Petites scènes urbaines
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Petites scènes urbaines

Le Britannique Michael Goldrei a débuté la photographie de rue pour «saisir des moments qui semblent complexes ou des personnes qui paraissent trop occupées pour être remarquées», raconte-t-il. «Mon but est que ces images laissent entrevoir une allusion à une histoire, mais sans préciser ce qu’elle pourrait être, si bien que la photo trouve ensuite une place sur votre mur et que vous pouvez la contempler pendant des années.» Michael Goldrei a rassemblé sept ans de photographies de rue dans un nouveau livre, Chromorama.

«En 2011, je possédais un appareil photo numérique tout simple, que j’utilisais pour prendre des photos d'architecture, de paysages et de toutes sortes de choses, à l'exception de gens. Mais j'ai soudainement eu envie d'essayer un reflex. J'en ai emprunté un à un ami et je me suis inscrit a un cours de photo que j’avais repéré grâce à une publicité. C'était un cours organisé vers Shoreditch, à Londres, avec le légendaire photographe de rue David Gibson. C'est à cette occasion que j'ai pris ma photo “Trois garçons”. J’ai été très honoré que David Gibson accepte d'écrire un mot pour la quatrième de couverture de mon livre Chromorama.»
«Trois Garcons», London, 2011 | Michael Goldrei 

«En 2011, je possédais un appareil photo numérique tout simple, que j’utilisais pour prendre des photos d'architecture, de paysages et de toutes sortes de choses, à l'exception de gens. Mais j'ai soudainement eu envie d'essayer un reflex. J'en ai emprunté un à un ami et je me suis inscrit a un cours de photo que j’avais repéré grâce à une publicité. C'était un cours organisé vers Shoreditch, à Londres, avec le légendaire photographe de rue David Gibson. C'est à cette occasion que j'ai pris ma photo “Trois garçons”. J’ai été très honoré que David Gibson accepte d'écrire un mot pour la quatrième de couverture de mon livre Chromorama

«Comme avec d'autres formes d'art, je crois que votre personnalité en général et votre état d'esprit du moment ont tendance à se manifester lorsque vous créez. Bien que vous ne commenciez pas avec une toile vierge en ce qui concerne la photographie de rue, vous finissez toujours par capter des images qui reflètent votre propre personnalité. J'aime penser que certains de mes traits de caractère, comme mon humour et ma passion pour raconter des histoires, transparaissent dans mon travail.»
«Feels Like We Only Go Backwards», London, 2018 | Michael Goldrei 

«Comme avec d'autres formes d'art, je crois que votre personnalité en général et votre état d'esprit du moment ont tendance à se manifester lorsque vous créez. Bien que vous ne commenciez pas avec une toile vierge en ce qui concerne la photographie de rue, vous finissez toujours par capter des images qui reflètent votre propre personnalité. J'aime penser que certains de mes traits de caractère, comme mon humour et ma passion pour raconter des histoires, transparaissent dans mon travail.»

«J’ai sélectionné des photos prises ces sept dernières années et j’ai passé environ trois mois à séquencer le livre. J’ai fait des impressions bon marché de toutes les photos que j’aimais, et je les accrochais au mur. Il était important pour moi que ce mur soit l’un de ceux que je regardais fréquemment. Je l’ai donc choisi dans le salon, visible depuis le canapé, derrière l'écran de l'ordinateur portable que j'utilise pour regarder des films ou autres. En me donnant suffisamment de temps pour travailler le séquençage, je me suis autorisé à prendre des décisions conscientes et inconscientes sur ce qui me semblait convenir. Chaque jour, je m'approchais du mur et j’essayais différentes séquences, jusqu'à ce que –si j'avais de la chance– deux photos fonctionnent bien côte à côte.»
«Fish Kiss», London 2011 | Michael Goldrei 

«J’ai sélectionné des photos prises ces sept dernières années et j’ai passé environ trois mois à séquencer le livre. J’ai fait des impressions bon marché de toutes les photos que j’aimais, et je les accrochais au mur. Il était important pour moi que ce mur soit l’un de ceux que je regardais fréquemment. Je l’ai donc choisi dans le salon, visible depuis le canapé, derrière l'écran de l'ordinateur portable que j'utilise pour regarder des films ou autres. En me donnant suffisamment de temps pour travailler le séquençage, je me suis autorisé à prendre des décisions conscientes et inconscientes sur ce qui me semblait convenir. Chaque jour, je m'approchais du mur et j’essayais différentes séquences, jusqu'à ce que –si j'avais de la chance– deux photos fonctionnent bien côte à côte.»

«Je travaille comme graphiste la journée, alors pendant mes heures de travail, je réfléchissais au nom, au design du livre et quelles éditions limitées j'avais envie de concevoir. À tel point qu’une fois arrivé à la phase de conception, le processus a été relativement rapide. Il est également important de mentionner que j’ai fait des promesses à d’autres personnes, pour me forcer à respecter les délais. Sinon, je serais probablement encore chez moi à regarder mon mur.»
«Get Up Downtown», Miami 2017 | Michael Goldrei 

«Je travaille comme graphiste la journée, alors pendant mes heures de travail, je réfléchissais au nom, au design du livre et quelles éditions limitées j'avais envie de concevoir. À tel point qu’une fois arrivé à la phase de conception, le processus a été relativement rapide. Il est également important de mentionner que j’ai fait des promesses à d’autres personnes, pour me forcer à respecter les délais. Sinon, je serais probablement encore chez moi à regarder mon mur.»

«Je prends beaucoup de photos quand je sors –j’en fait peut-être 400 par jour, si je suis dans un nouvel endroit passionnant– et je les trie plus tard. Un certain nombre de facteurs me poussent à appuyer sur le bouton: quelque chose de très coloré, plein de situations complètement différentes se déroulant au même endroit, une belle lumière, un élément passant au premier plan devant un élément de fond intéressant ou une vision correspondant à l'une des nombreuses séries que j’ai en cours.»
«Lady in Red», Budapest 2016 | Michael Goldrei 

«Je prends beaucoup de photos quand je sors –j’en fait peut-être 400 par jour, si je suis dans un nouvel endroit passionnant– et je les trie plus tard. Un certain nombre de facteurs me poussent à appuyer sur le bouton: quelque chose de très coloré, plein de situations complètement différentes se déroulant au même endroit, une belle lumière, un élément passant au premier plan devant un élément de fond intéressant ou une vision correspondant à l'une des nombreuses séries que j’ai en cours.»

«Je n’essaie pas intentionnellement de donner l’impression que mes photos sont posées. Mais quand j'ai regardé a posteriori la sélection faite pour mon livre, je me suis rendu compte que certaines d’entre elles ressemblaient presque à des scènes de théâtre. Je crois que tout l'art dont vous faites l’expérience est aspiré dans votre subconscient et affecte votre propre travail. Aussi, je pense que le fait d'aller souvent au théâtre a eu un impact sur la disposition de mes plans.»
«On the Shoulders of Giants», London 2017 | Michael Goldrei 

«Je n’essaie pas intentionnellement de donner l’impression que mes photos sont posées. Mais quand j'ai regardé a posteriori la sélection faite pour mon livre, je me suis rendu compte que certaines d’entre elles ressemblaient presque à des scènes de théâtre. Je crois que tout l'art dont vous faites l’expérience est aspiré dans votre subconscient et affecte votre propre travail. Aussi, je pense que le fait d'aller souvent au théâtre a eu un impact sur la disposition de mes plans.»

«Je poste la plupart de mes clichés sur Flickr, Instagram, Twitter et Facebook, et je trouve ces plateformes utiles pour tester ce qui fonctionne bien –même si, dans le cas d'Instagram, je connais les algorithmes et je sais qu’ils ne sont pas la meilleure façon de juger des choses. J'aime laisser mes photos prendre leur place pendant un certain temps, puis penser: “hmmm, peut-être que celle-ci n’est pas intéressante” ou “je l’aime encore plusieurs mois plus tard, je dois la garder”.»
«Nest», London 2016 | Michael Goldrei 

«Je poste la plupart de mes clichés sur Flickr, InstagramTwitter et Facebook, et je trouve ces plateformes utiles pour tester ce qui fonctionne bien –même si, dans le cas d'Instagram, je connais les algorithmes et je sais qu’ils ne sont pas la meilleure façon de juger des choses. J'aime laisser mes photos prendre leur place pendant un certain temps, puis penser: “hmmm, peut-être que celle-ci n’est pas intéressante” ou “je l’aime encore plusieurs mois plus tard, je dois la garder”.»

«J’ai appelé mon livre Chromorama, car j'apprécie les titres rapides et efficaces –ma série sur les objets abandonnés trouvés dans différentes parties du monde s'intitule Trashtopia. Ce qui relie les photos ensemble, c'est essentiellement la couleur –que ce soit dans l'excès ou par son manque– et le mot s’est immédiatement imposé dans ma tête. Quand je l’ai tapé sur Google, je ne l’ai pas trouvé très répandu, mais j’ai depuis appris que d’autres projets artistiques l’utilisaient également.»
«Overlooked», Havana 2016 | Michael Goldrei 

«J’ai appelé mon livre Chromorama, car j'apprécie les titres rapides et efficaces –ma série sur les objets abandonnés trouvés dans différentes parties du monde s'intitule Trashtopia. Ce qui relie les photos ensemble, c'est essentiellement la couleur –que ce soit dans l'excès ou par son manque– et le mot s’est immédiatement imposé dans ma tête. Quand je l’ai tapé sur Google, je ne l’ai pas trouvé très répandu, mais j’ai depuis appris que d’autres projets artistiques l’utilisaient également.»

Fanny Arlandis

Fanny Arlandis Journaliste à Beyrouth (Liban). Elle écrit principalement sur la photographie et le Moyen-Orient.

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