Comment la chirurgie esthétique change un visage en Corée
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Comment la chirurgie esthétique change un visage en Corée

Depuis 2014, les membres du collectif Tendance Floue se rendent en Corée du Sud à tour de rôle pour mener à bien un projet commun. Olivier Culmann a décidé de travailler sur la chirurgie esthétique. Les jeunes coréens s’agrandissent les yeux, s’amincissent le visage ou se rallongent le nez. Le photographe a inversé le processus et a demandé à une clinique de chirurgie esthétique de Séoul de lui proposer plusieurs simulations d’opérations possibles à partir de son propre visage.

 

Sa série intitulée «Conversions» fait partie d'un triptyque (Conversions, Inversions, Intrusions) et est exposée à la Galerie de la Cité internationale des arts à Paris, du 30 août au 25 septembre 2016 lors de l'exposition «Korea On / Off». A cette occasion, Art Book Magazine publie un livre électronique trilingue qui regroupe toute de la production coréenne du collectif (photos, vidéos, sons et textes).

CONVERSIONS - Simulations chirurgicales - acteur coréen (Hyun-Bin) | Olivier Culmann

 

«Le projet “Conversions” est lié à un précédent, sur l’Inde, dans lequel je m’utilisais comme matériau pour reproduire sur moi-même un certain nombre d’archétypes de la société indienne. J'ai ainsi joué des pratiques locales de photographie studio et d’utilisation de Photoshop. Ce que j’ai fait en Corée est différent car ce n’est pas du tout la même culture, mais c’est dans la continuité de ce travail pour deux raisons. L’une c’est que je m’utilise comme matériau. L’autre, c'est que je joue et que je m’intéresse aux pratiques photographiques coréennes et à la représentation de soi à travers l’utilisation de la photographie.»

CONVERSIONS - Simulations chirurgicales - acteur coréen (Hyun-Bin) | Olivier Culmann

 

«Le projet “Conversions” est lié à un précédent, sur l’Inde, dans lequel je m’utilisais comme matériau pour reproduire sur moi-même un certain nombre d’archétypes de la société indienne. J'ai ainsi joué des pratiques locales de photographie studio et d’utilisation de Photoshop. Ce que j’ai fait en Corée est différent car ce n’est pas du tout la même culture, mais c’est dans la continuité de ce travail pour deux raisons. L’une c’est que je m’utilise comme matériau. L’autre, c'est que je joue et que je m’intéresse aux pratiques photographiques coréennes et à la représentation de soi à travers l’utilisation de la photographie.»

CONVERSIONS - Simulations chirurgicales - acteur coréen (Jang Dong-Gun) | Olivier Culmann

 

«En Corée, il y a une très grande pratique de la chirurgie esthétique, notamment chez les jeunes. Quand un jeune a l’équivalent de son bac, ses parents lui offrent une opération de chirurgie esthétique. Certains quartiers de Séoul sont plein de cliniques de chirurgie esthétique et dans le métro on voit de nombreuses publicités avec des photos des gens avant/après.»

CONVERSIONS - Simulations chirurgicales - acteur coréen (Jang Dong-Gun) | Olivier Culmann

 

«En Corée, il y a une très grande pratique de la chirurgie esthétique, notamment chez les jeunes. Quand un jeune a l’équivalent de son bac, ses parents lui offrent une opération de chirurgie esthétique. Certains quartiers de Séoul sont plein de cliniques de chirurgie esthétique et dans le métro on voit de nombreuses publicités avec des photos des gens avant/après.»

CONVERSIONS - Simulations chirurgicales - autoportrait | Olivier Culmann

 

«J’ai donné trois photos de moi à une clinique [les photos ci-dessus]. Une de face et deux de profil et j’ai inversé le procédé qui se pratique là-bas. Avant de se faire opérer, les jeunes montrent souvent des photos de stars occidentales, notamment américaines, et demandent aux médecins de leur ressembler. J’ai pris les photos de Jang Dong-Gun et Hyun-Bin, deux stars du cinéma sud-coréen, et j’ai demandé à la clinique de me faire des simulations de visages.»

CONVERSIONS - Simulations chirurgicales - autoportrait | Olivier Culmann

 

«J’ai donné trois photos de moi à une clinique [les photos ci-dessus]. Une de face et deux de profil et j’ai inversé le procédé qui se pratique là-bas. Avant de se faire opérer, les jeunes montrent souvent des photos de stars occidentales, notamment américaines, et demandent aux médecins de leur ressembler. J’ai pris les photos de Jang Dong-Gun et Hyun-Bin, deux stars du cinéma sud-coréen, et j’ai demandé à la clinique de me faire des simulations de visages.»

CONVERSIONS - Simulations chirurgicales - un Coréen | Olivier Culmann

 

«Ils m’ont d’abord envoyé une simulation de l'opération que je devrais faire selon eux  [photo 5]; puis deux autres simulations à partir des visages des acteurs, Hyun-Bin et Jang Dong-Gun [photos 1 et 2]; et la dernière est celle d’un visage qui ressemblerait plus à un visage coréen qu’à un occidental [photo ci-dessus].»

CONVERSIONS - Simulations chirurgicales - un Coréen | Olivier Culmann

 

«Ils m’ont d’abord envoyé une simulation de l'opération que je devrais faire selon eux  [photo 5]; puis deux autres simulations à partir des visages des acteurs, Hyun-Bin et Jang Dong-Gun [photos 1 et 2]; et la dernière est celle d’un visage qui ressemblerait plus à un visage coréen qu’à un occidental [photo ci-dessus].»

CONVERSIONS - Simulations chirurgicales | Olivier Culmann

 

«Ce qui m’a intéressé, c’est le paradoxe. A un jeune âge, au moment où ces personnes sont en train de se construire, elles décident de se créer un visage et donc une identité personnelle qui, en fait, rentre dans un moule commun et très formaté. Il y a des visages récurrents que les gens veulent avoir. J’ai par exemple cru revoir une des femmes de la clinique le lendemain dans le métro, mais ce n’était pas elle. C’était simplement quelqu’un qui avait eu une opération tellement similaire que cela donnait l’effet de voir un clone.»

CONVERSIONS - Simulations chirurgicales | Olivier Culmann

 

«Ce qui m’a intéressé, c’est le paradoxe. A un jeune âge, au moment où ces personnes sont en train de se construire, elles décident de se créer un visage et donc une identité personnelle qui, en fait, rentre dans un moule commun et très formaté. Il y a des visages récurrents que les gens veulent avoir. J’ai par exemple cru revoir une des femmes de la clinique le lendemain dans le métro, mais ce n’était pas elle. C’était simplement quelqu’un qui avait eu une opération tellement similaire que cela donnait l’effet de voir un clone.»

Fanny Arlandis

Fanny Arlandis Journaliste à Beyrouth (Liban). Elle écrit principalement sur la photographie et le Moyen-Orient.

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