La Centrafrique déchirée
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La Centrafrique déchirée

Depuis que les rebelles ont évincé du pouvoir François Bozizé, en mars 2013, les combats entre la coalition à majorité musulmane rebelle, connue sous le nom de Seleka, et des milices locales d'autodéfense appelées anti-balaka, déchirent la Centrafrique. Des milliers de personnes sont obligées de fuir leurs maisons.

Le photographe Marcus Bleasdale, avec Peter Bouckaert de Human Rights Watch, s'est rendu à la capitale régionale, Bossangoa, à la rencontre de ces gens.

Marcus Bleasdale est un photojournaliste dont le travail a notamment été publié dans le New Yorker, le New York Times, ou National Geographic. Il est membre de l'agence VII Photo.

A lire aussi, le reportage de Peter Bouckaert: «Ici, en Centrafrique, nous vivons et nous mourons comme des animaux»


	Des enfants-soldats des milices anti-Balaka, dans un village près de Bossangoa, le 3 novembre 2013. Ils sont très mal armés: fusils de chasse, arcs et flèches.
Marcus Bleasdale  /VII  

Des enfants-soldats des milices anti-Balaka, dans un village près de Bossangoa, le 3 novembre 2013. Ils sont très mal armés: fusils de chasse, arcs et flèches.


	Beldo Ibrahim, avec sa fille, le 2 novembre 2013. La petite fille a été grièvement blessée lors d'une attaque, frappée à la tête avec une machette et à coup de couteau parce que les anti-balaka l'ont pris pour un garçon.
Marcus Bleasdale  /VII  

Beldo Ibrahim, avec sa fille, le 2 novembre 2013. La petite fille a été grièvement blessée lors d'une attaque, frappée à la tête avec une machette et à coup de couteau parce que les anti-balaka l'ont pris pour un garçon.


	Un combattant anti-balaka dans le village de Ndjo. Plusieurs centaines de personnes ont cherché refuge dans la brousse, où le manque d'eau courante et d'infrastructures présentent des risques pour la santé. Les fournitures médicales du village ont été détruites ou pillées lors d'un raid sur le centre de santé du village en septembre.
Marcus Bleasdale  /VII  

Un combattant anti-balaka dans le village de Ndjo. Plusieurs centaines de personnes ont cherché refuge dans la brousse, où le manque d'eau courante et d'infrastructures présentent des risques pour la santé. Les fournitures médicales du village ont été détruites ou pillées lors d'un raid sur le centre de santé du village en septembre.


	Des combattants Seleka, à un checkpoint sur la route de Bossangoa, le 4 novembre.
Marcus Bleasdale  /VII  

Des combattants Seleka, à un checkpoint sur la route de Bossangoa, le 4 novembre.


	Ayant fui leurs maisons pour échapper aux combats entre les forces Seleka musulmanes et les milices combattantes chrétiennes anti-Balaka, ces personnes déplacées reçoivent maintenant la nourriture, le logement et la sécurité dont ils ont besoin à la mission catholique à Bossangoa. Des milliers de personnes ont été déplacées dans le pays et quelque 40.000 personnes ont trouvé refuge ici, sur les terrains de l'église.
Marcus Bleasdale  /VII  

Ayant fui leurs maisons pour échapper aux combats entre les forces Seleka musulmanes et les milices combattantes chrétiennes anti-Balaka, ces personnes déplacées reçoivent maintenant la nourriture, le logement et la sécurité dont ils ont besoin à la mission catholique à Bossangoa. Des milliers de personnes ont été déplacées dans le pays et quelque 40.000 personnes ont trouvé refuge ici, sur les terrains de l'église.


	Depuis que François Bozizé a été renversé, en mars 2013, il n'y a plus eu classe dans cette école. Dans l'ensemble du pays, 70% des enfants ne sont pas scolarisés. Cette école est maintenant utilisé comme un refuge.
Marcus Bleasdale  /VII  

Depuis que François Bozizé a été renversé, en mars 2013, il n'y a plus eu classe dans cette école. Dans l'ensemble du pays, 70% des enfants ne sont pas scolarisés. Cette école est maintenant utilisé comme un refuge.


	Les déplacés se retrouvent à la mission catholique de Bossangoa. Ils cuisinent le manioc.
Marcus Bleasdale  /VII  

Les déplacés se retrouvent à la mission catholique de Bossangoa. Ils cuisinent le manioc.


	Des tentes de fortune sur le terrain de la mission catholique à Bossangoa le 3 novembre 2013. Le camp est très densément peuplée, bien au-delà des normes humanitaires minimales.
Marcus Bleasdale  /VII  

Des tentes de fortune sur le terrain de la mission catholique à Bossangoa le 3 novembre 2013. Le camp est très densément peuplée, bien au-delà des normes humanitaires minimales.


	Le centre de santé du village Ouham Bac a été brûlé. Plus de 350 maisons ont été détruites dans les zones chrétiennes et musulmanes du village par une série d'attaques sur plusieurs mois.
Marcus Bleasdale  /VII  

Le centre de santé du village Ouham Bac a été brûlé. Plus de 350 maisons ont été détruites dans les zones chrétiennes et musulmanes du village par une série d'attaques sur plusieurs mois.


	Dans une autre partie du camp de la mission, les gens se sont réfugiés dans une usine abandonnée, le 2 novembre.
Marcus Bleasdale  /VII  

Dans une autre partie du camp de la mission, les gens se sont réfugiés dans une usine abandonnée, le 2 novembre.


	Khadidja-Aladji-Adbou, 30 ans, a dû regarder quand les anti-Balaka ont tué par balles trois de ses enfants, son mari et d'autres personnes. Lors de la même attaque, elle a reçu une balle dans la nuque et a été laissée pour morte avec plusieurs autres membres de son groupe ethnique mbororo, traditionnellement des éleveurs de bétail nomades. La blessure de Adbou n'était pas mortelle, elle est la seule survivante.
Marcus Bleasdale  /VII  

Khadidja-Aladji-Adbou, 30 ans, a dû regarder quand les anti-Balaka ont tué par balles trois de ses enfants, son mari et d'autres personnes. Lors de la même attaque, elle a reçu une balle dans la nuque et a été laissée pour morte avec plusieurs autres membres de son groupe ethnique mbororo, traditionnellement des éleveurs de bétail nomades. La blessure de Adbou n'était pas mortelle, elle est la seule survivante.


	Les résidents du camp se précipitent à l'intérieur pour respecter le couvre-feu.
Marcus Bleasdale  /VII  

Les résidents du camp se précipitent à l'intérieur pour respecter le couvre-feu.

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