En Pennsylvanie, la nature était belle. Ils l'ont complètement détruite

Entre 1880 et 1890, William T. Clarke travaillait comme photographe indépendant pour des compagnies d'exploitations forestières en Pennsylvanie. Ses photos montrent les techniques utilisées par les bûcherons pour couper les arbres ou ôter les écorces, mais elles dépeignent aussi la vie difficile des familles sur place. Au XXe siècle, ces mêmes images connaissent une seconde vie pour dénoncer la déforestation par ces sociétés et tenter de protéger les forêts de la région. «Environ 470 de ses images ont été sauvées d’une grange où Clarke les avait entreposées quand il a quitté la Pennsylvanie, raconte Ronald E. Ostman, co-auteur avec Harry Littell du livre Wood Hicks and Bark Peelers: The Photographic Legacy of William T. Clarke [Penn State University Press]. Elles ont été utilisées par des réformateurs et des politiques pour montrer à quel point la nature de la Pennsylvanie était belle avant d’être détruite.»

Vue général d'un camp. | Penn State University Press

 

«On ne connait que très peu de choses sur le photographe documentaire William T. Clarke, raconte Ronald E. Ostman. En 1974, un membre de sa famille a voulu en savoir plus et a découvert 131 plaques photographiques oubliées dans un grenier poussiéreux près de Rochester (État de New York). Les photos montraient des récoltes de bois et certaines images avaient des noms inscrits dans la marge qui évoquaient le nord de la Pennsylvanie, un État du sud de New York.»

Vue général d'un camp. | Penn State University Press

 

«On ne connait que très peu de choses sur le photographe documentaire William T. Clarke, raconte Ronald E. Ostman. En 1974, un membre de sa famille a voulu en savoir plus et a découvert 131 plaques photographiques oubliées dans un grenier poussiéreux près de Rochester (État de New York). Les photos montraient des récoltes de bois et certaines images avaient des noms inscrits dans la marge qui évoquaient le nord de la Pennsylvanie, un État du sud de New York.»

Construction d'une route de montagne. | Penn State University Press

 

«Les images avaient été faites en 1897 et 1898. Du milieu du XIXe siècle jusqu’à 1920, des millions d’hectares de bois ont été coupés en Pennsylvanie. En voyant ces images, un archiviste a tout de suite pensé à un fond de photographes de William T. Clarke dans les archives de l’État de Pennsylvanie et c’est comme ça qu’il a été découvert que Clarke avait fait plus de 600 images que l’on a conserve jusqu’à aujourd’hui. Alors nous avons décidé d’en faire un livre: Wood Hicks and Bark Peelers: The Photographic Legacy of William T. Clarke.»

Construction d'une route de montagne. | Penn State University Press

 

«Les images avaient été faites en 1897 et 1898. Du milieu du XIXe siècle jusqu’à 1920, des millions d’hectares de bois ont été coupés en Pennsylvanie. En voyant ces images, un archiviste a tout de suite pensé à un fond de photographes de William T. Clarke dans les archives de l’État de Pennsylvanie et c’est comme ça qu’il a été découvert que Clarke avait fait plus de 600 images que l’on a conserve jusqu’à aujourd’hui. Alors nous avons décidé d’en faire un livre: Wood Hicks and Bark Peelers: The Photographic Legacy of William T. Clarke

Locomotive déraillée, nord ouest de Clinton County. | Penn State University Press

 

«Clarke est né de parents immigrés irlandais en 1859. Il a été embauché comme photographe dans une entreprise qui faisait de la stéréoscopie de 1879 à 1880, avant de se rendre dans le nord de l’État et y photographier de vastes forêts de vieux pins blancs et de ciguës. Il est ensuite devenu photographe itinérant et a principalement fait des portraits de groupe dans les camps forestiers. Ses images étaient ensuite tirées en cartes postales. Sur ses photos ont peut voir l’éradication de tous les arbres de la région.»

Locomotive déraillée, nord ouest de Clinton County. | Penn State University Press

 

«Clarke est né de parents immigrés irlandais en 1859. Il a été embauché comme photographe dans une entreprise qui faisait de la stéréoscopie de 1879 à 1880, avant de se rendre dans le nord de l’État et y photographier de vastes forêts de vieux pins blancs et de ciguës. Il est ensuite devenu photographe itinérant et a principalement fait des portraits de groupe dans les camps forestiers. Ses images étaient ensuite tirées en cartes postales. Sur ses photos ont peut voir l’éradication de tous les arbres de la région.»

Cabanes, près de Cross Fork, Potter County. | Penn State University Press

 

«Ces photos nous apprennent beaucoup sur les anciennes méthodes d’exploitation du bois, qui dans l’ère préindustrielle était menée par des humains et des animaux. Les arbres étaient coupés et l’écorce était enlevée. Les troncs étaient ensuite rassemblés puis transportés à l’extérieur des forêts au moyen de machines. En Pennsylvanie, il y a eu une destruction totale de l’écosystème de la forêt ce qui a donné immédiatement lieu à l’érosion, des inondations, des feux, l’empoisonnement et la famine d’animaux, ainsi que la possible fin de leur travail et de leurs communautés.»

Cabanes, près de Cross Fork, Potter County. | Penn State University Press

 

«Ces photos nous apprennent beaucoup sur les anciennes méthodes d’exploitation du bois, qui dans l’ère préindustrielle était menée par des humains et des animaux. Les arbres étaient coupés et l’écorce était enlevée. Les troncs étaient ensuite rassemblés puis transportés à l’extérieur des forêts au moyen de machines. En Pennsylvanie, il y a eu une destruction totale de l’écosystème de la forêt ce qui a donné immédiatement lieu à l’érosion, des inondations, des feux, l’empoisonnement et la famine d’animaux, ainsi que la possible fin de leur travail et de leurs communautés.»

Cabane temporaire en écorce, Wind Fall Run, près de Cross Fork, Potter County. | Penn State University Press

 

«Les réponses qui ont été données à ces terribles conséquences par des personnes courageuses et imaginatives ont conduit à la restauration de l’environnement naturel dans les temps modernes mais avec des espèces et une utilisation de la nature différentes de quand Clarke est arrivé pour la première fois dans le nord de la Pennsylvanie. Aujourd’hui l’industrie du bois prend en considération l’avenir et aide à préserver l’environnement naturel.»

Cabane temporaire en écorce, Wind Fall Run, près de Cross Fork, Potter County. | Penn State University Press

 

«Les réponses qui ont été données à ces terribles conséquences par des personnes courageuses et imaginatives ont conduit à la restauration de l’environnement naturel dans les temps modernes mais avec des espèces et une utilisation de la nature différentes de quand Clarke est arrivé pour la première fois dans le nord de la Pennsylvanie. Aujourd’hui l’industrie du bois prend en considération l’avenir et aide à préserver l’environnement naturel.»

Des hommes à l'extérieur d'un camp l'hiver. | Penn State University Press

 

«En 1860, une grande forêt naturelle du centre de la Pennsylvanie a subi soixante ans d’exploitation avant de se transformer en un désert aride. Les arbres, vieux de 200 à 400 ans, dominaient des collines, des canyons, des plateaux et des vallées. Les 40.000 kilomètres carrés de la rivière Susquehanna et ses affluents étaient à peine peuplés. Puis des gens ont acheté ces terres pour une misère et ont construit des chemins de fer, des scieries et des usines. Cinquante mille ouvriers sont venus pour travailler dans la région. Ils travaillaient dans des conditions très dures et vivaient dans des camps insalubres et isolés des commodités. Les écorces étaient utilisées dans la fabrication de cuir. C’est devenu une activité importante dans la région.»

Des hommes à l'extérieur d'un camp l'hiver. | Penn State University Press

 

«En 1860, une grande forêt naturelle du centre de la Pennsylvanie a subi soixante ans d’exploitation avant de se transformer en un désert aride. Les arbres, vieux de 200 à 400 ans, dominaient des collines, des canyons, des plateaux et des vallées. Les 40.000 kilomètres carrés de la rivière Susquehanna et ses affluents étaient à peine peuplés. Puis des gens ont acheté ces terres pour une misère et ont construit des chemins de fer, des scieries et des usines. Cinquante mille ouvriers sont venus pour travailler dans la région. Ils travaillaient dans des conditions très dures et vivaient dans des camps insalubres et isolés des commodités. Les écorces étaient utilisées dans la fabrication de cuir. C’est devenu une activité importante dans la région.»

Jeux sur un toit. | Penn State University Press

 

«La plupart des hommes qui travaillaient dans la forêt n’étaient pas mariés. Cependant, certains venaient dans la région avec leurs familles pour chercher du travail et en trouvaient dans les camps de bûcherons. Certains agriculteurs de petites exploitations familiales travaillaient aussi dans les forêts l’hiver lorsqu’ils ne pouvaient pas travailler dans leurs champs. Les familles disaient au revoir aux pères à la fin de l’été ou au début de l’automne et savaient qu’ils ne les reverraient pas pour de longues périodes.»

Jeux sur un toit. | Penn State University Press

 

«La plupart des hommes qui travaillaient dans la forêt n’étaient pas mariés. Cependant, certains venaient dans la région avec leurs familles pour chercher du travail et en trouvaient dans les camps de bûcherons. Certains agriculteurs de petites exploitations familiales travaillaient aussi dans les forêts l’hiver lorsqu’ils ne pouvaient pas travailler dans leurs champs. Les familles disaient au revoir aux pères à la fin de l’été ou au début de l’automne et savaient qu’ils ne les reverraient pas pour de longues périodes.»

Des hommes et trois vélos. | Penn State University Press

 

«Les photos de Clarke montrent différentes qualités de vie. On y voit la pauvreté absolue mais aussi sur d’autres images la présence de produits manufacturés. Il ne faut pas oublier que le retour de ces bûcherons dans les villes ont posé de nombreux problèmes liés à l’alcool, la violence, le jeu et la prostitution. Les photos de Clarke ne représentent pas ces comportements errants bien documentés, mais se concentrent plutôt sur la routine ordinaire du travail du bois.»

Des hommes et trois vélos. | Penn State University Press

 

«Les photos de Clarke montrent différentes qualités de vie. On y voit la pauvreté absolue mais aussi sur d’autres images la présence de produits manufacturés. Il ne faut pas oublier que le retour de ces bûcherons dans les villes ont posé de nombreux problèmes liés à l’alcool, la violence, le jeu et la prostitution. Les photos de Clarke ne représentent pas ces comportements errants bien documentés, mais se concentrent plutôt sur la routine ordinaire du travail du bois.»

Deux filles près d'un ruisseau | Penn State University Press

 

«Environ 600 images se trouvent dans les archives de Pennsylvanie à Harrisburg. Une collection privée est possédée par Lois Barden (131 négatifs) dont le mari était un proche de Clarke. Tout a été re-photographié et numérisé par Harry Littell, le co-auteur de notre livre.»

Deux filles près d'un ruisseau | Penn State University Press

 

«Environ 600 images se trouvent dans les archives de Pennsylvanie à Harrisburg. Une collection privée est possédée par Lois Barden (131 négatifs) dont le mari était un proche de Clarke. Tout a été re-photographié et numérisé par Harry Littell, le co-auteur de notre livre.»

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