très sobres. Pour Spectre encore plus que pour Skyfall car le directeur de photographie avait envie de travailler avec des contrastes clairs-obscurs. À part le début du film, au Mexique, qui est une explosion de couleurs, il n’y a ensuite jamais plus que deux ou trois couleurs en même temps.»

Timothy Dalton dans Permis de tuer, 1989. © 1989 Danjaq, LLC and United Artists Corporation. All rights reserved |

«Skyfall et Spectre sont des films d’introspection. On y découvre les motivations de James Bond, les facettes de sa personnalité et pourquoi il est devenu 007. Comme ces films étaient très personnels, j’ai décidé d’utiliser des couleurs très sombres et très sobres. Pour Spectre encore plus que pour Skyfall car le directeur de photographie avait envie de travailler avec des contrastes clairs-obscurs. À part le début du film, au Mexique, qui est une explosion de couleurs, il n’y a ensuite jamais plus que deux ou trois couleurs en même temps.»

Sophie Marceau dans Le Monde ne suffit pas, 1999. ©1999 Danjaq, LLC and United Artists Corporation. All rights reserved |

«La première scène du carnaval au Mexique dans Spectre a demandé la réalisation de 1.500 costumes. J’ai ouvert un atelier à Mexico six mois avant le début du tournage avec une cinquantaine de personnes sur les costumes et une vingtaine sur la peinte des masques. Il faut habiller chaque figurant. Pour la scène de la casbah de Tanger dans Spectre, il y en avait 350.»

Sophie Marceau dans Le Monde ne suffit pas, 1999. ©1999 Danjaq, LLC and United Artists Corporation. All rights reserved |

«La première scène du carnaval au Mexique dans Spectre a demandé la réalisation de 1.500 costumes. J’ai ouvert un atelier à Mexico six mois avant le début du tournage avec une cinquantaine de personnes sur les costumes et une vingtaine sur la peinte des masques. Il faut habiller chaque figurant. Pour la scène de la casbah de Tanger dans Spectre, il y en avait 350.»

Bérénice Marlohe et Daniel Craig dans Skyfall. © 2012 Danjaq, LLC, United Artists Corporation and Columbia Pictures Industries, Inc. All rights reserved |

«Bérénice Marlohe, dans Skyfall est une espionne qui travaille pour la mafia. Lorsqu’elle se rend au casino pour séduire James Bond, j’ai voulu mettre un tatouage dans le dos de sa robe pour rappeler ses origines et le fait qu’elle a grandi dans un bordel. Je voulais quelque chose d’un peu louche et à la fois très sexy, presqu’une robe de spectacle.» 

Bérénice Marlohe et Daniel Craig dans Skyfall. © 2012 Danjaq, LLC, United Artists Corporation and Columbia Pictures Industries, Inc. All rights reserved |

«Bérénice Marlohe, dans Skyfall est une espionne qui travaille pour la mafia. Lorsqu’elle se rend au casino pour séduire James Bond, j’ai voulu mettre un tatouage dans le dos de sa robe pour rappeler ses origines et le fait qu’elle a grandi dans un bordel. Je voulais quelque chose d’un peu louche et à la fois très sexy, presqu’une robe de spectacle.» 

Léa Seydoux et Daniel Craig dans Spectre © 2015 Danjaq, MGM, CPII. SPECTRE and related James Bond Trademarks, TM Danjaq. © 2016 Danjaq and MGM. All Rights Reserved |

«À l’inverse, Léa Seydoux est une James Bond girl au style un peu différent car c’est une femme qui travaille. Elle est psychologue et donc loin de la Bond girl classique. Dans la scène du train de Spectre, c’est la première fois qu’on découvre le côté dangereux de sa personnalité. Quand elle a rendez-vous avec James Bond dans le train, elle veut le séduire. J’ai donc choisi une robe verte excessivement simple et que l’on peut rouler dans une valise ou porter sur une plage. Je voulais qu’elle soit une nouvelle seconde peau.» 

Léa Seydoux et Daniel Craig dans Spectre © 2015 Danjaq, MGM, CPII. SPECTRE and related James Bond Trademarks, TM Danjaq. © 2016 Danjaq and MGM. All Rights Reserved |

«À l’inverse, Léa Seydoux est une James Bond girl au style un peu différent car c’est une femme qui travaille. Elle est psychologue et donc loin de la Bond girl classique. Dans la scène du train de Spectre, c’est la première fois qu’on découvre le côté dangereux de sa personnalité. Quand elle a rendez-vous avec James Bond dans le train, elle veut le séduire. J’ai donc choisi une robe verte excessivement simple et que l’on peut rouler dans une valise ou porter sur une plage. Je voulais qu’elle soit une nouvelle seconde peau.» 

Fanny Arlandis

Fanny Arlandis Journaliste à Beyrouth (Liban). Elle écrit principalement sur la photographie et le Moyen-Orient.

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