«J'avais en tête que les champignons hallucinogènes pouvaient aider ma mère»
Santé

«J'avais en tête que les champignons hallucinogènes pouvaient aider ma mère»

Les champignons hallucinogènes peuvent-ils constituer une alternative aux traitements psychiatriques? Mathias De Lattre s'intéresse à ces produits psychédéliques depuis une dizaine d'années quand il se demande s'ils ne pourraient pas aider sa mère, diagnostiquée bipolaire et dont l'état de santé se dégrade sans cesse. «Je ne pouvais continuer à assister à sa déchéance, raconte le photographe. Je devais essayer de trouver une solution pour la voir retrouver son vrai visage, sa personnalité, sa vivacité d'esprit, sa culture, sa spiritualité.» Pendant quatre ans, Mathias De Lattre va documenter cette médecine ancestrale. Son projet, intitulé Mother's Therapy, est programmé en ligne dans le cadre du festival Circulation(s), du 13 mars au 2 mai 2021.

«J'ai commencé à m'intéresser aux psychédéliques, il y a une dizaine d'années. Notamment aux champignons dits hallucinogènes. Puis, je me suis documenté davantage pour approfondir mes connaissances sur cette médecine. Cette photo remonte à 2012, quand ma mère séjournait en hôpital psychiatrique. Mother's Therapy était encore loin d'être envisagé. J'avais alors en tête que les champignons hallucinogènes pouvaient aider ma mère, cette idée était d'autant plus vive dans mon esprit à la vue de son état, qui empirait avec les médicaments qu'on lui administrait chaque jour. Un jour, nous nous baladions en bordure de forêt autour de l'hôpital, et ma mère a ramassé ce chapeau de champignon et m'a proposé de le prendre en photo. Elle est particulièrement attirée par le monde aquatique et les lamelles lui rappelaient le corail. Après m'être assuré du potentiel des champignons dans le cadre d'une utilisation thérapeutique encadrée par des professionnels et spécialistes, j'ai abordé le sujet avec ma mère. Elle s'est montrée partante, d'autant plus que son psychiatre ne savait plus comment l'aider.»
Champignon, hôpital psychiatrique, 2012. | Mathias de Lattre / Circulation(s)

«J'ai commencé à m'intéresser aux psychédéliques, il y a une dizaine d'années. Notamment aux champignons dits hallucinogènes. Puis, je me suis documenté davantage pour approfondir mes connaissances sur cette médecine. Cette photo remonte à 2012, quand ma mère séjournait en hôpital psychiatrique. Mother's Therapy était encore loin d'être envisagé. J'avais alors en tête que les champignons hallucinogènes pouvaient aider ma mère, cette idée était d'autant plus vive dans mon esprit à la vue de son état, qui empirait avec les médicaments qu'on lui administrait chaque jour. Un jour, nous nous baladions en bordure de forêt autour de l'hôpital, et ma mère a ramassé ce chapeau de champignon et m'a proposé de le prendre en photo. Elle est particulièrement attirée par le monde aquatique et les lamelles lui rappelaient le corail. Après m'être assuré du potentiel des champignons dans le cadre d'une utilisation thérapeutique encadrée par des professionnels et spécialistes, j'ai abordé le sujet avec ma mère. Elle s'est montrée partante, d'autant plus que son psychiatre ne savait plus comment l'aider.»

«Ma mère a été diagnostiquée bipolaire tardivement, alors qu'elle approchait la quarantaine. La bipolarité est un handicap invisible, dont on a tendance à minimiser l'impact sur la vie de ceux qui en souffrent. Par son génotype de type 2, les cycles dépressifs, voire mélancoliques, de ma mère ont toujours dominé. Ses phases maniaques ou hypomaniaques, elles, étaient de plus courte durée, et plus facilement gérées. Ayant grandi à ses côtés, j'ai été témoin de ses variations d'humeur d'une amplitude souvent extrême, qui pouvaient survenir d'un jour à l'autre. Au cours des dix dernières années, j'ai assisté à la chute continuelle de ma mère dans les profondeurs de la dépression. La quantité de pilules qu'elle avalait chaque jour brouillait son esprit, sans la stabiliser, et la vie de ma mère se dégradait à vue d'œil. C'était un enfer. Les drogues qui lui étaient prescrites dégradaient sa santé, fragilisaient ses os, ses dents, son système immunitaire, et favorisaient des allergies. Elle n'avait plus aucune mémoire ni capacité de concentration. Je craignais –a minima– qu'elle termine sa vie en psychiatrie. Même si ma mère n'a jamais été passive face à sa maladie et qu'elle s'est toujours battue –ou plutôt débattue–, son isolement social est devenu inévitable. J'ai réalisé ce portrait d'elle pendant l'année de détox, ce fut sans doute la période la plus difficile. Comme pour chaque portrait, j'ai laissé ma mère s'exprimer librement, sans la diriger. Pour celui-ci, elle a voulu à tout prix se maquiller. En ressortant de la salle de bain, elle ressemblait à un clown tellement le maquillage était surdosé. Un clown... Ce sourire inversé est si expressif que l'on croirait en effet que c'est de la comédie.»
Portrait, 2018. | Mathias de Lattre / Circulation(s)

«Ma mère a été diagnostiquée bipolaire tardivement, alors qu'elle approchait la quarantaine. La bipolarité est un handicap invisible, dont on a tendance à minimiser l'impact sur la vie de ceux qui en souffrent. Par son génotype de type 2, les cycles dépressifs, voire mélancoliques, de ma mère ont toujours dominé. Ses phases maniaques ou hypomaniaques, elles, étaient de plus courte durée, et plus facilement gérées. Ayant grandi à ses côtés, j'ai été témoin de ses variations d'humeur d'une amplitude souvent extrême, qui pouvaient survenir d'un jour à l'autre. Au cours des dix dernières années, j'ai assisté à la chute continuelle de ma mère dans les profondeurs de la dépression. La quantité de pilules qu'elle avalait chaque jour brouillait son esprit, sans la stabiliser, et la vie de ma mère se dégradait à vue d'œil. C'était un enfer. Les drogues qui lui étaient prescrites dégradaient sa santé, fragilisaient ses os, ses dents, son système immunitaire, et favorisaient des allergies. Elle n'avait plus aucune mémoire ni capacité de concentration. Je craignais –a minima– qu'elle termine sa vie en psychiatrie. Même si ma mère n'a jamais été passive face à sa maladie et qu'elle s'est toujours battue –ou plutôt débattue–, son isolement social est devenu inévitable. J'ai réalisé ce portrait d'elle pendant l'année de détox, ce fut sans doute la période la plus difficile. Comme pour chaque portrait, j'ai laissé ma mère s'exprimer librement, sans la diriger. Pour celui-ci, elle a voulu à tout prix se maquiller. En ressortant de la salle de bain, elle ressemblait à un clown tellement le maquillage était surdosé. Un clown... Ce sourire inversé est si expressif que l'on croirait en effet que c'est de la comédie.»

«On sait que des populations, notamment précolombiennes, utilisaient les champignons hallucinogènes pour leurs rites sacrés. On sait aussi que ces champignons étaient là, sur Terre, avant nous. J'ai donc souhaité explorer l'hypothèse qu'ils étaient connus et utilisés dès le début de l'humanité, en menant des recherches sur la Préhistoire, l'archéologie, la mycologie et l'ethnobotanisme. Il existe environ 180 espèces de champignons psilocybes réparties sur tous les continents, sauf en Antarctique. Les hommes préhistoriques avaient une connexion intime à leur environnement. On a par exemple retrouvé Ötzi dans les Alpes, vieux de 5.300 ans, naturellement momifié, congelé et déshydraté. Il portait sur lui des champignons médicinaux. Par ailleurs, les travaux de certains préhistoriens pointent que les premiers hommes connaissaient les états modifiés de conscience, et qu'une partie de l'art rupestre –notamment les représentations animales anthropomorphes– étaient peut-être le fruit de transes chamaniques. Je ne dis pas qu'elles étaient forcément induites par des substances hallucinogènes, mais j'ai aimé faire le pont entre ces différentes connaissances. Les peuples premiers avaient une vision du monde plus ouverte et plus spirituelle que la nôtre. Nous avons des choses à apprendre d'eux. Cette photographie est un spore-print, une technique scientifique utilisée pour identifier une espèce de champignons. Je l'utilise dans mon projet comme pont entre la science et l'art. Au lieu de le réaliser traditionnellement sur du papier, je l'ai fait directement sur un négatif 4x5. Je l'ai envoyé ensuite au laboratoire, comme une bouteille à la mer, n'étant pas sûr du résultat avec les couches de produits que le négatif allait recevoir pour le développer. Mais, comme par magie... Les spores ont survécu!»
Spore-print, 2019. | Mathias de Lattre / Circulation(s)

«On sait que des populations, notamment précolombiennes, utilisaient les champignons hallucinogènes pour leurs rites sacrés. On sait aussi que ces champignons étaient là, sur Terre, avant nous. J'ai donc souhaité explorer l'hypothèse qu'ils étaient connus et utilisés dès le début de l'humanité, en menant des recherches sur la Préhistoire, l'archéologie, la mycologie et l'ethnobotanisme. Il existe environ 180 espèces de champignons psilocybes réparties sur tous les continents, sauf en Antarctique. Les hommes préhistoriques avaient une connexion intime à leur environnement. On a par exemple retrouvé Ötzi dans les Alpes, vieux de 5.300 ans, naturellement momifié, congelé et déshydraté. Il portait sur lui des champignons médicinaux. Par ailleurs, les travaux de certains préhistoriens pointent que les premiers hommes connaissaient les états modifiés de conscience, et qu'une partie de l'art rupestre –notamment les représentations animales anthropomorphes– étaient peut-être le fruit de transes chamaniques. Je ne dis pas qu'elles étaient forcément induites par des substances hallucinogènes, mais j'ai aimé faire le pont entre ces différentes connaissances. Les peuples premiers avaient une vision du monde plus ouverte et plus spirituelle que la nôtre. Nous avons des choses à apprendre d'eux. Cette photographie est un spore-print, une technique scientifique utilisée pour identifier une espèce de champignons. Je l'utilise dans mon projet comme pont entre la science et l'art. Au lieu de le réaliser traditionnellement sur du papier, je l'ai fait directement sur un négatif 4x5. Je l'ai envoyé ensuite au laboratoire, comme une bouteille à la mer, n'étant pas sûr du résultat avec les couches de produits que le négatif allait recevoir pour le développer. Mais, comme par magie... Les spores ont survécu!»

«La première fois que ma mère a pris des champignons, le résultat n'a pas été spectaculaire. Son organisme n'avait pas encore totalement évacué les dernières traces de son traitement psychiatrique. Elle a ensuite fini sa détoxication en clinique. Alors qu'elle traversait une période particulièrement difficile, alternant angoisses, profond chagrin d'apathie et d'anhédonie, il nous a semblé utile de renouveler l'expérience à ce moment précis. Moins d'une demi-heure après la prise, on tenait enfin un premier résultat! Aujourd'hui, son état s'est équilibré, elle peut gérer tous les aléas de la vie quotidienne sans surréagir d'une façon ou d'une autre. Elle retrouve un élan vital qui lui apporte l'énergie et la motivation dont elle a besoin pour refaire sa vie et renouer avec une vie sociale. Cette image symbolise pour moi le passage vers le monde souterrain, vers l'inconnu, où tout est possible... Les hommes préhistoriques s'aventuraient parfois très profondément dans ces grottes, dans des passages très difficiles d'accès, pour y représenter des formes surnaturelles, anthropomorphiques. Elles ont presque toujours été trouvées dans les coins les plus reculés de la grotte, isolées des grandes peintures murales d'animaux. Pourquoi se sont-ils donné tant de mal?»
Font-de-Gaume, Eyzies-de-Tayac, France, 2016. | Mathias de Lattre / Circulation(s)

«La première fois que ma mère a pris des champignons, le résultat n'a pas été spectaculaire. Son organisme n'avait pas encore totalement évacué les dernières traces de son traitement psychiatrique. Elle a ensuite fini sa détoxication en clinique. Alors qu'elle traversait une période particulièrement difficile, alternant angoisses, profond chagrin d'apathie et d'anhédonie, il nous a semblé utile de renouveler l'expérience à ce moment précis. Moins d'une demi-heure après la prise, on tenait enfin un premier résultat! Aujourd'hui, son état s'est équilibré, elle peut gérer tous les aléas de la vie quotidienne sans surréagir d'une façon ou d'une autre. Elle retrouve un élan vital qui lui apporte l'énergie et la motivation dont elle a besoin pour refaire sa vie et renouer avec une vie sociale. Cette image symbolise pour moi le passage vers le monde souterrain, vers l'inconnu, où tout est possible... Les hommes préhistoriques s'aventuraient parfois très profondément dans ces grottes, dans des passages très difficiles d'accès, pour y représenter des formes surnaturelles, anthropomorphiques. Elles ont presque toujours été trouvées dans les coins les plus reculés de la grotte, isolées des grandes peintures murales d'animaux. Pourquoi se sont-ils donné tant de mal?»

«L'approche et le travail du thérapeute avant, pendant, et après une séance sont aussi importants que les psychédéliques qu'il utilise. C'est un outil et non une fin en soi. Ils sont un réel coup de pouce et accompagnent le patient à faire son propre chemin mais ce n'est pas la pilule miracle qui va régler le problème sans effort. Il faut avant tout un gros travail du patient. Les psychédéliques permettent de révéler beaucoup de choses et peuvent aider à voir la souffrance ou les problèmes sous un autre angle et donc aborder les difficultés que l'on rencontre avec une autre approche. Mais, à l'inverse de mettre des pansements pour diminuer la douleur temporairement, ils permettent d'affronter le problème de face et agir en profondeur pour atteindre l'origine du mal-être. Concernant les bipolaires, chaque individu est différent, et l'on manque encore de recul et de tests exhaustifs sur les différents types de bipolarité. Ce champignon, Stropharia Cubensis, actuellement conservé au Muséum d'Histoire naturelle de Paris, est l'un de ceux récoltés lors de l'expédition entreprise par Roger Heim, mycologue et directeur du musée, en 1956. Le Muséum national d'Histoire naturelle a été associé à la redécouverte des champignons hallucinogènes du Mexique. En effet, le professeur Roger Heim (1900- 1979), qui en fut le directeur de 1951 à 1965, fut celui qui identifia les spécimens collectés par les époux Wasson, ethnologues américains, qui initièrent le monde aux rituels amérindiens fondés sur l'absorption de champignons à des fins divinatoires au Mexique.»
Stropharia Cubensis du Mexique, datant de juin 1956, de la collection Roger Heim, au Muséum national d'Histoire naturelle, à Paris, en 2016. | Mathias de Lattre / Circulation(s)

«L'approche et le travail du thérapeute avant, pendant, et après une séance sont aussi importants que les psychédéliques qu'il utilise. C'est un outil et non une fin en soi. Ils sont un réel coup de pouce et accompagnent le patient à faire son propre chemin mais ce n'est pas la pilule miracle qui va régler le problème sans effort. Il faut avant tout un gros travail du patient. Les psychédéliques permettent de révéler beaucoup de choses et peuvent aider à voir la souffrance ou les problèmes sous un autre angle et donc aborder les difficultés que l'on rencontre avec une autre approche. Mais, à l'inverse de mettre des pansements pour diminuer la douleur temporairement, ils permettent d'affronter le problème de face et agir en profondeur pour atteindre l'origine du mal-être. Concernant les bipolaires, chaque individu est différent, et l'on manque encore de recul et de tests exhaustifs sur les différents types de bipolarité. Ce champignon, Stropharia Cubensis, actuellement conservé au Muséum d'Histoire naturelle de Paris, est l'un de ceux récoltés lors de l'expédition entreprise par Roger Heim, mycologue et directeur du musée, en 1956. Le Muséum national d'Histoire naturelle a été associé à la redécouverte des champignons hallucinogènes du Mexique. En effet, le professeur Roger Heim (1900- 1979), qui en fut le directeur de 1951 à 1965, fut celui qui identifia les spécimens collectés par les époux Wasson, ethnologues américains, qui initièrent le monde aux rituels amérindiens fondés sur l'absorption de champignons à des fins divinatoires au Mexique.»

«Deux cents pierres en forme de champignons, provenant des civilisations mayas classiques et préclassiques, ont survécu aux tentatives de destruction des missionnaires catholiques. Et de nombreuses plus petites pierres, aussi en forme de champignons, ont été découvertes en même temps qu'un métate, une pierre à moudre d'Amérique latine qui a peut-être été utilisée pour préparer des plantes rituelles. Les archéologues ont postulé que ces artefacts sont les vestiges d'un culte du champignon méso-américain, datant de plus de 2.000 ans, dont ces petites sculptures en pierre et la consommation rituelle de champignons sacrés auraient fait partie.»
Une sculpture en forme de champignon de la civilisation maya, datant de la période préclassique (Ier millénaire avant JC), exposée au musée du quai Branly, à Paris, en 2017. | Mathias de Lattre / Circulation(s)

«Deux cents pierres en forme de champignons, provenant des civilisations mayas classiques et préclassiques, ont survécu aux tentatives de destruction des missionnaires catholiques. Et de nombreuses plus petites pierres, aussi en forme de champignons, ont été découvertes en même temps qu'un métate, une pierre à moudre d'Amérique latine qui a peut-être été utilisée pour préparer des plantes rituelles. Les archéologues ont postulé que ces artefacts sont les vestiges d'un culte du champignon méso-américain, datant de plus de 2.000 ans, dont ces petites sculptures en pierre et la consommation rituelle de champignons sacrés auraient fait partie.»

«La médecine psychédélique a connu un essor important dans les années 1940-1950, puis elle a été interdite. Elle est aujourd'hui en pleine renaissance. En me documentant, j'ai appris que des recherches avaient été menées en Europe sur la psilocybine –le principe actif des champignons hallucinogènes. Plusieurs protocoles ont été expérimentés sur des dépressions résistantes à tout traitement allopathique mais aucun test clinique n'a été pratiqué sur des bipolaires. Cette image est la dernière du projet, au lendemain de la première session avec les champignons. Si évocateur d'un lendemain d'une session psychédélique et d'une renaissance intérieure, d'un nouveau départ. Ma mère a toujours été attirée par l'eau et le monde sous-marin. Cette image symbolise son retour aux sources.»
Lac, 2020. | Mathias de Lattre / Circulation(s)

«La médecine psychédélique a connu un essor important dans les années 1940-1950, puis elle a été interdite. Elle est aujourd'hui en pleine renaissance. En me documentant, j'ai appris que des recherches avaient été menées en Europe sur la psilocybine –le principe actif des champignons hallucinogènes. Plusieurs protocoles ont été expérimentés sur des dépressions résistantes à tout traitement allopathique mais aucun test clinique n'a été pratiqué sur des bipolaires. Cette image est la dernière du projet, au lendemain de la première session avec les champignons. Si évocateur d'un lendemain d'une session psychédélique et d'une renaissance intérieure, d'un nouveau départ. Ma mère a toujours été attirée par l'eau et le monde sous-marin. Cette image symbolise son retour aux sources.»

Une semaine dans le monde en 7 photos, du 10 au 16 avril 2021
Grand Format

Une semaine dans le monde en 7 photos, du 10 au 16 avril 2021

Les enfants du monstre de Ghazipur
Grand Format

Les enfants du monstre de Ghazipur

Podcasts Grands Formats Séries
Newsletters