Les dirigeants autocrates, nos meilleurs ennemis

Le président russe, Vladimir Poutine, est attendu à l'Élysée le 19 octobre pour un entretien avec François Hollande à propos de la situation en Syrie et en Ukraine. Une rencontre qui s'annonce tendue après le veto de Moscou au conseil de sécurité de l'ONU contre la résolution française qui exigeait l'arrêt immédiat des bombardements à Alep. 

Dans une interview qui doit être diffusée sur la chaîne TMC lundi 10 octobre, François Hollande dit se poser «encore la question» de recevoir Vladimir Poutine, étant donné «les crimes de guerre» à Alep. «Je me suis posé la question (...) Est-ce que c'est utile? Est-ce que c'est nécessaire? Est-ce que ça peut être une pression?», a ajouté le président français. 

 

Des piques qui mériteraient de figurer dans un recueil de citations du style «gifles et caresses, une politique étrangère française». Car après les menaces viennent souvent les poignées de main. Ou vice-versa. Façon Mouammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy. 

Tranche de rigolade entre Vladimir Poutine et François Hollande lors d'un sommet à Paris, le 2 octobre 2015, pour la paix en Ukraine. Le Russe sait charmer ses adversaires sur le plan géopolitique. 

Tranche de rigolade entre Vladimir Poutine et François Hollande lors d'un sommet à Paris, le 2 octobre 2015, pour la paix en Ukraine. Le Russe sait charmer ses adversaires sur le plan géopolitique. 

Crédit: STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Vladimir Poutine a accepté à plusieurs reprises des cessez-le-feu dans les conflits en Syrie et en Ukraine. Mais le président russe a ensuite plusieurs fois trompé les dirigeants occidentaux sur le terrain. Sur cette photo, les chefs d'États russe et français commémorent le 70e anniversaire du Débarquement, le 4 juin 2014 à Ouistreham.

Vladimir Poutine a accepté à plusieurs reprises des cessez-le-feu dans les conflits en Syrie et en Ukraine. Mais le président russe a ensuite plusieurs fois trompé les dirigeants occidentaux sur le terrain. Sur cette photo, les chefs d'États russe et français commémorent le 70e anniversaire du Débarquement, le 4 juin 2014 à Ouistreham.

Crédit: ALAIN JOCARD / POOL / AFP
Lors de son mandat présidentiel, Nicolas Sarkozy avait reçu l'ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi à l'Elysée. Cette visite, en décembre 2007, avait été critiquée par de nombreuses organisations des droits de l'homme. 

Lors de son mandat présidentiel, Nicolas Sarkozy avait reçu l'ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi à l'Elysée. Cette visite, en décembre 2007, avait été critiquée par de nombreuses organisations des droits de l'homme. 

Crédit: ERIC FEFERBERG / AFP
Par la suite, Nicolas Sarkozy a décidé de l'intervention de l'armée française en Libye en 2011 pour aider les rebelles libyens à renverser Mouammar Kadhafi. Depuis, le pays a sombré dans le chaos de la guerre civile et plusieurs accusations de financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 par le dictateur déchu ont fait surface. Sur cette photo, l'ancien président français est interrogé par Michel Denisot sur ses liens avec Mouammar Kadhafi, sur le plateau du «Grand Journal», le 3 mai 2012. 

Par la suite, Nicolas Sarkozy a décidé de l'intervention de l'armée française en Libye en 2011 pour aider les rebelles libyens à renverser Mouammar Kadhafi. Depuis, le pays a sombré dans le chaos de la guerre civile et plusieurs accusations de financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 par le dictateur déchu ont fait surface. Sur cette photo, l'ancien président français est interrogé par Michel Denisot sur ses liens avec Mouammar Kadhafi, sur le plateau du «Grand Journal», le 3 mai 2012. 

Crédit: KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Comme ses prédécesseurs, François Hollande annonçait vouloir tirer un trait sur la «Françafrique». Mais le chef d'État français cajole toujours des autocrates qui dirigent des pays où la France possède de nombreux intérêts économiques. Ali Bongo a ainsi été reçu à l'Elysée le 10 novembre 2015. 

Comme ses prédécesseurs, François Hollande annonçait vouloir tirer un trait sur la «Françafrique». Mais le chef d'État français cajole toujours des autocrates qui dirigent des pays où la France possède de nombreux intérêts économiques. Ali Bongo a ainsi été reçu à l'Elysée le 10 novembre 2015. 

Crédit: STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Quelques mois plus tard, le Parti socialiste français a lâché Ali Bongo lors de l'élection présidentielle gabonaise. «Voilà plus d'un demi-siècle que la famille Bongo gouverne le Gabon. Une alternance serait signe de bonne santé démocratique et un exemple», a déclaré le PS dans un communiqué à la veille de l'annonce des résultats. 

 

Quelques mois plus tard, le Parti socialiste français a lâché Ali Bongo lors de l'élection présidentielle gabonaise. «Voilà plus d'un demi-siècle que la famille Bongo gouverne le Gabon. Une alternance serait signe de bonne santé démocratique et un exemple», a déclaré le PS dans un communiqué à la veille de l'annonce des résultats

 

Crédit: IAN LANGSDON / POOL / AFP
En décembre 2010, Nicolas Sarkozy recevait en grande pompe le dictateur syrien Bachar el-Assad à l'Elysée. 

En décembre 2010, Nicolas Sarkozy recevait en grande pompe le dictateur syrien Bachar el-Assad à l'Elysée. 

Crédit: FRANCK FIFE / AFP
Quatre mois plus tard, Bachar al-Assad n'hésitera pas à réprimer dans le sang la révolte populaire pacifique débutée à Deraa, dans le sud de la Syrie, point de départ d'une guerre civile toujours en cours et dans laquelle plus de 300.000 Syriens ont trouvé la mort. «Comme avec Muammar Kadhafi un an plus tôt, le président français fait volte-face, devenant le dirigeant occidental le plus virulent à l'encontre de Bachar el-Assad», analyse Le Point en mars 2012. Sur cette photo, des partisans du dictateur syrien piétinent un portrait de Sarkozy, à Damas en octobre 2011. 

Quatre mois plus tard, Bachar al-Assad n'hésitera pas à réprimer dans le sang la révolte populaire pacifique débutée à Deraa, dans le sud de la Syrie, point de départ d'une guerre civile toujours en cours et dans laquelle plus de 300.000 Syriens ont trouvé la mort. «Comme avec Muammar Kadhafi un an plus tôt, le président français fait volte-face, devenant le dirigeant occidental le plus virulent à l'encontre de Bachar el-Assad», analyse Le Point en mars 2012. Sur cette photo, des partisans du dictateur syrien piétinent un portrait de Sarkozy, à Damas en octobre 2011. 

Crédit: LOUAI BESHARA / AFP

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