Israël: «Seule une parole poétique peut étreindre cet espace»
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Israël: «Seule une parole poétique peut étreindre cet espace»

Après avoir réalisé une radiographie de la Diaspora juive pendant 25 ans (Diaspora: Homelands in Exile, Harper Collins, 2003), le photographe français Frédéric Brenner a décidé de se concentrer sur Israël, et lancé le projet This Place. De 2009 à 2013, il a demandé à 11 photographes de renommée internationale de passer plusieurs mois de résidence dans ce pays si complexe, et s’est plié lui-même à l’exercice. Pour en avoir in fine une vision diffractée qui révèle mieux que jamais les multiples visages, identités et paradoxes de la société israélienne.

L’exposition a ouvert à Prague (au DOX Centre for Contemporary Art) le 24 octobre dernier, voyagera ensuite à Tel Aviv, en Floride, à New York. En parallèle, un catalogue et 11 monographies sont publiés. Frédéric Brenner et certains de ses acolytes nous livrent quelques souvenirs et commentent leurs travaux.


	«The Weinfeld Family», 2009, par Frédéric Brenner | «Pendant vingt ans, j’ai arpenté le monde pour comprendre ce que voulait dire de vivre aujourd’hui en diaspora, c’est à dire avec une identité portable. À la fin du voyage, mes idées sur ce que signifie être juif étaient entièrement renversées et je suis né aux notions d’altérité et de dissonance.» explique Frédéric Brenner, interviewé par téléphone.

	«Il me paraissait ensuite naturel de m’intéresser à l’autre côté de la médaille, à Israël, ce lieu d’altérité et de dissonance radicales.» Ironiquement, cette photo prise chez des relations de sa compagne vivant à Méa Shearim (quartier orthodoxe au nord de Jérusalem) aurait pu être prise en diaspora. «La famille Weinfeld vit comme si elle était encore en Europe centrale orientale.» remarque t-il.
 © Frédéric Brenner, Courtesy Howard Greenberg Gallery

«The Weinfeld Family», 2009, par Frédéric Brenner | «Pendant vingt ans, j’ai arpenté le monde pour comprendre ce que voulait dire de vivre aujourd’hui en diaspora, c’est à dire avec une identité portable. À la fin du voyage, mes idées sur ce que signifie être juif étaient entièrement renversées et je suis né aux notions d’altérité et de dissonance.» explique Frédéric Brenner, interviewé par téléphone.

«Il me paraissait ensuite naturel de m’intéresser à l’autre côté de la médaille, à Israël, ce lieu d’altérité et de dissonance radicales.» Ironiquement, cette photo prise chez des relations de sa compagne vivant à Méa Shearim (quartier orthodoxe au nord de Jérusalem) aurait pu être prise en diaspora. «La famille Weinfeld vit comme si elle était encore en Europe centrale orientale.» remarque t-il.


	«Sderot», Frédéric Brenner, 2011 | Pour mieux interroger et saisir les diverses facettes de cette terre, Frédéric Brenner, conseillé par son galeriste new-yorkais Howard Greenberg, décide d’inviter d’autres artistes contemporains  de cultures, religions et nationalités différentes. «Quand on entend Israël, on entend propagande. Certains photographes avaient peur d’être instrumentalisés», indique Frédéric Brenner dont l’intention était, au contraire, que This Place ne soit en aucun cas un projet politisé ou engagé. «Seule une parole poétique peut étreindre cet espace.»
  © Frédéric Brenner, Courtesy Howard Greenberg Gallery

«Sderot», Frédéric Brenner, 2011 | Pour mieux interroger et saisir les diverses facettes de cette terre, Frédéric Brenner, conseillé par son galeriste new-yorkais Howard Greenberg, décide d’inviter d’autres artistes contemporains  de cultures, religions et nationalités différentes. «Quand on entend Israël, on entend propagande. Certains photographes avaient peur d’être instrumentalisés», indique Frédéric Brenner dont l’intention était, au contraire, que This Place ne soit en aucun cas un projet politisé ou engagé. «Seule une parole poétique peut étreindre cet espace.»


	«St. Sabas Monastery, Judean Desert», 2009, par Stephen Shore | Parmi les photographes choisis, explique Brenner «seuls Stephen Shore et Gilles Peress s’étaient déjà rendu en Israel. J’ai donc organisé des missions exploratoires durant  lesquelles les photographes ont rencontré toutes sortes de personnes, vu toute sortes de lieux. L’idée était qu’ils en ressortent totalement confus». Après des voyages de reconnaissance, chacun des 12 photographes a élaboré son propre projet, choisi le lieu de sa résidence et trouvé son approche personnelle. Afin de répondre à l’hétérogénéité du pays, Stephen Shore a par exemple décidé d’utiliser une pluralité de techniques (appareil argentique très grand angle 8x10, appareil reflex numérique…) et d’approches photographiques (couleurs ou noir et blanc, paysages ou villes…).
 © Stephen Shore  

«St. Sabas Monastery, Judean Desert», 2009, par Stephen Shore Parmi les photographes choisis, explique Brenner «seuls Stephen Shore et Gilles Peress s’étaient déjà rendu en Israel. J’ai donc organisé des missions exploratoires durant  lesquelles les photographes ont rencontré toutes sortes de personnes, vu toute sortes de lieux. L’idée était qu’ils en ressortent totalement confus». Après des voyages de reconnaissance, chacun des 12 photographes a élaboré son propre projet, choisi le lieu de sa résidence et trouvé son approche personnelle. Afin de répondre à l’hétérogénéité du pays, Stephen Shore a par exemple décidé d’utiliser une pluralité de techniques (appareil argentique très grand angle 8x10, appareil reflex numérique…) et d’approches photographiques (couleurs ou noir et blanc, paysages ou villes…).


	«Off of 443, Harbata» 2011, Stephen Shore | Contacté par email, Stephen Shore explique: «D’une certaine manière mon travail dans cette exposition renvoie à mes photos de paysages de l’ouest américain et d’une autre manière, il s’en distingue. La différence tient au fait que je me suis intéressé à comment on a construit sur cette terre; comment les sommets des collines ont été revendiqués par des colonies et par des villages arabes; comment le territoire a été occupé par les bédouins. C’est une terre disputée et que je trouve personnellement très belle – J’ai tout simplement une attraction pour le désert.»
 © Stephen Shore

«Off of 443, Harbata» 2011, Stephen Shore | Contacté par email, Stephen Shore explique: «D’une certaine manière mon travail dans cette exposition renvoie à mes photos de paysages de l’ouest américain et d’une autre manière, il s’en distingue. La différence tient au fait que je me suis intéressé à comment on a construit sur cette terre; comment les sommets des collines ont été revendiqués par des colonies et par des villages arabes; comment le territoire a été occupé par les bédouins. C’est une terre disputée et que je trouve personnellement très belle – J’ai tout simplement une attraction pour le désert.»


	«Untitled (photograph by Hadar)» 2013 par Wendy Ewald | L’Américaine Wendy Ewald a quant à elle créé plusieurs narrations en confiant des appareils photos à ses sujets, dans 14 communautés différentes: ainsi des écoliers à Nazareth, des jeunes filles dans une académie militaire ou des Druzes d’un village du Golan, ont livré une partie de leurs univers, de leurs ressentis et de leurs lieux de vie quotidienne… «C’est Israël qui se regarde lui même» note Frédéric Brenner, pour qui, cependant, la photographe tient un rôle d’accoucheuse: «Il y a une transmission d’inconscient qui opère dans le travail de Wendy. C’est ce que sa présence suscite sur la personne avec qui elle collabore qui permet de faire naître des images bouleversantes.»
 ©Wendy Ewald  

«Untitled (photograph by Hadar)» 2013 par Wendy Ewald | L’Américaine Wendy Ewald a quant à elle créé plusieurs narrations en confiant des appareils photos à ses sujets, dans 14 communautés différentes: ainsi des écoliers à Nazareth, des jeunes filles dans une académie militaire ou des Druzes d’un village du Golan, ont livré une partie de leurs univers, de leurs ressentis et de leurs lieux de vie quotidienne… «C’est Israël qui se regarde lui même» note Frédéric Brenner, pour qui, cependant, la photographe tient un rôle d’accoucheuse: «Il y a une transmission d’inconscient qui opère dans le travail de Wendy. C’est ce que sa présence suscite sur la personne avec qui elle collabore qui permet de faire naître des images bouleversantes.»


	«Thomas Basilica of the Annunciation, Nazareth», 2014 par Thomas Struth | Entre 2009 et 2014, l’allemand Thomas Struth a été six fois en Israël et en Cisjordanie.  Pour lui, peut-on lire dans la publication d’une interview donnée à la curatrice Charlotte Cotton, «l’endroit n’est ni spectaculaire, ni particulièrement beau en soi. D’une certaine façon, je n’étais pas surpris que les religions aient été inventées ici car le lieu, vierge, se prête à l’imagination». Une imagination qui est accentuée par la dynamique de groupe, nous explique t-il par email. «Il y a un avantage à travailler comme membre d’un groupe, cela vous épargne la solitude de la production artistique. C’est une forme d’ouverture de dire "je vais faire mon truc dans le cadre du groupe" et cela génère également un écho inspirant entre les différents artistes travaillant dans la même région.»
  ©Thomas Struth

«Thomas Basilica of the Annunciation, Nazareth», 2014 par Thomas Struth | Entre 2009 et 2014, l’allemand Thomas Struth a été six fois en Israël et en Cisjordanie.  Pour lui, peut-on lire dans la publication d’une interview donnée à la curatrice Charlotte Cotton, «l’endroit n’est ni spectaculaire, ni particulièrement beau en soi. D’une certaine façon, je n’étais pas surpris que les religions aient été inventées ici car le lieu, vierge, se prête à l’imagination». Une imagination qui est accentuée par la dynamique de groupe, nous explique t-il par email. «Il y a un avantage à travailler comme membre d’un groupe, cela vous épargne la solitude de la production artistique. C’est une forme d’ouverture de dire "je vais faire mon truc dans le cadre du groupe" et cela génère également un écho inspirant entre les différents artistes travaillant dans la même région.»


	Sans titre, Par Martin Kollar | Martin Kollar a loué un appartement à Tel Aviv pendant un an. En s’immergeant dans ce pays en conflit, il a cherché à rendre palpable la tension ambiante et à la transmettre dans ses images. Le slovaque nous explique par courriel qu’il redoutait produire des photos qu’il aurait déjà vues mille fois: «Et puis j’ai réalisé que ce qui m’intéressait –et qu’on n’avait pas vu avant– c’est la manière dont les habitants se confrontent davantage à leur futur qu’à leur présent et leur passé.» Ainsi, ses photos contiennent toujours un élément suggérant la préparation ou la possibilité de quelque chose de nouveau. Bien qu’on ait parfois l’impression d’admirer un décor de cinéma, aucune des images n’a été mise en scène.
 © Martin Kollar

Sans titre, Par Martin Kollar | Martin Kollar a loué un appartement à Tel Aviv pendant un an. En s’immergeant dans ce pays en conflit, il a cherché à rendre palpable la tension ambiante et à la transmettre dans ses images. Le slovaque nous explique par courriel qu’il redoutait produire des photos qu’il aurait déjà vues mille fois: «Et puis j’ai réalisé que ce qui m’intéressait –et qu’on n’avait pas vu avant– c’est la manière dont les habitants se confrontent davantage à leur futur qu’à leur présent et leur passé.» Ainsi, ses photos contiennent toujours un élément suggérant la préparation ou la possibilité de quelque chose de nouveau. Bien qu’on ait parfois l’impression d’admirer un décor de cinéma, aucune des images n’a été mise en scène.


	«Shu'fat RefugeeCamp, overlooking Al'Isawiya, EastJerusalem» par Josef Koudelka | En juin 2008, Koudelka fait un premier voyage, sous forme de visite touristique express durant laquelle il eut un premier aperçu de toutes les régions. Il voit alors le Mur et décide de concentrer son travail sur ce qu’il appelle «un crime contre la terre sacrée». D’après Frédéric Brenner «On a la chance qu’une personne comme Josef, dont la perspective n’est pas politique, ait pris six mois pour parler au nom de cette terre qui ne peut pas se défendre.»
 © Josef Koudelka / Magnum Photos  

«Shu'fat RefugeeCamp, overlooking Al'Isawiya, EastJerusalem» par Josef Koudelka | En juin 2008, Koudelka fait un premier voyage, sous forme de visite touristique express durant laquelle il eut un premier aperçu de toutes les régions. Il voit alors le Mur et décide de concentrer son travail sur ce qu’il appelle «un crime contre la terre sacrée». D’après Frédéric Brenner «On a la chance qu’une personne comme Josef, dont la perspective n’est pas politique, ait pris six mois pour parler au nom de cette terre qui ne peut pas se défendre.»


	Sans titre, par Gilles Peress | Gilles Peress photographie les conflits (Rwanda, Irlande du Nord, Balkans…) et s’interroge sur l’intolérance et la réemergence du nationalisme dans le monde. Dans This Place, le Français a cherché à questionner par ses images le mystère qu’il retrouve dans tous ces lieux où existent des frictions. Il s’est focalisé sur Jérusalem Est et plus spécialement sur le village de Silwan, adjacent de la vieille ville. A Slate il explique: «Mon travail vise à explorer sous différentes modalités la continuité et la discontinuité de la relation dissonante entre les expériences palestiniennes et israéliennes.»
© Gilles Peress  

Sans titre, par Gilles Peress | Gilles Peress photographie les conflits (Rwanda, Irlande du Nord, Balkans…) et s’interroge sur l’intolérance et la réemergence du nationalisme dans le monde. Dans This Place, le Français a cherché à questionner par ses images le mystère qu’il retrouve dans tous ces lieux où existent des frictions. Il s’est focalisé sur Jérusalem Est et plus spécialement sur le village de Silwan, adjacent de la vieille ville. A Slate il explique: «Mon travail vise à explorer sous différentes modalités la continuité et la discontinuité de la relation dissonante entre les expériences palestiniennes et israéliennes.»


	«Unnamed Road», 2011 par Jungjin Lee | Le projet de Jungjin Lee porte sur la présence de la terre et sur les  tranches d’histoires contenues dans les désert. Pour Frédéric Brenner, «On ne se croirait pas en Israël! Sa perspective est de toute évidence son monde intérieur.» L’artiste sud-coréenne de 53 ans précise en effet, interviewée par Charlotte Cotton, être «principalement intéressée par l’inconscient, l’inconnu et l’invisible.»
 © Jungjin Lee

«Unnamed Road», 2011 par Jungjin Lee | Le projet de Jungjin Lee porte sur la présence de la terre et sur les  tranches d’histoires contenues dans les désert. Pour Frédéric Brenner, «On ne se croirait pas en Israël! Sa perspective est de toute évidence son monde intérieur.» L’artiste sud-coréenne de 53 ans précise en effet, interviewée par Charlotte Cotton, être «principalement intéressée par l’inconscient, l’inconnu et l’invisible.»


	Sans titre, par Nick Waplington | L’Anglais Nick Waplington, dont les photos ont déjà été acquises par le Guggenheim Museum ou le MoMA à New York, s’est consacré presque entièrement pendant plus de deux ans (2008-2010) à l’étude photographique des territoires occupés. Frédéric Brenner: «Nick est venu avec l’idée de travailler sur Jérusalem et Tel Aviv et finalement a fait tout autre chose. Il est allé dans plus de 170 colonies et s’est intéressé aussi bien au paysage géographique qu’au paysage humain. Il a été surpris de rencontrer ces hommes et ces femmes derrières les colons. Une grande humanité et tendresse émanent de ses photos».
 ©Nick Waplington  

Sans titre, par Nick Waplington | L’Anglais Nick Waplington, dont les photos ont déjà été acquises par le Guggenheim Museum ou le MoMA à New York, s’est consacré presque entièrement pendant plus de deux ans (2008-2010) à l’étude photographique des territoires occupés. Frédéric Brenner: «Nick est venu avec l’idée de travailler sur Jérusalem et Tel Aviv et finalement a fait tout autre chose. Il est allé dans plus de 170 colonies et s’est intéressé aussi bien au paysage géographique qu’au paysage humain. Il a été surpris de rencontrer ces hommes et ces femmes derrières les colons. Une grande humanité et tendresse émanent de ses photos».


	«From the Desert Bloom series», 2011 par Fazal Sheikh | Né à New-York en 1965, Fazal Sheikh utilise la photo pour documenter la vie de populations sous la contrainte, marginalisées ou déplacées. En arrivant en Israël, il a décidé de laisser ses habitudes de travail et ses connaissances de côté pour être impreigné par l’endroit. Afin de réaliser ces clichés, il a volé au dessus du Negev dans un petit avion Cessna auquel il manquait une porte pour augmenter sa visibilité. «Fazal Sheikh va publier chez Steidl non pas un mais quatre livres. Comme lui, plusieurs des photographes m’ont signalé vouloir continuer à travailler en Israël au délà de notre projet. Je trouve ça très beau», commente Brenner.
 © Fazal Sheikh

«From the Desert Bloom series», 2011 par Fazal Sheikh | Né à New-York en 1965, Fazal Sheikh utilise la photo pour documenter la vie de populations sous la contrainte, marginalisées ou déplacées. En arrivant en Israël, il a décidé de laisser ses habitudes de travail et ses connaissances de côté pour être impreigné par l’endroit. Afin de réaliser ces clichés, il a volé au dessus du Negev dans un petit avion Cessna auquel il manquait une porte pour augmenter sa visibilité. «Fazal Sheikh va publier chez Steidl non pas un mais quatre livres. Comme lui, plusieurs des photographes m’ont signalé vouloir continuer à travailler en Israël au délà de notre projet. Je trouve ça très beau», commente Brenner.


	«Bethlehem, West Bank», 2011 par Rosalind Solomon | «Mes photos ne sortent pas juste de mon appareil, mais de mes tripes» explique Rosalind Salomon. En 2010, l’Américaine née en 1930 a passé 5 mois à voyager –souvent en bus– de Tel Aviv à Bethlehem et de Jérusalem à Jenin, faisant des portraits des personnes rencontrées sur son chemin: des Chrétiens en pélerinages, des immigrés africains à Tel Aviv, des chauffeurs de taxi, des soldats sur le Mont des Oliviers, ou des gens sur la plage… Frédéric Brenner reprend: «Dans son livre [THEM, aux éditions MACK] elle ponctue son travail de phrases entendues ici et là. Ce contre-point vient apporter ce que les images seules ne peuvent pas restituer. L’exposition This Place est réellement prolongée par ces parutions.»
 ©Rosalind Solomon

«Bethlehem, West Bank», 2011 par Rosalind Solomon | «Mes photos ne sortent pas juste de mon appareil, mais de mes tripes» explique Rosalind Salomon. En 2010, l’Américaine née en 1930 a passé 5 mois à voyager –souvent en bus– de Tel Aviv à Bethlehem et de Jérusalem à Jenin, faisant des portraits des personnes rencontrées sur son chemin: des Chrétiens en pélerinages, des immigrés africains à Tel Aviv, des chauffeurs de taxi, des soldats sur le Mont des Oliviers, ou des gens sur la plage… Frédéric Brenner reprend: «Dans son livre [THEM, aux éditions MACK] elle ponctue son travail de phrases entendues ici et là. Ce contre-point vient apporter ce que les images seules ne peuvent pas restituer. L’exposition This Place est réellement prolongée par ces parutions.»


	«Palace Hotel» 2009, Frédéric Brenner | This Place contient également un volet multimédia pour prolonger le dialogue entamé par les œuvres. Fabrice Nadjari, directeur digital du projet nous explique que le catalogue en ligne et «plate-forme collaborative connectée au site principal nous permettront d'inviter un des penseurs, écrivains, critiques… à commenter et élargir la réflexion initiée par This Place, avant que les photos ne commencent à être montrées dans certaines universités, à partir de 2016.»  À découvrir sur le site this-place.org.
 © Frédéric Brenner, Courtesy Howard Greenberg Gallery  

«Palace Hotel» 2009, Frédéric Brenner | This Place contient également un volet multimédia pour prolonger le dialogue entamé par les œuvres. Fabrice Nadjari, directeur digital du projet nous explique que le catalogue en ligne et «plate-forme collaborative connectée au site principal nous permettront d'inviter un des penseurs, écrivains, critiques… à commenter et élargir la réflexion initiée par This Place, avant que les photos ne commencent à être montrées dans certaines universités, à partir de 2016.»  À découvrir sur le site this-place.org.

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