Comment l'endométriose envahit le quotidien
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Comment l'endométriose envahit le quotidien

À 26 ans, Georgie Wileman a appris qu'elle souffrait d'endométriose, une pathologie profondément douloureuse et handicapante qui touche une femme sur dix et peut rendre infertile. Elle est devenue le sujet de son projet photographique, qui documente l'impact de la maladie sur son quotidien. «En cherchant à montrer une maladie invisible, je me suis concentrée sur la douleur physique montrée par mon corps», raconte la photographe britanniqueÀ l'approche de la journée mondiale contre l'endométriose, qui a lieu le samedi 24 mars, Georgie Wileman nous parle de sa démarche et de sa maladie.



«J'ai commencé à travailler sur ce projet il y a environ un an. Je savais que je voulais et que je devais documenter cette maladie. J'avais initialement prévu de photographier d'autres personnes atteintes d'endométriose, mais ma santé m'en a empêché. La douleur est déchirante; vous transpirez, vous vomissez ou vous vous effondrez. Cette maladie a complètement dominé ma vie. Sur cette photo, on peut voir les pieds de mon partenaire Asher. Sa position parle de l'impuissance dans laquelle il est souvent piégé. Ash essaie toujours de tout résoudre: il trouve des groupes d'aide, va chercher mes médicaments ou essaye de caresser mes cheveux. Il a dû se rendre compte qu'il n'y a parfois rien qu'il puisse faire pour m'aider. La douleur est si grave que je ne peux pas bouger. Je ne peux plus aller à l'hôpital. Il ne peut pas me soulever ou me toucher. Il ne peut que se tenir debout, murmurer un mot de réconfort et essayer que je lui serre la main au lieu d’enfoncer mes ongles dans la mienne.»
Douleur | Georgie Wileman

«J'ai commencé à travailler sur ce projet il y a environ un an. Je savais que je voulais et que je devais documenter cette maladie. J'avais initialement prévu de photographier d'autres personnes atteintes d'endométriose, mais ma santé m'en a empêché. La douleur est déchirante; vous transpirez, vous vomissez ou vous vous effondrez. Cette maladie a complètement dominé ma vie. Sur cette photo, on peut voir les pieds de mon partenaire Asher. Sa position parle de l'impuissance dans laquelle il est souvent piégé. Ash essaie toujours de tout résoudre: il trouve des groupes d'aide, va chercher mes médicaments ou essaye de caresser mes cheveux. Il a dû se rendre compte qu'il n'y a parfois rien qu'il puisse faire pour m'aider. La douleur est si grave que je ne peux pas bouger. Je ne peux plus aller à l'hôpital. Il ne peut pas me soulever ou me toucher. Il ne peut que se tenir debout, murmurer un mot de réconfort et essayer que je lui serre la main au lieu d’enfoncer mes ongles dans la mienne.»



«Je suis malade depuis l'âge de treize ans. Mon estomac a enflé et j'ai eu mal au dos. Mon intestin a cessé de fonctionner correctement et j'ai lutté pour arriver à manger. Ma vessie présentait des symptômes constants d’infections des voies urinaires. Mes articulations me faisaient mal. J'ai eu des maux de tête et des migraines. J'étais épuisée et à plusieurs reprises, je suis restée au lit ou dans un fauteuil roulant. Mon médecin ne savait pas ce que j’avais; on m'a envoyée voir un physiothérapeute, qui a posé un mauvais diagnostic en disant que j’étais dépressive.»
Lumière-1 | Georgie Wileman

«Je suis malade depuis l'âge de treize ans. Mon estomac a enflé et j'ai eu mal au dos. Mon intestin a cessé de fonctionner correctement et j'ai lutté pour arriver à manger. Ma vessie présentait des symptômes constants d’infections des voies urinaires. Mes articulations me faisaient mal. J'ai eu des maux de tête et des migraines. J'étais épuisée et à plusieurs reprises, je suis restée au lit ou dans un fauteuil roulant. Mon médecin ne savait pas ce que j’avais; on m'a envoyée voir un physiothérapeute, qui a posé un mauvais diagnostic en disant que j’étais dépressive.»



«Au fil des années, j'ai vu d'innombrables médecins, spécialistes et praticiens. J'ai essayé tous les régimes possibles et imaginables. J'ai été mal diagnostiquée plusieurs fois; j'ai pris des stéroïdes et des médicaments pour des maladies que je n'avais pas. Mes symptômes et ma douleur étaient plus intenses lorsque j’avais mes règles, mais c’était un fait qui ne préoccupait pas mes médecins.»
Hombound. Eight months | Georgie Wileman

«Au fil des années, j'ai vu d'innombrables médecins, spécialistes et praticiens. J'ai essayé tous les régimes possibles et imaginables. J'ai été mal diagnostiquée plusieurs fois; j'ai pris des stéroïdes et des médicaments pour des maladies que je n'avais pas. Mes symptômes et ma douleur étaient plus intenses lorsque j’avais mes règles, mais c’était un fait qui ne préoccupait pas mes médecins.»

«Je vivais aux États-Unis quand j’ai arrêté la pilule pour la première fois depuis que je suis adolescente –un médicament qui masquait certains de mes symptômes sans que je le sache. En une semaine, j'ai ressenti la pire des douleurs que j'ai jamais connue. Après deux mois d’examens médicaux, de procédures et une intervention chirurgicale, j'ai été diagnostiquée et j’ai appris que j’avais une endométriose. J'avais 26 ans.»
Sans titre 2 | Georgie Wileman

«Je vivais aux États-Unis quand j’ai arrêté la pilule pour la première fois depuis que je suis adolescente –un médicament qui masquait certains de mes symptômes sans que je le sache. En une semaine, j'ai ressenti la pire des douleurs que j'ai jamais connue. Après deux mois d’examens médicaux, de procédures et une intervention chirurgicale, j'ai été diagnostiquée et j’ai appris que j’avais une endométriose. J'avais 26 ans.»



«L'impact qu’a l'endométriose sur les gens autour de moi est de plus en plus difficile à accepter. L’année dernière, ma mère et mon petit ami ont dû être des soignants à temps plein. Nous avons dû trouver des fonds pour les coûts de la chirurgie, les médicaments, la physiothérapie. Cette maladie épuise tout. En ce moment, je marche lentement, avec un bâton. Il y a quelques mois, j'étais en fauteuil roulant.»
Vous pouvez vous rhabiller maintenant | Georgie Wileman

«L'impact qu’a l'endométriose sur les gens autour de moi est de plus en plus difficile à accepter. L’année dernière, ma mère et mon petit ami ont dû être des soignants à temps plein. Nous avons dû trouver des fonds pour les coûts de la chirurgie, les médicaments, la physiothérapie. Cette maladie épuise tout. En ce moment, je marche lentement, avec un bâton. Il y a quelques mois, j'étais en fauteuil roulant.»



«En cherchant à montrer une maladie invisible, je me suis concentrée sur la douleur physique montrée par mon corps. Comment les mains se tordent, les yeux se glacent. Je voulais aussi documenter les brûlures des coussins chauffants ou les listes quotidiennes de médicaments –chaque détail qui devient banal dans ma vie mais qui montre d'une façon ou d'une autre l'effet de la douleur chronique.»
Lenox Hill Emergency Room | Georgie Wileman

«En cherchant à montrer une maladie invisible, je me suis concentrée sur la douleur physique montrée par mon corps. Comment les mains se tordent, les yeux se glacent. Je voulais aussi documenter les brûlures des coussins chauffants ou les listes quotidiennes de médicaments –chaque détail qui devient banal dans ma vie mais qui montre d'une façon ou d'une autre l'effet de la douleur chronique.»



«Ce portrait a été pris le jour où je suis rentrée d’un rendez-vous avec les chirurgiens au cours duquel il a été décidé que j'avais besoin d'une cinquième chirurgie. Ma douleur était revenue, alors que j'espérais que la quatrième opération soit la dernière. Quand j'ai fermé la porte de mon appartement, je me suis complètement effondrée. Décider de prendre ce portrait à ce moment-là prenait tout son sens, et j'avais désespérément besoin de ça.»
Pain returned after fourth surgery. Fifth surgery scheduled | Georgie Wileman

«Ce portrait a été pris le jour où je suis rentrée d’un rendez-vous avec les chirurgiens au cours duquel il a été décidé que j'avais besoin d'une cinquième chirurgie. Ma douleur était revenue, alors que j'espérais que la quatrième opération soit la dernière. Quand j'ai fermé la porte de mon appartement, je me suis complètement effondrée. Décider de prendre ce portrait à ce moment-là prenait tout son sens, et j'avais désespérément besoin de ça.»

«J’ai pris cette photographie peu de temps après ma cinquième intervention chirurgicale. Chaque cicatrice porte la date de l’opération; j'en ai trois nouvelles depuis la plus récente. Au départ, j'avais prévu d’axer principalement ce projet sur les autres personnes atteintes d'endométriose, mais je ne pouvais pas sortir et photographier. J'espère cependant continuer cette série comme je l'avais imaginé à l'origine.»
2014-2017 | Georgie Wileman

«J’ai pris cette photographie peu de temps après ma cinquième intervention chirurgicale. Chaque cicatrice porte la date de l’opération; j'en ai trois nouvelles depuis la plus récente. Au départ, j'avais prévu d’axer principalement ce projet sur les autres personnes atteintes d'endométriose, mais je ne pouvais pas sortir et photographier. J'espère cependant continuer cette série comme je l'avais imaginé à l'origine.»

Fanny Arlandis

Fanny Arlandis Journaliste à Beyrouth (Liban). Elle écrit principalement sur la photographie et le Moyen-Orient.

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