Les films de Cannes 2013
Culture

Les films de Cannes 2013

Le 66e Festival de Cannes, comme tous les ans, verra beaucoup de réalisateurs stars défiler. Non pas des «habitués» —le sélectionneur Thierry Frémaux n’aime pas l’expression— mais simplement de «grands réalisateurs» puisque «les grands réalisateurs font les grands films», dit-il. Plongeant comme toujours dans l'âme du monde, entre voyage, identité, sexe, crainte de la mort et vie éternelle. Aperçu de la sélection officielle en images. Charlotte Pudlowski.

Jamais récompensé à Cannes, François Ozon y est venu plusieurs fois, en compétition en 2003 avec «Swimming Pool» et à Un Certain Regard en 2005 avec «Le Temps qui reste». «Jeune et jolie», qui est déjà son quatorzième film, raconte une histoire de prostitution volontaire.
«Jeune et jolie», François Ozon. DR

Jamais récompensé à Cannes, François Ozon y est venu plusieurs fois, en compétition en 2003 avec «Swimming Pool» et à Un Certain Regard en 2005 avec «Le Temps qui reste». «Jeune et jolie», qui est déjà son quatorzième film, raconte une histoire de prostitution volontaire.

Pour la première fois en compétition, le Mexicain Amat Escalante, déjà venu deux fois pour Un Certain Regard, raconte dans «Heli» l’amour d’une jeune Mexicaine de 12 ans pour un policier impliqué dans un détournement de drogue.
«Heli», Amat Escalante. DR.

Pour la première fois en compétition, le Mexicain Amat Escalante, déjà venu deux fois pour Un Certain Regard, raconte dans «Heli» l’amour d’une jeune Mexicaine de 12 ans pour un policier impliqué dans un détournement de drogue.

Le réalisateur iranien, qui avait connu un succès inespéré avec «Une Séparation», raconte dans «Le Passé» l’histoire d’un couple franco-iranien, séparé, qui recèle un secret. C’est la première fois que Farhadi tourne en France et la première fois qu’il est en lice pour la Palme. Des premières fois qui lui réussiront peut-être, de même qu'à Bérénico Bejo, qui tient le rôle féminin titre au côté de Tahar Rahim.
«Le Passé», Asghar Farhadi. DR.

Le réalisateur iranien, qui avait connu un succès inespéré avec «Une Séparation», raconte dans «Le Passé» l’histoire d’un couple franco-iranien, séparé, qui recèle un secret. C’est la première fois que Farhadi tourne en France et la première fois qu’il est en lice pour la Palme. Des premières fois qui lui réussiront peut-être, de même qu'à Bérénico Bejo, qui tient le rôle féminin titre au côté de Tahar Rahim.

Jia Zhang Ke revient à Cannes pour la cinquième fois. La première en 2002, pour «Plaisirs inconnus», l’avait laissé repartir bredouille. Il a été président du jury de la Cinéfondation en 2007, de nouveau en compétition en 2008 avec «24 City» et sélectionné pour Un Certain Regard en 2010 avec «I Wish I Knew». «A Touch of Sin» est un film en quatre histoires, dans la Chine d’aujourd’hui, entre ville et campagne.
«A Touch of Sin», de Jia Zhang Ke. DR.

Jia Zhang Ke revient à Cannes pour la cinquième fois. La première en 2002, pour «Plaisirs inconnus», l’avait laissé repartir bredouille. Il a été président du jury de la Cinéfondation en 2007, de nouveau en compétition en 2008 avec «24 City» et sélectionné pour Un Certain Regard en 2010 avec «I Wish I Knew». «A Touch of Sin» est un film en quatre histoires, dans la Chine d’aujourd’hui, entre ville et campagne.

Le retour d'Arnaud Desplechin sur la Croisette est attendu. Et les deux stars qui sont à l’affiche de «Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des plaines)», Mathieu Amalric et Benicio Del Toro, ne le sont pas moins. Ils incarnent respectivement un ethnologue psychanalyste et un Indien hospitalisé au Kansas. Desplechin, présent fréquemment à Cannes depuis sa première venue à la Semaine de la critique en 1991, n’a jamais été primé jusqu'à présent.
«Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des plaines)» d'Arnaud Desplechin. DR.

Le retour d'Arnaud Desplechin sur la Croisette est attendu. Et les deux stars qui sont à l’affiche de «Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des plaines)», Mathieu Amalric et Benicio Del Toro, ne le sont pas moins. Ils incarnent respectivement un ethnologue psychanalyste et un Indien hospitalisé au Kansas. Desplechin, présent fréquemment à Cannes depuis sa première venue à la Semaine de la critique en 1991, n’a jamais été primé jusqu'à présent.

Kore-Eda, considéré comme l’un des plus grands cinéastes japonais contemporains, va faire son quatrième passage à Cannes pour «Tel père, tel fils», qui raconte l’histoire d’un père découvrant sur le tard que son fils n'est pas le sien.
«Tel père tel fils», de Hirokazu Kore-Eda. DR.

Kore-Eda, considéré comme l’un des plus grands cinéastes japonais contemporains, va faire son quatrième passage à Cannes pour «Tel père, tel fils», qui raconte l’histoire d’un père découvrant sur le tard que son fils n'est pas le sien.

Le pitch? «Camiel Borgman surgit dans les rues tranquilles d’une banlieue cossue, pour sonner à la porte d’une famille bourgeoise. Qui est-il? Un rêve, un démon, une allégorie, ou l’incarnation bien réelle de nos peurs?» Warmerdam est connu du public français depuis la sortie de son film incongru «Les Habitants», en 1992.
«Borgman», Alex van Warmerdam. DR

Le pitch? «Camiel Borgman surgit dans les rues tranquilles d’une banlieue cossue, pour sonner à la porte d’une famille bourgeoise. Qui est-il? Un rêve, un démon, une allégorie, ou l’incarnation bien réelle de nos peurs?» Warmerdam est connu du public français depuis la sortie de son film incongru «Les Habitants», en 1992.

Palme d'or et prix de la mise en scène en 1991 pour «Barton Fink», de nouveau prix de la mise en scène en 1996 pour «Fargo» et en 2001 pour «The Barber»: on peut dire que Cannes aime les frères Coen. Cette année, présents avec «Inside Llewyn Davis», ils seront accompagnés du fidèle John Goodman, mais aussi de Carey Mulligan (déjà à Cannes pour «Gatsby», qui fait l’ouverture hors compétition), Oscar Isaac, aperçu dans «Drive», Justin Timberlake et Garrett Hedlund.
«Inside», de Joel et Ethan Coen. DR.

Palme d'or et prix de la mise en scène en 1991 pour «Barton Fink», de nouveau prix de la mise en scène en 1996 pour «Fargo» et en 2001 pour «The Barber»: on peut dire que Cannes aime les frères Coen. Cette année, présents avec «Inside Llewyn Davis», ils seront accompagnés du fidèle John Goodman, mais aussi de Carey Mulligan (déjà à Cannes pour «Gatsby», qui fait l’ouverture hors compétition), Oscar Isaac, aperçu dans «Drive», Justin Timberlake et Garrett Hedlund.

Le japonais Takashi Miike est pour la troisième fois à Cannes et pour la deuxième fois en compétition officielle. «Shield of Straw» met en scène l’histoire d’un milliardaire mettant à prix la tête de l'assassin présumé de sa fille.
«Shield of Straw», de Takashi Miike. DR.

Le japonais Takashi Miike est pour la troisième fois à Cannes et pour la deuxième fois en compétition officielle. «Shield of Straw» met en scène l’histoire d’un milliardaire mettant à prix la tête de l'assassin présumé de sa fille.

Seule femme en compétition à Cannes, Valeria Bruni-Tedeschi raconte dans «Un Château en Italie» l’histoire d’une riche famille de la bourgeoisie industrielle italienne. La grande sœur de Carla Bruni, qui a déjà remporté le Prix spécial du jury Un Certain Regard pour son deuxième long-métrage, «Actrices», présenté en 2007, concourt pour la Palme d’or pour la première fois.
«Un Château en Italie», Valeria Bruni-Tedeschi. DR.

Seule femme en compétition à Cannes, Valeria Bruni-Tedeschi raconte dans «Un Château en Italie» l’histoire d’une riche famille de la bourgeoisie industrielle italienne. La grande sœur de Carla Bruni, qui a déjà remporté le Prix spécial du jury Un Certain Regard pour son deuxième long-métrage, «Actrices», présenté en 2007, concourt pour la Palme d’or pour la première fois.

Soderbergh, qui assure que «Behind the Candelabra» est son dernier film, ne voulait pas le présenter en compétition, a raconté Thierry Frémaux lors de l’annonce de la sélection officielle. Mais le délégué général du Festival de Cannes lui a envoyé un long mail pour lui dire à quel point ce serait formidable qu’il y soit quand même, notamment pour fermer la boucle, puisque son tout premier long-métrage de fiction, «Sexe, mensonges et vidéos», avait justement été en compétition, et remporté la Palme d’or. Frémaux alignait les arguments et finissait son long mail par «Dites oui». Soderbergh, connu pour être laconique, a simplement répondu: «Oui ». Le film raconte la vie du pianiste Liberace (Michael Douglas) avec son partenaire Scott Thorson (Matt Damon).
«Behind the Candelabra», Steven Soderbergh. DR.

Soderbergh, qui assure que «Behind the Candelabra» est son dernier film, ne voulait pas le présenter en compétition, a raconté Thierry Frémaux lors de l’annonce de la sélection officielle. Mais le délégué général du Festival de Cannes lui a envoyé un long mail pour lui dire à quel point ce serait formidable qu’il y soit quand même, notamment pour fermer la boucle, puisque son tout premier long-métrage de fiction, «Sexe, mensonges et vidéos», avait justement été en compétition, et remporté la Palme d’or. Frémaux alignait les arguments et finissait son long mail par «Dites oui». Soderbergh, connu pour être laconique, a simplement répondu: «Oui ». Le film raconte la vie du pianiste Liberace (Michael Douglas) avec son partenaire Scott Thorson (Matt Damon).

Le très déjanté réalisateur de «Il Divo» et «This Must Be the Place», à Cannes pour la cinquième fois consécutive, raconte dans son dernier film l’histoire d’un homme qui ne veut pas vieillir. Jep Gamberdella, autrefois romancier et converti depuis bien longtemps au journalisme, dont il est devenu une figure, envisage de se remettre à écrire.
«La Grande Bellezza», Paolo Sorrentino. DR.

Le très déjanté réalisateur de «Il Divo» et «This Must Be the Place», à Cannes pour la cinquième fois consécutive, raconte dans son dernier film l’histoire d’un homme qui ne veut pas vieillir. Jep Gamberdella, autrefois romancier et converti depuis bien longtemps au journalisme, dont il est devenu une figure, envisage de se remettre à écrire.

Le film n’a rien à voir avec «Drive», a prévenu Thierry Frémaux, donc ne vous attendez pas à retrouver Ryan Gosling en pilote taiseux. Dans «Only God Forgives», nouveau long-métrage de Nicolas Winding Refn, il est directeur d’un club de boxe à Bangkok, chargé de venger son frère assassiné. Les attentes sont au plus haut pour le film de ce réalisateur danois, qui avait explosé en 2011 avec «Drive», remportant le prix de la mise en scène et un grand succès en salles (1,4 million d’entrées).
«Only God Forgives», Nicolas Winding Refn. DR.

Le film n’a rien à voir avec «Drive», a prévenu Thierry Frémaux, donc ne vous attendez pas à retrouver Ryan Gosling en pilote taiseux. Dans «Only God Forgives», nouveau long-métrage de Nicolas Winding Refn, il est directeur d’un club de boxe à Bangkok, chargé de venger son frère assassiné. Les attentes sont au plus haut pour le film de ce réalisateur danois, qui avait explosé en 2011 avec «Drive», remportant le prix de la mise en scène et un grand succès en salles (1,4 million d’entrées).

Le tchadien Mahamat Saleh Haroun (seul Africain en compétition) est pour la deuxième fois en compétition officielle, après avoir remporté en 2010 le Prix du jury pour «Un homme qui crie». Il fait cette fois dans «Grigris» le récit d’un jeune homme à la jambe paralysée qui se rêve en danseur, et se retrouve à travailler pour des trafiquants d’essence.
«Grigris», de Mahamat Saleh Haroun

Le tchadien Mahamat Saleh Haroun (seul Africain en compétition) est pour la deuxième fois en compétition officielle, après avoir remporté en 2010 le Prix du jury pour «Un homme qui crie». Il fait cette fois dans «Grigris» le récit d’un jeune homme à la jambe paralysée qui se rêve en danseur, et se retrouve à travailler pour des trafiquants d’essence.

Son dernier film («The Descendants») était une escale exotique à Hawaï. Avec «Nebraska», Alexander Payne s’en retourne dans son Etat natal. Le réalisateur de «Monsieur Schmidt» raconte l’histoire d’un vieil homme persuadé d’avoir gagné le gros lot à un tirage au sort, et qui décide d'aller dans le Nebraska récolter son dû.
«Nebraska», Alexander Payne. DR.

Son dernier film («The Descendants») était une escale exotique à Hawaï. Avec «Nebraska», Alexander Payne s’en retourne dans son Etat natal. Le réalisateur de «Monsieur Schmidt» raconte l’histoire d’un vieil homme persuadé d’avoir gagné le gros lot à un tirage au sort, et qui décide d'aller dans le Nebraska récolter son dû.

Inspiré du roman graphique «Le Bleu est une couleur chaude», «La Vie d’Adèle» est l’histoire d’une jeune fille (Adèle Exarchopoulos) qui se rend compte qu’elle aime les jeunes filles, le jour où elle aperçoit une jeune fille aux cheveux bleus (Léa Seydoux). Le réalisateur de «L’Esquive» s’échappe en apparence de ses thèmes originels (la banlieue, les classes sociales) mais reste toujours au plus proche de ses interrogations fondamentales: les carcans imposés et l’identité d’un être.
«La Vie d’Adèle», Abdellatif Kechiche. DR.

Inspiré du roman graphique «Le Bleu est une couleur chaude», «La Vie d’Adèle» est l’histoire d’une jeune fille (Adèle Exarchopoulos) qui se rend compte qu’elle aime les jeunes filles, le jour où elle aperçoit une jeune fille aux cheveux bleus (Léa Seydoux). Le réalisateur de «L’Esquive» s’échappe en apparence de ses thèmes originels (la banlieue, les classes sociales) mais reste toujours au plus proche de ses interrogations fondamentales: les carcans imposés et l’identité d’un être.

Evidemment, il y a Joaquin Phoenix. Que serait un James Gray sans Joaquin Phoenix? Mais dans «The Immigrant», il y a aussi Marion Cotillard, et ils se retrouvent tous deux en immigrés d’Ellis Island dans les années 20, aux Etats-Unis. Le brillant réalisateur de «The Yards» n’a encore jamais été récompensé à Cannes.
«The Immigrant», James Gray. DR.

Evidemment, il y a Joaquin Phoenix. Que serait un James Gray sans Joaquin Phoenix? Mais dans «The Immigrant», il y a aussi Marion Cotillard, et ils se retrouvent tous deux en immigrés d’Ellis Island dans les années 20, aux Etats-Unis. Le brillant réalisateur de «The Yards» n’a encore jamais été récompensé à Cannes.

Le très exigeant Arnaud des Pallières nous transporte avec «Michael Kohlaas» au XVIe siècle pour faire le récit d’un prospère marchand de chevaux victime d’une injustice, qui décide de lever une armée pour rétablir son bon droit. Le réalisateur qui avait choisi, pour premier long-métrage, de s’interroger sur l’élimination des Juifs d’Europe et la transmission de cette Histoire («Drancy, avenir») est pour la première fois en compétition à Cannes.
«Michael Kohlaas», Arnaud des Pallières. DR.

Le très exigeant Arnaud des Pallières nous transporte avec «Michael Kohlaas» au XVIe siècle pour faire le récit d’un prospère marchand de chevaux victime d’une injustice, qui décide de lever une armée pour rétablir son bon droit. Le réalisateur qui avait choisi, pour premier long-métrage, de s’interroger sur l’élimination des Juifs d’Europe et la transmission de cette Histoire («Drancy, avenir») est pour la première fois en compétition à Cannes.

Polanski n’est pas revenu sur la Croisette en compétition depuis 2002, année où il remporta la Palme d’or pour «Le Pianiste». Loin du ghetto de Varsovie, «La Vénus à la fourrure» est tirée d’une pièce elle-même tirée d’un roman érotique de Leopold Ritter von Sacher-Masoch —qui a donné son nom au masochisme. On y verra Emmanuelle Seigner, épouse du réalisateur, dans le premier rôle féminin.
«La Vénus à la fourrure», Roman Polanski. DR.

Polanski n’est pas revenu sur la Croisette en compétition depuis 2002, année où il remporta la Palme d’or pour «Le Pianiste». Loin du ghetto de Varsovie, «La Vénus à la fourrure» est tirée d’une pièce elle-même tirée d’un roman érotique de Leopold Ritter von Sacher-Masoch —qui a donné son nom au masochisme. On y verra Emmanuelle Seigner, épouse du réalisateur, dans le premier rôle féminin.

Dernier film qui sera présenté en compétition, et rajouté à la dernière minute, «Only Lovers Left Alive» met en scène Tilda Swinton, Tom Hiddleston, Mia Wasikowska et John Hurt. Figure du cinéma indépendant américain, Jarmusch se lance ici dans le film de vampires.
 
«Only Lovers Left Alive», Jim Jarmusch. DR.

Dernier film qui sera présenté en compétition, et rajouté à la dernière minute, «Only Lovers Left Alive» met en scène Tilda Swinton, Tom Hiddleston, Mia Wasikowska et John Hurt. Figure du cinéma indépendant américain, Jarmusch se lance ici dans le film de vampires.

 

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