Les jolies colonies de l'espace
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Dans les années 1970, alors que l'Homme venait d'alunir et que la colonisation de l'espace semblait imminente, le Ames Research Center de la Nasa a mené trois études sur les colonies spatiales. Dans le cadre de ce projet, on a demandé à des artistes de traduire en détails et en couleurs éclatantes les conclusions de ces études. Ces images évoquent un sens unique du temps et de l'espace d'une précision impressionnante, laissant au spectateur une étrange impression, à la fois rétro et futuriste. Diaporama de Juliana Jiménez Jaramillo, traduit et adapté par C.D.

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Ce design de Bernal était une aire de vie sphérique qui pouvait contenir environ 10.000 personnes. 

Rick Guidice/NASA Ames Research Center
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Les plus célèbres de ces stations circulaires en rotation sont peut-être celles qu’on voit dans le film «2001: l’Odyssée de l’Espace», qui semblent aujourd’hui brillantes: la force centrifuge créée par la rotation aurait un effet impossible à distinguer de la gravité, comme on peut le voir dans les scènes où le docteur Frank Poole (Gary Lockwood), fait tranquillement son jogging sur la roue tournante d’une station. Ci-dessus, le plan de coupe d'une sphère de Bernal.

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L'agriculture sur une sphère de Bernal. D’après Phil Plait, qui tient le blog «Bad Astronomy» sur Slate, ces stations spatiales, ou colonies O’Neill, étaient importantes à la fin des années 60 et au début des années 70. Mais notre véritable Station spatiale internationale ne leur ressemble pas du tout, avec ses angles droits et ses panneaux solaires rectilignes. Ces modèles étaient-ils trop fantaisistes et tirés par les cheveux?

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En fait, nous n’avons pas essayé de faire des colonies spatiales de ce type. Une des raisons pour lesquelles la Station spatiale internationale est si différente de ces illustrations, c’est qu’elles n’ont pas les mêmes objectifs, explique Phil Plait. L’ISS a été dessinée sans gravité exprès, pour étudier les effets de l’apesanteur, pas pour créer une maison spatiale aux futures générations. Ci-dessus, la vue intérieure d'une sphère de Bernal.

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Ce n’est pas la seule raison. L’ingénierie nécessaire à faire tourner quelque chose dans l’espace est «difficile et demande beaucoup de savoir-faire», et, peu importe sa taille, une station rotative serait très chère. Les stations doivent de toute façon être grandes, ou bien «la force de Coriolis –celle qui fait tourner les ouragans sur notre planète en rotation– rendrait la vie difficile», explique Phil Plait. «Le liquide versé depuis un récipient se répandrait un peu de travers, et le simple fait de se lever pourrait vous faire tourner la tête.» Ci-dessus, une station de type «tore» (le nom du solide géométrique qui représente un tube courbe fermé sur lui-même).

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En matière de vie à long-terme dans l'espace, avec plantations de nourriture, petites forêts et plans d'eau modestes, ces designs pourraient bizarrement toujours être d'actualité, et en avance sur leur temps. Les colonies Tore comme celle ci-dessus pouvaient également accueillir environ 10.000 personnes.

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Une colonie tore vue de l'intérieur.

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Les colonies cylindriques étaient les métropoles de ces stations, capables d'abriter plus d'un million de personnes à la fois.

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Intérieur d'un cylindre O'Neill.

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La vue depuis l'intérieur d'un cylindre O'Neill, pendant une éclipse solaire.

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