Dans le grenier de Kurt Cobain
Culture

Dans le grenier de Kurt Cobain

La façon la plus directe de faire la connaissance de Kurt Cobain est d'écouter sa musique. Une autre façon, plus épineuse, est de fouiller dans ses affaires. Geoff Moore a eu cette rare chance en 2008 quand les ayants droit de Cobain l'ont contacté pour qu'il passe une journée à photographier les objets personnels du chanteur disparu de Nirvana pour le livre de Charles R. Cross, Kurt Cobain: Une vie à vif. Ses photos font maintenant l'objet de sa première exposition en solo, «Endorsement—The Unseen Cobain Photos», à la galerie KM Fine Arts de Los Angeles jusqu'au 26 mars.


	
		The Tapes, 2007. «Nous connaissons tous Kurt la rock star, mais ce que j'ai découvert, c'est qu'il était un artiste dans tous les domaines. Dans un cliché, vous voyez juste une pile de cassettes, mais ce sont des cassettes qui ont bouleversé le monde. Et ces journaux, ces vieilles chaussures, ces singes anciens et ces boîtes en forme de cœur nous font plonger de manière fascinante en lui. Je voulais vraiment mettre cela à l'honneur», m'a expliqué Geoff Moore par email.


	 
Geoff Moore, courtesy KM Fine Arts Los Angeles.

The Tapes, 2007. «Nous connaissons tous Kurt la rock star, mais ce que j'ai découvert, c'est qu'il était un artiste dans tous les domaines. Dans un cliché, vous voyez juste une pile de cassettes, mais ce sont des cassettes qui ont bouleversé le monde. Et ces journaux, ces vieilles chaussures, ces singes anciens et ces boîtes en forme de cœur nous font plonger de manière fascinante en lui. Je voulais vraiment mettre cela à l'honneur», m'a expliqué Geoff Moore par email.

 


	Smashed, 2007.
Geoff Moore, courtesy KM Fine Arts Los Angeles.

Smashed, 2007.


	
		The Journals, 2007. À première vue, la pièce à humidité contrôlée où étaient entreposées les possessions de Cobain à Los Angeles a fait à Moore l'effet d'une unité de stockage banale: deux étagères de boîtes de rangement, une rangée d'étuis à guitare et un tas de peintures entreposées les unes contre les autres. «D'une certaine façon, il était assez triste et lourd de voir ce "grenier" sous cette forme. Mais une fois que nous avons commencé à ouvrir les étuis et les boîtes, nous avons été submergés par le fait qu'ils contenaient les sons, les mots, l'art, les instruments et les trésors d'un homme qui a bouleversé une génération. Et qu'on y trouvait les derniers enregistrements et mots, et des peintures toujours inédites (nous ne les avons pas photographiées), qui allaient voir le jour à jamais de tellement de façons.»


	 
Geoff Moore, courtesy KM Fine Arts Los Angeles.

The Journals, 2007. À première vue, la pièce à humidité contrôlée où étaient entreposées les possessions de Cobain à Los Angeles a fait à Moore l'effet d'une unité de stockage banale: deux étagères de boîtes de rangement, une rangée d'étuis à guitare et un tas de peintures entreposées les unes contre les autres. «D'une certaine façon, il était assez triste et lourd de voir ce "grenier" sous cette forme. Mais une fois que nous avons commencé à ouvrir les étuis et les boîtes, nous avons été submergés par le fait qu'ils contenaient les sons, les mots, l'art, les instruments et les trésors d'un homme qui a bouleversé une génération. Et qu'on y trouvait les derniers enregistrements et mots, et des peintures toujours inédites (nous ne les avons pas photographiées), qui allaient voir le jour à jamais de tellement de façons.»

 


	Heart Shaped Box #1, 2007.
Geoff Moore, courtesy KM Fine Arts Los Angeles.

Heart Shaped Box #1, 2007.


	
		Madonna Box, 2007. Une poignée de jours plus tard, les quelque quarante objets sélectionnés pour le livre ont été transportés vers un studio où, sous constante supervision de la sécurité, Moore les a pris en photo. «Ayant l'habitude de photographier des portraits, des défilés de mode et des rock stars vivantes, je voulais les approcher de façon à rendre vivantes ces "natures mortes". Je les ai toutes prises sur fond blanc afin de créer des scènes avec une lumière douce pour leur donner une touche iconique et hors du temps, sans distraire l'œil», explique-t-il.
	
		Entouré des trésors d'une icône depuis longtemps disparue, Moore a perçu le poids de la responsabilité consistant à les partager avec le monde. Il a aussi ressenti un sentiment surnaturel, comme s'il était enfermé dans une «capsule temporelle poétique». Un sentiment renforcé par un épisode impromptu survenu pendant la prise de vues. «À un moment, parmi les milliards de chansons sur mon iPod, "Pennyroyal Tea" de Nirvana a retenti. Sur le plateau, tout le monde a eu la chair de poule, c'était un beau moment.»


	 
Geoff Moore, courtesy KM Fine Arts Los Angeles.

Madonna Box, 2007. Une poignée de jours plus tard, les quelque quarante objets sélectionnés pour le livre ont été transportés vers un studio où, sous constante supervision de la sécurité, Moore les a pris en photo. «Ayant l'habitude de photographier des portraits, des défilés de mode et des rock stars vivantes, je voulais les approcher de façon à rendre vivantes ces "natures mortes". Je les ai toutes prises sur fond blanc afin de créer des scènes avec une lumière douce pour leur donner une touche iconique et hors du temps, sans distraire l'œil», explique-t-il.

Entouré des trésors d'une icône depuis longtemps disparue, Moore a perçu le poids de la responsabilité consistant à les partager avec le monde. Il a aussi ressenti un sentiment surnaturel, comme s'il était enfermé dans une «capsule temporelle poétique». Un sentiment renforcé par un épisode impromptu survenu pendant la prise de vues. «À un moment, parmi les milliards de chansons sur mon iPod, "Pennyroyal Tea" de Nirvana a retenti. Sur le plateau, tout le monde a eu la chair de poule, c'était un beau moment.»

 


	Nixon Now, 2007, et The Promise, 2007.
Geoff Moore, courtesy KM Fine Arts Los Angeles.

Nixon Now, 2007, et The Promise, 2007.


	friends... in my head #1, 2007, et Endorsement - Cobain Converse #1, 2007.
Geoff Moore, courtesy KM Fine Arts Los Angeles.

friends... in my head #1, 2007, et Endorsement - Cobain Converse #1, 2007.

Une semaine dans le monde en 7 photos
Grand Format

Une semaine dans le monde en 7 photos

Une semaine dans le monde en 7 photos
Grand Format

Une semaine dans le monde en 7 photos

Newsletters