Les défilés de mode, ce n'est plus ce que c'était
Culture

Les défilés de mode, ce n'est plus ce que c'était

Les défilés d'aujourd'hui n'ont plus la même saveur que dans les années 1980-1990. En backstage ou sur les podiums, les projecteurs se focalisent moins sur les mannequins que sur la marque ou la scénographie. Il est loin le temps où les top models jouissaient d'une véritable liberté d'expression sur les catwalks comme en coulisses et où le milieu de la mode se prenait moins au sérieux. Retour sur une époque qui a vu passer ces supermodels qui auront marqué l'histoire de la haute couture à tout jamais. 

Les mannequins pouvaient parfois défiler côte à côte sur le podium, affichant une bonne humeur remarquable. La créatrice de mode Sonia Rykiel affectionnait cette façon de travailler, à l'image de ce défilé organisé en 1982. Les modèles étaient libres de leurs mouvements et jouaient aisément avec les objectifs. Aujourd'hui, les consignes pour défiler sont écrites noir sur blanc et affichées dans les backstages, ce qui ne manque pas de faire planer la morosité sur ces événements qui furent effervescents en d'autres temps.
Guy Marineau

Les mannequins pouvaient parfois défiler côte à côte sur le podium, affichant une bonne humeur remarquable. La créatrice de mode Sonia Rykiel affectionnait cette façon de travailler, à l'image de ce défilé organisé en 1982. Les modèles étaient libres de leurs mouvements et jouaient aisément avec les objectifs. Aujourd'hui, les consignes pour défiler sont écrites noir sur blanc et affichées dans les backstages, ce qui ne manque pas de faire planer la morosité sur ces événements qui furent effervescents en d'autres temps.

Les années 1980 n'avaient pas encore connu l'avènement des smartphones ni des réseaux sociaux. Pour patienter en backstage en attendant de défiler pour Jean Claude De Luca aux Halles de Paris en 1979, une mannequin prend l'initiative de se maquiller. Une image improbable de nos jours où le maquillage des filles est assuré par des professionnel·les. Ce n'était pas le cas il y a quarante ans: les coiffures étaient confiées à des spécialistes mais les modèles s'occupaient elles-mêmes de leur make-up. 
Guy Marineau

Les années 1980 n'avaient pas encore connu l'avènement des smartphones ni des réseaux sociaux. Pour patienter en backstage en attendant de défiler pour Jean Claude De Luca aux Halles de Paris en 1979, une mannequin prend l'initiative de se maquiller. Une image improbable de nos jours où le maquillage des filles est assuré par des professionnel·les. Ce n'était pas le cas il y a quarante ans: les coiffures étaient confiées à des spécialistes mais les modèles s'occupaient elles-mêmes de leur make-up. 

Backstage, les mannequins passaient leur temps à lire des romans ou des magazines. Elles pouvaient discuter librement de leur métier avec les photographes et journalistes de mode et, selon l'heure qu'il était, partager un café ou une coupe de champagne avec les personnes présentes. Dans les années 1980, les défilés se déroulaient dans la Cour carrée du Louvre. Une pause déjeuner d'au moins deux heures permettait aux top models, photographes, journalistes ainsi qu'aux équipes techniques responsables des lumières et des décors de se rassembler sans faire de distinction autour d'une table pour se restaurer.
Guy Marineau

Backstage, les mannequins passaient leur temps à lire des romans ou des magazines. Elles pouvaient discuter librement de leur métier avec les photographes et journalistes de mode et, selon l'heure qu'il était, partager un café ou une coupe de champagne avec les personnes présentes. Dans les années 1980, les défilés se déroulaient dans la Cour carrée du Louvre. Une pause déjeuner d'au moins deux heures permettait aux top models, photographes, journalistes ainsi qu'aux équipes techniques responsables des lumières et des décors de se rassembler sans faire de distinction autour d'une table pour se restaurer.

L'Wren Scott, 1,93 mètre et ancienne compagne de Mick Jagger aujourd'hui décédée, démontre l'étendue de son audace. Elle fait son show lors du défilé de la collection «Les infernales» de Thierry Mugler en 1988, un spectacle qui n'est pas prêt de se reproduire, tant les mannequins d'aujourd'hui doivent se contenter de marcher au cours de défilés chronométrés pour durer quatorze minutes, temps imparti à la présentation du résultat de six mois de travail. Un défilé dans les années 1970 ou 1980 pouvait durer jusqu'à quarante minutes. Environ 120 à 130 looks différents pouvaient être proposés à chaque saison, contre 60 à 80 aujourd'hui. 
Guy Marineau

L'Wren Scott, 1,93 mètre et ancienne compagne de Mick Jagger aujourd'hui décédée, démontre l'étendue de son audace. Elle fait son show lors du défilé de la collection «Les infernales» de Thierry Mugler en 1988, un spectacle qui n'est pas prêt de se reproduire, tant les mannequins d'aujourd'hui doivent se contenter de marcher au cours de défilés chronométrés pour durer quatorze minutes, temps imparti à la présentation du résultat de six mois de travail. Un défilé dans les années 1970 ou 1980 pouvait durer jusqu'à quarante minutes. Environ 120 à 130 looks différents pouvaient être proposés à chaque saison, contre 60 à 80 aujourd'hui. 

La top model Christy Turlington, ici lors d'un défilé d'Azzedine Allaia en 1991, incarne l'une des plus belles et talentueuses modèles au monde. Elle a fait partie du «Trinity», ce trio de supermodels incarné par Naomi Campbell et Linda Evangelista, considéré comme le triumvirat le plus influent du monde de la mode. Le superlatif sera employé pour qualifier ces personnalités plus célèbres que les vêtements pour lesquels elles défilaient. 
Guy Marineau

La top model Christy Turlington, ici lors d'un défilé d'Azzedine Allaia en 1991, incarne l'une des plus belles et talentueuses modèles au monde. Elle a fait partie du «Trinity», ce trio de supermodels incarné par Naomi Campbell et Linda Evangelista, considéré comme le triumvirat le plus influent du monde de la mode. Le superlatif sera employé pour qualifier ces personnalités plus célèbres que les vêtements pour lesquels elles défilaient. 

Linda Evangelista est une des top models les plus banquables des eighties. Ce cliché a été pris dans le backstage d'un défilé de John Galliano en 1995. Qualifiée de supermodel, on lui doit la fameuse réplique «je ne mets pas un pied hors de mon lit à moins de 10.000 dollars par jour», sachant qu'un créateur tel que Gianni Versace, pour lequel elle travaillait, doublait systématiquement les salaires de ses tops pour n'avoir que les meilleures. Des sommes encore plus mirobolantes qu'aujourd'hui. 
Guy Marineau

Linda Evangelista est une des top models les plus banquables des eighties. Ce cliché a été pris dans le backstage d'un défilé de John Galliano en 1995. Qualifiée de supermodel, on lui doit la fameuse réplique «je ne mets pas un pied hors de mon lit à moins de 10.000 dollars par jour», sachant qu'un créateur tel que Gianni Versace, pour lequel elle travaillait, doublait systématiquement les salaires de ses tops pour n'avoir que les meilleures. Des sommes encore plus mirobolantes qu'aujourd'hui. 

Inès de la Fressange était considérée à l'époque comme une sorte de réincarnation de Coco Chanel. Première grande mannequin française, elle se fait remarquer en signant un contrat d'exclusivité avec Chanel en 1982. Son allure toujours gracieuse fait l'unanimité dans le milieu. Sa propension à s'exprimer à propos de son métier, notamment dans les médias, lui a valu le surnom de «La mannequin qui parle».  
Guy Marineau

Inès de la Fressange était considérée à l'époque comme une sorte de réincarnation de Coco Chanel. Première grande mannequin française, elle se fait remarquer en signant un contrat d'exclusivité avec Chanel en 1982. Son allure toujours gracieuse fait l'unanimité dans le milieu. Sa propension à s'exprimer à propos de son métier, notamment dans les médias, lui a valu le surnom de «La mannequin qui parle».  

Pat Cleveland est considérée comme la super star des podiums. Mais elle a surtout milité pour la promotion des mannequins noires dans les défilés et à la une de magazines comme Vogue. Passionnée par son métier, elle se démarquait sur les runway par un style insolite qui s'apparentait presque à un spectacle de danse. Elle n'a jamais été égalée –et risque encore moins de l'être aujourd'hui avec la rigueur qui est d'usage dans le milieu.
Guy Marineau

Pat Cleveland est considérée comme la super star des podiums. Mais elle a surtout milité pour la promotion des mannequins noires dans les défilés et à la une de magazines comme Vogue. Passionnée par son métier, elle se démarquait sur les runway par un style insolite qui s'apparentait presque à un spectacle de danse. Elle n'a jamais été égalée –et risque encore moins de l'être aujourd'hui avec la rigueur qui est d'usage dans le milieu.

Les défilés finissaient tard et commençaient tôt le matin, à cette époque-là. Les égéries comme Claudia Schiffer savaient rester professionnelles et limiter parfois les excès. Ce qui n'empêchait pas la top de célébrer l'un des défilés fantasques du créateur Gianni Versace (de dos) à l'hôtel du Ritz, en 1994, une fête capturée par ce cliché. Elle venait souvent accompagnée de son petit ami en backstage. C'est à cet endroit, en marge d'un défilé Chanel, que le prestidigitateur David Coperfield l'a demandée en mariage. 
Guy Marineau

Les défilés finissaient tard et commençaient tôt le matin, à cette époque-là. Les égéries comme Claudia Schiffer savaient rester professionnelles et limiter parfois les excès. Ce qui n'empêchait pas la top de célébrer l'un des défilés fantasques du créateur Gianni Versace (de dos) à l'hôtel du Ritz, en 1994, une fête capturée par ce cliché. Elle venait souvent accompagnée de son petit ami en backstage. C'est à cet endroit, en marge d'un défilé Chanel, que le prestidigitateur David Coperfield l'a demandée en mariage. 

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