Tour du monde des lieux rendus impropres à la vie humaine
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Tour du monde des lieux rendus impropres à la vie humaine

En 2018, Samuel Bollendorff a «fait le tour de la terre». «L’idée c’était de travailler sur des lieux rendus impropres à la vie humaine pour des siècles, raconte ce photographe. Je trouve cela fou qu’on laisse des pans entiers de notre planète sans vie possible pour les générations à venir. Je voulais aussi me concentrer sur des pays comme l’Italie, le Canada, le Brésil, le Japon ou la Russie pour que l'on ne puisse pas se réfugier derrière l’argument de la vie sous dictature ou celui d’un pays en voie de développement et qui n’a pas d’autres choix que de développer son économie.» Sa série photographique intitulée CONTAMINATIONS, après moi le deluge est exposée à la galerie FAIT & CAUSE, à Paris, du 16 janvier au 23 février 2019. Pour Slate, Samuel Bollendorff revient sur deux pans de son travail: Monsanto et le plastique.

«Je pensais à ce projet depuis quelques temps déjà et j’ai obtenu une bourse pour le réaliser en partie. J’ai ensuite proposé au journal Le Monde d’être coproducteur de cette série. Entre janvier et juillet 2018, j’ai fait le tour du monde de lieux laissés impropres au développement de la vie par des entreprises. Il était important pour moi de travailler sur des pays qui sont similaires au nôtre et dont les économies sont proches des nôtres. Je ne voulais pas non plus me concentrer uniquement sur des gros sujets comme le nucléaire, mais je voulais travailler sur le plastique laissé dans les océans, les sables bitumineux, les déchets de la mafia ou encore les biphényles polychlorés (PCB) à Monsanto. Avant de se consacrer aux biotechnologies agricoles, la société Monsanto s’est développée dans l’industrie chimique. On lui doit notamment la production de l’agent orange déversé sur les populations pendant la guerre du Vietnam, mais également, tout au long du XXe siècle, la commercialisation des PCB dans le monde entier. Les PCB sont toxiques, écotoxiques et reprotoxiques. Y compris à faibles doses, ils provoquent des cancers, des effets sur le système immunitaire, le système reproducteur, le système nerveux, le système endocrinien... Cette famille de 209 dérivés chimiques chlorés ont été utilisés notamment pour la fabrication de systèmes isolants dans les condensateurs et les transformateurs électriques, du frigo à la centrale thermique. Extrêmement volatiles, ils voyagent dans les airs et on en trouve jusque dans l’Arctique. Les PCB sont persistants, certains éléments mettront jusqu’à 2.700 ans à se décomposer. La petite ville d’Anniston en Alabama, 20.000 habitants, est le Ground Zero du PCB. Ici, entre 1929 et 1971, la société Monsanto a fabriqué 308.000 tonnes de PCB, connus en France sous le nom de pyralène. Pendant cette période, l’usine a rejeté 27 tonnes de PCB dans l’atmosphère, 810 tonnes ont été déversées dans le ruisseau voisin, et 32.000 tonnes de déchets ont été reléguées dans une décharge à ciel ouvert en pleine ville. Les habitantes et les habitants sont partis, abandonnant tout, laissant des centaines de maisons en ruine. On appelait Anniston “Model City”. On l’appelle désormais “Toxic Town”.»
Samuel Bollendorff

«Je pensais à ce projet depuis quelques temps déjà et j’ai obtenu une bourse pour le réaliser en partie. J’ai ensuite proposé au journal Le Monde d’être coproducteur de cette série. Entre janvier et juillet 2018, j’ai fait le tour du monde de lieux laissés impropres au développement de la vie par des entreprises. Il était important pour moi de travailler sur des pays qui sont similaires au nôtre et dont les économies sont proches des nôtres. Je ne voulais pas non plus me concentrer uniquement sur des gros sujets comme le nucléaire, mais je voulais travailler sur le plastique laissé dans les océans, les sables bitumineux, les déchets de la mafia ou encore les biphényles polychlorés (PCB) à Monsanto. Avant de se consacrer aux biotechnologies agricoles, la société Monsanto s’est développée dans l’industrie chimique. On lui doit notamment la production de l’agent orange déversé sur les populations pendant la guerre du Vietnam, mais également, tout au long du XXe siècle, la commercialisation des PCB dans le monde entier. Les PCB sont toxiques, écotoxiques et reprotoxiques. Y compris à faibles doses, ils provoquent des cancers, des effets sur le système immunitaire, le système reproducteur, le système nerveux, le système endocrinien... Cette famille de 209 dérivés chimiques chlorés ont été utilisés notamment pour la fabrication de systèmes isolants dans les condensateurs et les transformateurs électriques, du frigo à la centrale thermique. Extrêmement volatiles, ils voyagent dans les airs et on en trouve jusque dans l’Arctique. Les PCB sont persistants, certains éléments mettront jusqu’à 2.700 ans à se décomposer. La petite ville d’Anniston en Alabama, 20.000 habitants, est le Ground Zero du PCB. Ici, entre 1929 et 1971, la société Monsanto a fabriqué 308.000 tonnes de PCB, connus en France sous le nom de pyralène. Pendant cette période, l’usine a rejeté 27 tonnes de PCB dans l’atmosphère, 810 tonnes ont été déversées dans le ruisseau voisin, et 32.000 tonnes de déchets ont été reléguées dans une décharge à ciel ouvert en pleine ville. Les habitantes et les habitants sont partis, abandonnant tout, laissant des centaines de maisons en ruine. On appelait Anniston “Model City”. On l’appelle désormais “Toxic Town”.»

«Le révérend Thomas Long est né à Anniston. Il n’a plus de voisins sur Montrose Avenue. Tout le monde est parti. Son salon présente des taux de PCB 140 fois supérieurs aux limites tolérées mais il ne veut pas quitter sa maison. Ils ont tout rasé autour de chez moi, les deux églises et cinquante maisons. Le reste est abandonné. Et si vous voulez voir des enfants nés dans les années 1980, il faut aller au cimetière. Monsanto nous dit: “Ne vous inquiétez pas, on s’en occupe, on nettoie.” Mais ils disaient déjà qu’il n’y avait pas de problème alors que leurs études montraient depuis des années que les animaux avaient des problèmes au foie et dans le sang. Ils ont contaminé pendant soixante-dix ans et ça ravine encore aujourd’hui; ils peuvent acheter qui ils veulent. Mais les juges disent que nos maladies doivent être liées à notre mode de vie.»
«La nuit, des vapeurs bleues émanaient de la décharge et des flaques. On allait y jouer, on appelait ça les trous bleus.» | Samuel Bollendorff

«Le révérend Thomas Long est né à Anniston. Il n’a plus de voisins sur Montrose Avenue. Tout le monde est parti. Son salon présente des taux de PCB 140 fois supérieurs aux limites tolérées mais il ne veut pas quitter sa maison. Ils ont tout rasé autour de chez moi, les deux églises et cinquante maisons. Le reste est abandonné. Et si vous voulez voir des enfants nés dans les années 1980, il faut aller au cimetière. Monsanto nous dit: “Ne vous inquiétez pas, on s’en occupe, on nettoie.” Mais ils disaient déjà qu’il n’y avait pas de problème alors que leurs études montraient depuis des années que les animaux avaient des problèmes au foie et dans le sang. Ils ont contaminé pendant soixante-dix ans et ça ravine encore aujourd’hui; ils peuvent acheter qui ils veulent. Mais les juges disent que nos maladies doivent être liées à notre mode de vie.»

«Monsanto déversait directement ses déchets dans le canal de Snow Creek. On a retrouvé jusqu’à 5.000 mg/kg de PCB dans l’eau et des poissons déformés. Les milliers de tonnes de PCB déchargées sur la colline creusent toujours des sillons en s'écoulant vers la rivière Choccolocco, contaminée sur des kilomètres. Des documents de Monsanto estampillés “CONFIDENTIEL: lire et détruire” montrent que pendant des décennies, la multinationale a dissimulé ce qu’elle faisait et surtout ce qu’elle savait. En 1966, des responsables de l’entreprise avaient découvert que “des poissons immergés dans le ruisseau se retournaient sur le dos en moins de dix secondes, pissant le sang et perdant leur peau comme s’ils avaient été bouillis vivants”. Ils ne l’ont dit à personne. En 1975, une autre étude menée par l’entreprise révélera que les PCB provoquent des tumeurs chez les rats. Là encore Monsanto taira les résultats. “Nous ne pouvons nous permettre de perdre un seul dollar.” Aujourd’hui, les négociations sur le nettoyage de Snow Creek et de la Choccolocco sont toujours en cours. Certains scientifiques estiment qu’il n’y aurait plus un mammifère sur la planète sans trace de PCB dans le sang. Et Monsanto envoie simplement des courriers rappelant aux autochtones de ne rien planter dans leur jardin.»
Samuel Bollendorff

«Monsanto déversait directement ses déchets dans le canal de Snow Creek. On a retrouvé jusqu’à 5.000 mg/kg de PCB dans l’eau et des poissons déformés. Les milliers de tonnes de PCB déchargées sur la colline creusent toujours des sillons en s'écoulant vers la rivière Choccolocco, contaminée sur des kilomètres. Des documents de Monsanto estampillés “CONFIDENTIEL: lire et détruire” montrent que pendant des décennies, la multinationale a dissimulé ce qu’elle faisait et surtout ce qu’elle savait. En 1966, des responsables de l’entreprise avaient découvert que “des poissons immergés dans le ruisseau se retournaient sur le dos en moins de dix secondes, pissant le sang et perdant leur peau comme s’ils avaient été bouillis vivants”. Ils ne l’ont dit à personne. En 1975, une autre étude menée par l’entreprise révélera que les PCB provoquent des tumeurs chez les rats. Là encore Monsanto taira les résultats. “Nous ne pouvons nous permettre de perdre un seul dollar.” Aujourd’hui, les négociations sur le nettoyage de Snow Creek et de la Choccolocco sont toujours en cours. Certains scientifiques estiment qu’il n’y aurait plus un mammifère sur la planète sans trace de PCB dans le sang. Et Monsanto envoie simplement des courriers rappelant aux autochtones de ne rien planter dans leur jardin.»

«Kim Abernathy a 36 ans. Elle a eu un cancer des ovaires à 17 ans. Sa sœur a eu le même cancer à 15 ans. Son père, sa tante, son cousin, tous sont morts de cancers. Son fils a de l’asthme, son neveu est autiste… Sa voisine a été amputée des deux jambes à 14 ans, elle aussi à cause d’un cancer. Tout le monde est malade! Ils indemnisaient les propriétaires des maisons, mais pas les locataires. Elle et sa mère n’ont reçu aucun dédommagement, personne n’a été testé, pourtant elles habitent à 50 mètres de l’usine. Elles n’ont pas d’assurance santé, pas d’Obamacare, rien. Je travaille sur des lieux souvent vides et dont on ne voit pas forcément au premier abord que ce sont des lieux de drame. On le découvre dans le récit ensuite. Le fait de travailler pour le journal Le Monde m’a ouvert certaines portes car il s’agit d’un journal connu et reconnu. J’ai travaillé avec ses correspondants et nous proposions aux entreprises de les rencontrer. Si elles refusaient, nous leur disions qu’il était dommage qu’elles n’aient pas leur mot à dire dans le récit. Certaines ont dit oui tout en ayant un discours de communicants en arguant par exemple que les sables bitumineux sont une énergie verte, d'autres nous interdisaient l’accès aux lieux.»
Samuel Bollendorff

«Kim Abernathy a 36 ans. Elle a eu un cancer des ovaires à 17 ans. Sa sœur a eu le même cancer à 15 ans. Son père, sa tante, son cousin, tous sont morts de cancers. Son fils a de l’asthme, son neveu est autiste… Sa voisine a été amputée des deux jambes à 14 ans, elle aussi à cause d’un cancer. Tout le monde est malade! Ils indemnisaient les propriétaires des maisons, mais pas les locataires. Elle et sa mère n’ont reçu aucun dédommagement, personne n’a été testé, pourtant elles habitent à 50 mètres de l’usine. Elles n’ont pas d’assurance santé, pas d’Obamacare, rien. Je travaille sur des lieux souvent vides et dont on ne voit pas forcément au premier abord que ce sont des lieux de drame. On le découvre dans le récit ensuite. Le fait de travailler pour le journal Le Monde m’a ouvert certaines portes car il s’agit d’un journal connu et reconnu. J’ai travaillé avec ses correspondants et nous proposions aux entreprises de les rencontrer. Si elles refusaient, nous leur disions qu’il était dommage qu’elles n’aient pas leur mot à dire dans le récit. Certaines ont dit oui tout en ayant un discours de communicants en arguant par exemple que les sables bitumineux sont une énergie verte, d'autres nous interdisaient l’accès aux lieux.»

«Chaque année, 8 millions de tonnes de plastique sont déversées en mer. Des déchets ménagers, des filets de pêche, des "larmes de sirènes" (des microbilles servant de matière première dans l’industrie), et surtout des plastiques à usage unique. Des emballages utilisés quelques secondes qui contamineront les océans pour des siècles. Lorsqu’une bouteille de plastique se fragmente, au fil de l’eau, de l’attaque des UV et de quelques bactéries, elle produit à elle seule 20.000 morceaux de microplastiques d’un millimètre ou de quelques dizaines de microns.»
Samuel Bollendorff

«Chaque année, 8 millions de tonnes de plastique sont déversées en mer. Des déchets ménagers, des filets de pêche, des "larmes de sirènes" (des microbilles servant de matière première dans l’industrie), et surtout des plastiques à usage unique. Des emballages utilisés quelques secondes qui contamineront les océans pour des siècles. Lorsqu’une bouteille de plastique se fragmente, au fil de l’eau, de l’attaque des UV et de quelques bactéries, elle produit à elle seule 20.000 morceaux de microplastiques d’un millimètre ou de quelques dizaines de microns.»

«Depuis son invention, 8,3 milliards de tonnes de plastique ont été produites. Il ne se dégrade pas, il est toujours là. Au milieu de l’océan Pacifique Nord, entre Hawaï et la Californie, se trouve la plus grande des six concentrations de plastique des océans. Sur une zone de 3,43 millions de kilomètres carrés, soit près d’un tiers de la superficie de l’Europe, ce qu’on appelle “le continent de plastique” ressemblerait plutôt à une soupe mortelle. À 2.500 kilomètres des premières côtes dérivent bien quelques pansements, quelques brosses à dents ou tuyaux d’arrosage, des morceaux de caisses en plastique ou des mégots, mais cela n’a rien d’un continent. Pire, rien de palpable. 1.800 milliards de microplastiques à peine visibles à l’œil nu, chargés d’adjuvants, de PCB, de toxiques persistants. On montre souvent le Pacifique comme une carte postale alors j’ai choisi de photographier les filtres utilisés par l’expédition Tara car l’équipe remontait plus de plastique que de plancton.»
Intérieurs de filtres prélevés par les scientifiques de l’expédition Tara Pacifique dans le Great Pacific Garbage Patch, le “continent de plastique”. | Samuel Bollendorff

«Depuis son invention, 8,3 milliards de tonnes de plastique ont été produites. Il ne se dégrade pas, il est toujours là. Au milieu de l’océan Pacifique Nord, entre Hawaï et la Californie, se trouve la plus grande des six concentrations de plastique des océans. Sur une zone de 3,43 millions de kilomètres carrés, soit près d’un tiers de la superficie de l’Europe, ce qu’on appelle “le continent de plastique” ressemblerait plutôt à une soupe mortelle. À 2.500 kilomètres des premières côtes dérivent bien quelques pansements, quelques brosses à dents ou tuyaux d’arrosage, des morceaux de caisses en plastique ou des mégots, mais cela n’a rien d’un continent. Pire, rien de palpable. 1.800 milliards de microplastiques à peine visibles à l’œil nu, chargés d’adjuvants, de PCB, de toxiques persistants. On montre souvent le Pacifique comme une carte postale alors j’ai choisi de photographier les filtres utilisés par l’expédition Tara car l’équipe remontait plus de plastique que de plancton.»

«Des éléments confondus avec le phytoplancton et ingérés par les poissons. Les polymères fragmentés libèrent alors leurs toxiques –bisphénol A, phtalates, DDT, PCB...– et contaminent les tissus des poissons qui les absorbent. Certaines zones présentent des concentrations de plastique jusqu’à dix fois plus importantes que le plancton. Ainsi entrées dans la chaîne alimentaire, les traces de plastique se retrouvent partout, jusqu’en Arctique. Une moule ou une huître contient une centaine de microbilles de plastique utilisées pour la fabrication des crèmes de gommage ou des pâtes dentifrice.»
Samuel Bollendorff

«Des éléments confondus avec le phytoplancton et ingérés par les poissons. Les polymères fragmentés libèrent alors leurs toxiques –bisphénol A, phtalates, DDT, PCB...– et contaminent les tissus des poissons qui les absorbent. Certaines zones présentent des concentrations de plastique jusqu’à dix fois plus importantes que le plancton. Ainsi entrées dans la chaîne alimentaire, les traces de plastique se retrouvent partout, jusqu’en Arctique. Une moule ou une huître contient une centaine de microbilles de plastique utilisées pour la fabrication des crèmes de gommage ou des pâtes dentifrice.»

«Aujourd’hui, il est difficile de trouver un endroit sans aucune trace de plastique sur notre planète. Il y en a partout, dans tous les cours d’eau, dès le début de la chaîne alimentaire et jusque dans le corps humain. On estime que les hommes auraient perdu jusqu’à 75% de leur fertilité à cause des perturbateurs endocriniens contenus, entre autres, dans le plastique. Ces déchets constituent aujourd’hui un écosystème à part entière que les scientifiques appellent désormais la plastisphère. Une contamination qu’il ne sera jamais possible de nettoyer.»
Samuel Bollendorff

«Aujourd’hui, il est difficile de trouver un endroit sans aucune trace de plastique sur notre planète. Il y en a partout, dans tous les cours d’eau, dès le début de la chaîne alimentaire et jusque dans le corps humain. On estime que les hommes auraient perdu jusqu’à 75% de leur fertilité à cause des perturbateurs endocriniens contenus, entre autres, dans le plastique. Ces déchets constituent aujourd’hui un écosystème à part entière que les scientifiques appellent désormais la plastisphère. Une contamination qu’il ne sera jamais possible de nettoyer.»

«Ce qui est terrible dans ce travail c’est qu’on voit combien il est urgent d’intervenir et comment les puissants, les gouvernements, les États-Unis, la Russie, la Chine, l’Europe et même la France ne prennent pas la mesure de l'extrême urgence. On ne parle même pas de la fin du siècle, le point de non retour va être atteint dans quelques années! Et les immenses groupes industriels restent encore complètement impunis de leur destruction de la planète car le politique est dépassé par l'économie... Je vais continuer ce travail encore un peu et faire un livre avec l’ensemble de mes travaux pour faire un portrait de l’état catastrophique de notre humanité en ce début de XXIe siècle.»
Samuel Bollendorff

«Ce qui est terrible dans ce travail c’est qu’on voit combien il est urgent d’intervenir et comment les puissants, les gouvernements, les États-Unis, la Russie, la Chine, l’Europe et même la France ne prennent pas la mesure de l'extrême urgence. On ne parle même pas de la fin du siècle, le point de non retour va être atteint dans quelques années! Et les immenses groupes industriels restent encore complètement impunis de leur destruction de la planète car le politique est dépassé par l'économie... Je vais continuer ce travail encore un peu et faire un livre avec l’ensemble de mes travaux pour faire un portrait de l’état catastrophique de notre humanité en ce début de XXIe siècle.»

Fanny Arlandis

Fanny Arlandis Journaliste à Beyrouth (Liban). Elle écrit principalement sur la photographie et le Moyen-Orient.

«Ces images devaient être jolies, inoffensives, à l’opposé de ce qu’elles représentent»
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