En chute libre

L’artiste visuel Kerry Skarbakka réalise d’impressionnantes photos de lui-même en train de tomber. Dans ses séries «De la difficulté de se maintenir droit» (The Struggle to right oneself) et «La vie continue» (Life goes on) il philosophe à travers ces images de chute.

Pour expliquer son travail, Kerry Skarbakka cite Martin Heidegger, qui «décrivait l’existence humaine comme une chute perpétuelle» explique-t-il sur son site, «et il est de la responsabilité de chaque individu de se rattraper pour ne pas sombrer sans sa propre incertitude».
Crédit: «Trestle», de Kerry Skarbakka, dans l’Etat de Washington.

Pour expliquer son travail, Kerry Skarbakka cite Martin Heidegger, qui «décrivait l’existence humaine comme une chute perpétuelle» explique-t-il sur son site, «et il est de la responsabilité de chaque individu de se rattraper pour ne pas sombrer sans sa propre incertitude».

Il poursuit : «Ce travail photographique répond à cet état particulier, qui représente l’apogée de la pensée et de l’émotion réunies (…). C’est l’exploration du sublime espace métaphorique dans lequel l’équilibre a été rompu, atteignant un point de non-retour. Cela interroge la notion de résistance et de lâcher-prise».
Crédit: «Clint», de Kerry Skarbakka, à Chicago

Il poursuit : «Ce travail photographique répond à cet état particulier, qui représente l’apogée de la pensée et de l’émotion réunies (…). C’est l’exploration du sublime espace métaphorique dans lequel l’équilibre a été rompu, atteignant un point de non-retour. Cela interroge la notion de résistance et de lâcher-prise».

Le concept derrière ce travail trouve ses origines en 2001, quand la mort de sa mère, puis le 11 septembre, le plongent dans des tourments intimes. A travers ce projet, Kerry Skarbakka retrouve et recrée le sentiment «de lâcher prise, de chute, d’envol, de rêverie et de lévitation», explique-t-il à Slate.fr dans une interview par mail.
Crédit: «Shower», de Kerry Skarbakka, à Brooklyn, New York

Le concept derrière ce travail trouve ses origines en 2001, quand la mort de sa mère, puis le 11 septembre, le plongent dans des tourments intimes. A travers ce projet, Kerry Skarbakka retrouve et recrée le sentiment «de lâcher prise, de chute, d’envol, de rêverie et de lévitation», explique-t-il à Slate.fr dans une interview par mail.

Partant de l’idée que «l’art qui résonne le plus est celui qui se nourrit d’une expérience intime» Kerry Skarbakka a décidé de mêler dans ses photos plusieurs de ses passions: les arts martiaux, le jeu d’acteur et l’escalade.
Crédit: «Fence», de Kerry Skarbakka, à Chicago (2003)

Partant de l’idée que «l’art qui résonne le plus est celui qui se nourrit d’une expérience intime» Kerry Skarbakka a décidé de mêler dans ses photos plusieurs de ses passions: les arts martiaux, le jeu d’acteur et l’escalade.

Les arts martiaux lui permettent un rapport particulier au corps. Le jeu, c’est «pour le geste et la  vraisemblance de l’instant». L’escalade: pour l’usage et la connaissance des cordes et gréements, pour garantir sa sécurité.
Crédit: «Croatia», de Kerry Skarbakka, à Dubrovnik en Croatie, (2003)

Les arts martiaux lui permettent un rapport particulier au corps. Le jeu, c’est «pour le geste et la  vraisemblance de l’instant». L’escalade: pour l’usage et la connaissance des cordes et gréements, pour garantir sa sécurité.

Crédit: «Darkness», de Kerry Skarbakka, à Brooklyn (2005)
Les photographies sont prises chaque fois dans des conditions différentes. «Cela dépend du scénario mis en place et de ce qu’il est possible pour moi de faire sans me blesser.»
Crédit: «Naked», de Kerry Skarbakka, à Chicago (2003)

Les photographies sont prises chaque fois dans des conditions différentes. «Cela dépend du scénario mis en place et de ce qu’il est possible pour moi de faire sans me blesser.»

Pour certaines, la chute est réelle, avec un matelas en dessous. Pour d’autres, du matériel d’escalade est utilisé et l’angle de la prise de vue permet de le masquer. Pour d’autres encore, le matériel était visible et a été supprimé sur photoshop.
Crédit: «Smoke», de Kerry Skarbakka, à Brooklyn (2005)

Pour certaines, la chute est réelle, avec un matelas en dessous. Pour d’autres, du matériel d’escalade est utilisé et l’angle de la prise de vue permet de le masquer. Pour d’autres encore, le matériel était visible et a été supprimé sur photoshop.

Les réactions du public sont variées, généralement positives. «Les enfants adorent regarder ce que je m’apprête à faire» souligne-t-il.
 
Crédit: «Stairs» de Kerry Skarbakka, à Chicago

Les réactions du public sont variées, généralement positives. «Les enfants adorent regarder ce que je m’apprête à faire» souligne-t-il.

 

«Dans d’autres cas, comme pour la photo prise au Museum of Contemporary Art, les médias m’ont davantage présenté comme un artiste égoïste, imitant les individus qui se jettent du haut des gratte-ciels de New York». Cette perception de son travail lui a même attiré des menaces de mort.
Crédit: «Office», de Kerry Skarbakka, au Museum of Contemporary Art à Chicago (2005)

«Dans d’autres cas, comme pour la photo prise au Museum of Contemporary Art, les médias m’ont davantage présenté comme un artiste égoïste, imitant les individus qui se jettent du haut des gratte-ciels de New York». Cette perception de son travail lui a même attiré des menaces de mort.

Crédit: «Free Fall» de Kerry Skarbakka au Museum of Contemporary Art à Chicago (2005)
Ce qui est intéressant cependant, selon Skarbakka, ce n’est pas son travail de préparation, le secret des coulisses, mais le rendu final, impressionnant. Son travail est exposé à la Galerie Kopeikin à Los Angeles, et en Belgique.
Crédit: «Studio» de Kerry Skarbakka à Chicago

Ce qui est intéressant cependant, selon Skarbakka, ce n’est pas son travail de préparation, le secret des coulisses, mais le rendu final, impressionnant. Son travail est exposé à la Galerie Kopeikin à Los Angeles, et en Belgique.

Crédit: «Green Tree», de Kerry Skarbakka à Chicago. (2003)

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