La chambre, un luxe hors de portée pour 700.000 enfants londoniens
Parents & enfants / Société

La chambre, un luxe hors de portée pour 700.000 enfants londoniens

«À Londres, 37% des enfants (soit environ 700.000) vivent dans la pauvreté», constate Laurence Guinness, directeur général de The Childhood Trust. Ces enfants «n’ont pas d’espace pour jouer, étudier et ont trop honte pour amener leurs amis chez eux». The Childhood Trust a donc eu l'idée de montrer ces pièces à part «que personne ne voit habituellement» dans une exposition photographique intitulée The Bedrooms of London qui se tient au Foundling Museum de Londres jusqu'au 5 mai.

«L'idée de ce projet est née de rencontres avec des enfants et des familles vivant dans des conditions déplorables. Notre programme Decorate A Child’s Life (Décorez la vie d’un enfant) offre à des équipes de bénévoles la possibilité d’aider les familles en difficulté en passant une journée à rénover les chambres pour les rendre accueillantes et colorées. Les logements médiocres et temporaires sont légion et posent de graves problèmes aux enfants de la capitale, qui n’ont pas d’espace pour jouer, étudier et qui ont trop honte d’amener leurs amis à la maison», raconte Laurence Guinness.
Adam, 2017 | Katie Wilson

«L'idée de ce projet est née de rencontres avec des enfants et des familles vivant dans des conditions déplorables. Notre programme Decorate A Child’s Life (Décorez la vie d’un enfant) offre à des équipes de bénévoles la possibilité d’aider les familles en difficulté en passant une journée à rénover les chambres pour les rendre accueillantes et colorées. Les logements médiocres et temporaires sont légion et posent de graves problèmes aux enfants de la capitale, qui n’ont pas d’espace pour jouer, étudier et qui ont trop honte d’amener leurs amis à la maison», raconte Laurence Guinness.

«Voir autant d’enfants en difficulté dans des conditions de vie déplorables nous a mené à mettre en place notre programme Décorer la vie d’un enfant. Grâce à notre réseau de projets, nous recevons un flux constant de recommandations de familles ayant besoin d’aide pour améliorer les conditions de vie de leurs enfants. Nous aidons également à redécorer les centres communautaires et de charité qui apportent leur soutien.»
Antousha, Gabriela & Moses, 2018 | Katie Wilson

«Voir autant d’enfants en difficulté dans des conditions de vie déplorables nous a mené à mettre en place notre programme Décorer la vie d’un enfant. Grâce à notre réseau de projets, nous recevons un flux constant de recommandations de familles ayant besoin d’aide pour améliorer les conditions de vie de leurs enfants. Nous aidons également à redécorer les centres communautaires et de charité qui apportent leur soutien.»

«Nous avons naïvement intitulé le projet The Bedrooms of London, au pluriel, sans nous rendre tout à a fait compte du nombre d’enfants et de familles qui vivent dans une pièce unique. Elles ne disposent donc pas de plusieurs chambres. La chambre est notre espace le plus privé. Nous voulions montrer ces espaces que personne ne voit habituellement.»
Christopher & Simon, 2017 | Katie Wilson

«Nous avons naïvement intitulé le projet The Bedrooms of London, au pluriel, sans nous rendre tout à a fait compte du nombre d’enfants et de familles qui vivent dans une pièce unique. Elles ne disposent donc pas de plusieurs chambres. La chambre est notre espace le plus privé. Nous voulions montrer ces espaces que personne ne voit habituellement.»

«Londres compte le taux de pauvreté infantile le plus élevé de toutes les régions du Royaume-Uni et cela devrait rester encore le cas au cours des prochaines années. Cette pauvreté a ses propres caractéristiques. Économiquement, Londres est une ville riche mais cette richesse n'est pas bien répartie. Les 10% des ménages les plus riches possèdent 50% des richesses de la capitale, tandis que les 50% les plus pauvres ne possèdent que 5% des richesses de la cité. Les enfants de Londres sont plus susceptibles de grandir dans la pauvreté que leurs contemporains ailleurs au Royaume-Uni; 37% des enfants londoniens (soit environ 700.000) vivent dans la pauvreté.»
Edward, 2017 | Katie Wilson

«Londres compte le taux de pauvreté infantile le plus élevé de toutes les régions du Royaume-Uni et cela devrait rester encore le cas au cours des prochaines années. Cette pauvreté a ses propres caractéristiques. Économiquement, Londres est une ville riche mais cette richesse n'est pas bien répartie. Les 10% des ménages les plus riches possèdent 50% des richesses de la capitale, tandis que les 50% les plus pauvres ne possèdent que 5% des richesses de la cité. Les enfants de Londres sont plus susceptibles de grandir dans la pauvreté que leurs contemporains ailleurs au Royaume-Uni; 37% des enfants londoniens (soit environ 700.000) vivent dans la pauvreté.»

«On part souvent du principe que le travail est un moyen sûr de sortir de la pauvreté, mais deux tiers de ces enfants précarisés grandissent dans un ménage où au moins un des deux parents travaille. Quatre enfants sur dix vivent dans le dénuement et ce chiffre risque encore augmenter. La nature de la pauvreté à Londres est également en train de changer, car le fossé entre l’intérieur et l’extérieur de la capitale est devenu moins net.»
Jane, 2017 | Katie Wilson

«On part souvent du principe que le travail est un moyen sûr de sortir de la pauvreté, mais deux tiers de ces enfants précarisés grandissent dans un ménage où au moins un des deux parents travaille. Quatre enfants sur dix vivent dans le dénuement et ce chiffre risque encore augmenter. La nature de la pauvreté à Londres est également en train de changer, car le fossé entre l’intérieur et l’extérieur de la capitale est devenu moins net.»

«La vie de chaque enfant est différente et ses expériences sont uniques. Mais ils partagent des conditions communes: un manque de jouets, une nourriture insuffisante, l'ennui, des sentiments de rancœur et de honte, de la colère et une sensation d'isolement. Les enfants n’ont nulle part où jouer et les tensions avec leurs parents surviennent souvent quand il n’y a aucun lieu où jouir de la vie privée ou d’un temps passé seul.»
Nadine, Crystal, Peter & Simone, 2017 | Katie Wilson

«La vie de chaque enfant est différente et ses expériences sont uniques. Mais ils partagent des conditions communes: un manque de jouets, une nourriture insuffisante, l'ennui, des sentiments de rancœur et de honte, de la colère et une sensation d'isolement. Les enfants n’ont nulle part où jouer et les tensions avec leurs parents surviennent souvent quand il n’y a aucun lieu où jouir de la vie privée ou d’un temps passé seul.»

«Trouver des familles prêtes à nous laisser entrer dans leur vie a été difficile. Mais une fois qu'elles ont compris pourquoi nous souhaitions interagir ainsi, elles ont toujours accepté de nous aider afin de servir la cause d'autres personnes vivant dans des conditions similaires. Certains des organismes de bienfaisance que nous avons sollicités pour nous soutenir ont refusé car ils considèrent la pauvreté comme une honte. Nous étions en désaccord avec eux. Toutes les familles que nous avons rencontrées sont démunies parce qu'elles ont été soumises à des circonstances indépendantes de leur volonté. Licenciement, partenaire violent, abandon avec enfants en bas âge, victimes de guerre et de conflit, personnes ayant des problèmes de santé. Aucune d'entre elles ne considère sa situation comme un motif de honte, c'est pourquoi toutes ont voulu nous raconter leurs histoires.»
Rory & Vanessa, 2018 | Katie Wilson

«Trouver des familles prêtes à nous laisser entrer dans leur vie a été difficile. Mais une fois qu'elles ont compris pourquoi nous souhaitions interagir ainsi, elles ont toujours accepté de nous aider afin de servir la cause d'autres personnes vivant dans des conditions similaires. Certains des organismes de bienfaisance que nous avons sollicités pour nous soutenir ont refusé car ils considèrent la pauvreté comme une honte. Nous étions en désaccord avec eux. Toutes les familles que nous avons rencontrées sont démunies parce qu'elles ont été soumises à des circonstances indépendantes de leur volonté. Licenciement, partenaire violent, abandon avec enfants en bas âge, victimes de guerre et de conflit, personnes ayant des problèmes de santé. Aucune d'entre elles ne considère sa situation comme un motif de honte, c'est pourquoi toutes ont voulu nous raconter leurs histoires.»

Fanny Arlandis

Fanny Arlandis Journaliste à Beyrouth (Liban). Elle écrit principalement sur la photographie et le Moyen-Orient.

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