«Regardez, il y a des hétéros et des homos qui jouent ensemble! Et tout se passe bien»
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«Regardez, il y a des hétéros et des homos qui jouent ensemble! Et tout se passe bien»

Six ans avant que Paris n’accueille les Jeux olympiques, les sportifs de quatre-vingt-dix pays s’y sont donné rendez-vous. Plus de 10.000 participantes et participants sont présents dans la capitale pour ces dixièmes mondiaux de la diversité. C’est l’une de ces rares occasions qu’ont les sportifs et sportives LGBT de se rassembler et d’être visibles. Car encore aujourd’hui, l’homosexualité constitue un tabou dans le monde du sport. Il suffit de regarder le peu de sportifs professionnels ouvertement homosexuels. Pendant les Gay Games, les sportifs et sportives refont donc le monde. Dans celui-ci, elles et ils peuvent être pleinement qui ils sont: des amoureux du sport, tout simplement.

«Mon rêve à moi, c’était d’aller aux Jeux olympiques.» Mark a fait le trajet depuis San Francisco, la première ville à organiser ces jeux. C’était en 1982. Il était là. «Quand j’ai entendu parler des Gay Games, il était trop tard pour que je m’inscrive. Alors j’y suis allé en tant que spectateur, à tout juste 24 ans. C’était dingue. Toute la ville était enthousiaste et impatiente!»
 

L’idée est venue d’un décathlonien homosexuel, Tom Waddell. L’homme a participé aux Jeux olympiques de Mexico en 1968. Il lui faudra plusieurs années avant de concrétiser cette idée. «Au tout début, les Gay Games devaient en fait s’appeler les Gay Olympics, raconte Mark. Mais le comité olympique américain n’a pas apprécié que ce titre soit repris. L’affaire est allée jusqu’au tribunal!» La Justice donnera raison au comité. «Les Gay Games s’appellent donc ainsi, aujourd’hui. Mais on les considère comme nos olympiades à nous!»
 

Ces premiers jeux ont réuni plus de 1.300 athlètes. «Pour beaucoup de gens, ça a vraiment été un moyen de s’exprimer et de se sentir libre.» Des hommes et des femmes, de tous les âges et de toutes les couleurs, étaient là. Pour la première fois, ensemble, autour d’un rassemblement sportif d’envergure. «Cet événement véhicule tant de valeurs: la diversité, la camaraderie, l’amitié… Ce sont des valeurs d’inclusion. On se retrouve autour de la même passion: le sport.»
Mark, 60 ans, États-Unis | Sofian Aissaoui

«Mon rêve à moi, c’était d’aller aux Jeux olympiques.» Mark a fait le trajet depuis San Francisco, la première ville à organiser ces jeux. C’était en 1982. Il était là. «Quand j’ai entendu parler des Gay Games, il était trop tard pour que je m’inscrive. Alors j’y suis allé en tant que spectateur, à tout juste 24 ans. C’était dingue. Toute la ville était enthousiaste et impatiente!»
 

L’idée est venue d’un décathlonien homosexuel, Tom Waddell. L’homme a participé aux Jeux olympiques de Mexico en 1968. Il lui faudra plusieurs années avant de concrétiser cette idée. «Au tout début, les Gay Games devaient en fait s’appeler les Gay Olympics, raconte Mark. Mais le comité olympique américain n’a pas apprécié que ce titre soit repris. L’affaire est allée jusqu’au tribunal!» La Justice donnera raison au comité. «Les Gay Games s’appellent donc ainsi, aujourd’hui. Mais on les considère comme nos olympiades à nous!»
 

Ces premiers jeux ont réuni plus de 1.300 athlètes. «Pour beaucoup de gens, ça a vraiment été un moyen de s’exprimer et de se sentir libre.» Des hommes et des femmes, de tous les âges et de toutes les couleurs, étaient là. Pour la première fois, ensemble, autour d’un rassemblement sportif d’envergure. «Cet événement véhicule tant de valeurs: la diversité, la camaraderie, l’amitié… Ce sont des valeurs d’inclusion. On se retrouve autour de la même passion: le sport.»

Plus au nord de Paris, ce sont à des épreuves de danse que s’adonnent des couples d’hommes et des couples de femmes. Le gymnase Japy prend des allures de bal dans lequel les centaines de danseurs et danseuses ont sorti leur plus belle tenue.
Gymnase Japy | Sofian Aissaoui

Plus au nord de Paris, ce sont à des épreuves de danse que s’adonnent des couples d’hommes et des couples de femmes. Le gymnase Japy prend des allures de bal dans lequel les centaines de danseurs et danseuses ont sorti leur plus belle tenue.

Les applaudissements viennent de partout. Le public admire même le spectacle depuis le balcon. La compétition ressemble plutôt à une célébration.
Gymnase Japy | Sofian Aissaoui

Les applaudissements viennent de partout. Le public admire même le spectacle depuis le balcon. La compétition ressemble plutôt à une célébration.

Sur la piste, Kate et Anne prennent place. Pendant plus de deux minutes, le couple entame une danse passionnée, pleine de légèreté. Les deux femmes originaires de Moscou se sont passé la bague au doigt un an auparavant, à Lisbonne. «On s’aime. C’est très important pour nous de danser ensemble», confient-elles.
Kate et Anne, Russie | Sofian Aissaoui

Sur la piste, Kate et Anne prennent place. Pendant plus de deux minutes, le couple entame une danse passionnée, pleine de légèreté. Les deux femmes originaires de Moscou se sont passé la bague au doigt un an auparavant, à Lisbonne. «On s’aime. C’est très important pour nous de danser ensemble», confient-elles.

De toute évidence, elles ne pourraient pas danser ainsi dans leur pays d’origine. Depuis 2013, une loi russe interdit toute «propagande pour les relations sexuelles non traditionnelles devant mineur». Autrement dit, les personnes LGBT sont priées de se faire discrètes dans le pays.
Kate et Anne, Russie | Sofian Aissaoui

De toute évidence, elles ne pourraient pas danser ainsi dans leur pays d’origine. Depuis 2013, une loi russe interdit toute «propagande pour les relations sexuelles non traditionnelles devant mineur». Autrement dit, les personnes LGBT sont priées de se faire discrètes dans le pays.

En Russie, «il n’y a plus aucun drapeau gay dans les rues», racontent Sergeï et Andreï, un couple d’hommes venu soutenir leurs amies. «Avant, c’était un signe qui nous permettait de reconnaître les endroits où l’on était les bienvenus.» Pour eux, assurent-ils, cette nouvelle loi ne les exclut pas pour autant. «Il n’y a pas de discrimination en tant que telle. Dans l’entreprise pour laquelle je travaille, je n’en parle pas et on ne me pose pas la question. Il n’y a pas de chasse à l’homosexualité. Il s’agit surtout de ne pas crier haut et fort que l’on est gay en fait.»
 

Si pour le couple, déjà pleinement inscrit dans la vie active, cette nouvelle loi n’a pas changé leur vie, ils pensent tout de même aux effets néfastes qu’elle aura sur les générations d’après. «Là où ça m’inquiète, c’est pour les plus jeunes qui grandissent avec le sentiment qu’ils ne pourront jamais montrer le moindre signe d’affection sans crainte.»
 

Car oui, jamais il ne serait question d’y danser avec son partenaire s’il est du même sexe. «Il existe une association de sport LGBT, explique néanmoins le couple. Ils organisent des événements sportifs comme des tournois de volley-ball par exemple. Ils ne sont simplement pas identifiés comme tels.»
Sergeï et Andreï, Russie | Sofian Aissaoui

En Russie, «il n’y a plus aucun drapeau gay dans les rues», racontent Sergeï et Andreï, un couple d’hommes venu soutenir leurs amies. «Avant, c’était un signe qui nous permettait de reconnaître les endroits où l’on était les bienvenus.» Pour eux, assurent-ils, cette nouvelle loi ne les exclut pas pour autant. «Il n’y a pas de discrimination en tant que telle. Dans l’entreprise pour laquelle je travaille, je n’en parle pas et on ne me pose pas la question. Il n’y a pas de chasse à l’homosexualité. Il s’agit surtout de ne pas crier haut et fort que l’on est gay en fait.»
 

Si pour le couple, déjà pleinement inscrit dans la vie active, cette nouvelle loi n’a pas changé leur vie, ils pensent tout de même aux effets néfastes qu’elle aura sur les générations d’après. «Là où ça m’inquiète, c’est pour les plus jeunes qui grandissent avec le sentiment qu’ils ne pourront jamais montrer le moindre signe d’affection sans crainte.»
 

Car oui, jamais il ne serait question d’y danser avec son partenaire s’il est du même sexe. «Il existe une association de sport LGBT, explique néanmoins le couple. Ils organisent des événements sportifs comme des tournois de volley-ball par exemple. Ils ne sont simplement pas identifiés comme tels.»

L’un des principes fondateurs des Gay Games est  l’inclusion. Ce sont des «jeux de la diversité», ouverts à toutes et à tous. «C’est pour ça que je suis venu!» témoigne Junichi, originaire du Japon. Aujourd’hui, il dispute l’une des épreuves d’athlétisme au stade Charléty.

 

«Je suis hétérosexuel et j’ai surtout vu cet événement comme une opportunité. Je suis arrivé en France il y a à peine un mois et j’avais énormément de mal à trouver des endroits où courir dans ma catégorie d’âge, les 40 ans. Voilà comment je me suis retrouvé aux Gay Games!»

 

Dans quatre ans, les jeux auront lieu à Hong Kong. Junichi voit cela comme une porte ouverte vers plus de tolérance dans les pays asiatiques: «Ça ne devrait jamais poser de problème d’être ouvert quant à sa sexualité dans le milieu du sport».
Junichi, 44 ans, Japon | Sofian Aissaoui

L’un des principes fondateurs des Gay Games est  l’inclusion. Ce sont des «jeux de la diversité», ouverts à toutes et à tous. «C’est pour ça que je suis venu!» témoigne Junichi, originaire du Japon. Aujourd’hui, il dispute l’une des épreuves d’athlétisme au stade Charléty.

 

«Je suis hétérosexuel et j’ai surtout vu cet événement comme une opportunité. Je suis arrivé en France il y a à peine un mois et j’avais énormément de mal à trouver des endroits où courir dans ma catégorie d’âge, les 40 ans. Voilà comment je me suis retrouvé aux Gay Games!»

 

Dans quatre ans, les jeux auront lieu à Hong Kong. Junichi voit cela comme une porte ouverte vers plus de tolérance dans les pays asiatiques: «Ça ne devrait jamais poser de problème d’être ouvert quant à sa sexualité dans le milieu du sport».

Cette année, Paris a accueilli les Gay Games dans un épisode de fortes chaleurs. Les températures sont montées à plus de 35 degrés. Forcément, il valait mieux faire un sport aquatique, comme le water-polo. Ici à la piscine Georges Vallerey, les tournois de la «Competition Cup» sont mixtes. Dans l’eau, hommes et femmes jouent ensemble. Sur les deux sites qui accueillent le water-polo, plus de 500 joueuses et joueurs se sont inscrits.
Piscine Georges Vallerey | Sofian Aissaoui

Cette année, Paris a accueilli les Gay Games dans un épisode de fortes chaleurs. Les températures sont montées à plus de 35 degrés. Forcément, il valait mieux faire un sport aquatique, comme le water-polo. Ici à la piscine Georges Vallerey, les tournois de la «Competition Cup» sont mixtes. Dans l’eau, hommes et femmes jouent ensemble. Sur les deux sites qui accueillent le water-polo, plus de 500 joueuses et joueurs se sont inscrits.

Dans les gradins et au bord de la piscine, on entend toutes les langues: de l’italien par-ci, de l’allemand par-là. On se demanderait presque où sont passés les Français et Françaises...
Piscine Georges Vallerey | Sofian Aissaoui

Dans les gradins et au bord de la piscine, on entend toutes les langues: de l’italien par-ci, de l’allemand par-là. On se demanderait presque où sont passés les Français et Françaises...

Parmi les nombreuses étrangères, il y a Susie. Elle a fait le voyage depuis Sydney. «Ce sont mes premiers Gay Games!» lance-t-elle, souriante. «Ça fait deux ans que je me prépare pour ces jeux… Et je ne suis pas déçue du voyage.»
 

Dans les épreuves de natation qui avaient lieu le matin, Susie a quasiment fait un sans-faute: «Une seule médaille en argent… et les cinq autres en or!» Elle file rapidement vers la sortie, déjà en route vers d’autres épreuves quelque part dans Paris. «En tout cas, ce qui est certain, c’est qu’il fallait que je sois là, glisse-t-elle rapidement. Ne serait-ce que pour rappeler que les lesbiennes doivent être plus visibles dans le monde du sport.»
Susie, Australie | Sofian Aissaoui

Parmi les nombreuses étrangères, il y a Susie. Elle a fait le voyage depuis Sydney. «Ce sont mes premiers Gay Games!» lance-t-elle, souriante. «Ça fait deux ans que je me prépare pour ces jeux… Et je ne suis pas déçue du voyage.»
 

Dans les épreuves de natation qui avaient lieu le matin, Susie a quasiment fait un sans-faute: «Une seule médaille en argent… et les cinq autres en or!» Elle file rapidement vers la sortie, déjà en route vers d’autres épreuves quelque part dans Paris. «En tout cas, ce qui est certain, c’est qu’il fallait que je sois là, glisse-t-elle rapidement. Ne serait-ce que pour rappeler que les lesbiennes doivent être plus visibles dans le monde du sport.»

Yoann Lemaire est un fier ambassadeur des Gay Games. «Ces jeux permettent de dire aux gens: “Regardez, il y a des hétéros et des homos qui jouent ensemble! Et tout se passe bien”.» Cet amoureux du football ne décrocherait du ballon rond pour rien au monde. L’homme originaire des Ardennes a pourtant pensé un jour qu’il n’aurait pas d’autre choix que de laisser tomber. Car oui, être footballeur et homosexuel semblait incompatible à beaucoup de ses coéquipiers.

 

«C’était il y a quinze ans.» Au fur et à mesure que les souvenirs ressurgissent, le ton se fait plus grave. Nous sommes au début des années 2000. «Je ne comprenais même pas ce qui m’arrivait.» Le joueur du FC Chooz se prend d’amour pour un homme. «Il jouait au foot lui aussi, dans un autre club…» La vie de Yoann va changer sur le terrain. «Je disjonctais complètement. Dès que j’entendais “pédé”, je le prenais pour moi. Personne ne le savait, mais j’avais l’impression d’être visé en permanence.» Pédé. Une insulte banale sur les pelouses de football. «Encore aujourd’hui, ça reste la formule pour dire “on est des mecs”. C’est très lié au sexisme. Pour beaucoup, le pédé c’est le contraire de l’homme viril, le contraire du bonhomme.»

 

Quand il révèle son homosexualité, Yoann comprend que l’insulte va le suivre, de façon incessante, sur le terrain. «Se faire insulter ou discriminer quand on vit sa passion, d’autant plus par les gens avec lesquels on a envie d’être, c’est terrible.» Son orientation sexuelle pose problème. Il le sait. Elle pose tellement problème que son club va le licencier.

 

«C’est pas le football qui est comme ça: c’est le sport! Vous en connaissez beaucoup vous des joueuses ou joueurs ouvertement homosexuels dans le rugby, dans le handball ou dans le basketball? C’est pas qu’il n’y en a pas, c’est juste qu’il y a un souci.» Les coming-out sont effectivement très rares. Côté français, la tenniswoman Amélie Mauresmo est l’une des rares à avoir révélé son homosexualité. Il faudra attendre 2008 pour qu’un champion olympique fasse son coming-out. Il s’agissait de l’Australien Matthew Mitcham. «Il faut parler de ces sujets, ouvrir le débat, assure Yoann Lemaire. Il ne manque pas grand-chose pour qu’à la fin l’homosexualité soit dédramatisée et acceptée.»

 

À la rentrée prochaine, le joueur sortira un documentaire, Footballeur et homo, l’un n’empêche pas l’autre. Une sorte de «quête», comme il le dit lui-même, pour mettre des mots sur le tabou qui règne au sujet de l’homosexualité dans le football. Son souhait à lui, c’est que le soutien soit plus marqué du côté des fédérations ou des grandes équipes. «On a une belle équipe de France qui vient de gagner la Coupe du monde. Ces joueurs-là sont des modèles pour des milliers de jeunes. Qu’ils brisent le tabou! Un joueur homosexuel a peut-être soulevé la coupe le 15 juillet dernier… Et alors? L’opinion est prête pour cela.»
Yoann Lemaire, France (parvis de l’Hôtel de ville, village des Gay Games) | Sofian Aissaoui

Yoann Lemaire est un fier ambassadeur des Gay Games. «Ces jeux permettent de dire aux gens: “Regardez, il y a des hétéros et des homos qui jouent ensemble! Et tout se passe bien”.» Cet amoureux du football ne décrocherait du ballon rond pour rien au monde. L’homme originaire des Ardennes a pourtant pensé un jour qu’il n’aurait pas d’autre choix que de laisser tomber. Car oui, être footballeur et homosexuel semblait incompatible à beaucoup de ses coéquipiers.

 

«C’était il y a quinze ans.» Au fur et à mesure que les souvenirs ressurgissent, le ton se fait plus grave. Nous sommes au début des années 2000. «Je ne comprenais même pas ce qui m’arrivait.» Le joueur du FC Chooz se prend d’amour pour un homme. «Il jouait au foot lui aussi, dans un autre club…» La vie de Yoann va changer sur le terrain. «Je disjonctais complètement. Dès que j’entendais “pédé”, je le prenais pour moi. Personne ne le savait, mais j’avais l’impression d’être visé en permanence.» Pédé. Une insulte banale sur les pelouses de football. «Encore aujourd’hui, ça reste la formule pour dire “on est des mecs”. C’est très lié au sexisme. Pour beaucoup, le pédé c’est le contraire de l’homme viril, le contraire du bonhomme.»

 

Quand il révèle son homosexualité, Yoann comprend que l’insulte va le suivre, de façon incessante, sur le terrain. «Se faire insulter ou discriminer quand on vit sa passion, d’autant plus par les gens avec lesquels on a envie d’être, c’est terrible.» Son orientation sexuelle pose problème. Il le sait. Elle pose tellement problème que son club va le licencier.

 

«C’est pas le football qui est comme ça: c’est le sport! Vous en connaissez beaucoup vous des joueuses ou joueurs ouvertement homosexuels dans le rugby, dans le handball ou dans le basketball? C’est pas qu’il n’y en a pas, c’est juste qu’il y a un souci.» Les coming-out sont effectivement très rares. Côté français, la tenniswoman Amélie Mauresmo est l’une des rares à avoir révélé son homosexualité. Il faudra attendre 2008 pour qu’un champion olympique fasse son coming-out. Il s’agissait de l’Australien Matthew Mitcham. «Il faut parler de ces sujets, ouvrir le débat, assure Yoann Lemaire. Il ne manque pas grand-chose pour qu’à la fin l’homosexualité soit dédramatisée et acceptée.»

 

À la rentrée prochaine, le joueur sortira un documentaire, Footballeur et homo, l’un n’empêche pas l’autre. Une sorte de «quête», comme il le dit lui-même, pour mettre des mots sur le tabou qui règne au sujet de l’homosexualité dans le football. Son souhait à lui, c’est que le soutien soit plus marqué du côté des fédérations ou des grandes équipes. «On a une belle équipe de France qui vient de gagner la Coupe du monde. Ces joueurs-là sont des modèles pour des milliers de jeunes. Qu’ils brisent le tabou! Un joueur homosexuel a peut-être soulevé la coupe le 15 juillet dernier… Et alors? L’opinion est prête pour cela.»

Sofian Aissaoui

Sofian Aissaoui Journaliste pour France Télévisions et pour la presse écrite

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