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Mehdi Nemmouche est allé faire le djihad en Syrie. Combien de Français sont dans ce cas?

Grégoire Fleurot, mis à jour le 01.06.2014 à 12 h 42

Un combattant de l'armée syrienne libre. REUTERS/Hamid Khatib

Un combattant de l'armée syrienne libre. REUTERS/Hamid Khatib

Mehdi Nemmouche, le Français arrêté à Marseille et soupçonné d'avoir tué quatre personnes au musée juif de Bruxelles le 24 mai dernier, était fiché auprès de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) depuis un séjour en Syrie qui aurait duré selon Le Monde de début 2013 à mars 2014. Combien de djihadistes français sont en Syrie? Et combien en sont revenus?

En avril dernier, le ministre de l'Intérieur a estimé devant la commission des Lois de l'Assemblée nationale que 285 Français étaient engagés sur les théâtres d'opérations en Syrie, soit une augmentation de 75% en l'espace de quelques mois. Le ministre estimait également  à 120 le nombre de candidats au djihad en transit entre la France et la Syrie et à une centaine celui des combattants revenus dans l'Hexagone, tandis qu'à cette époque 25 djihadistes français avaient déjà péri dans le conflit.

En décembre dernier, un spécialiste de la question au International Center for the Study of Radicalization avait estimé qu'entre 5.000 et 10.000 combattants étrangers avaient rejoint la Syrie pour combattre aux côtés des rebelles depuis le début du conflit. Selon lui, la plupart d'entre eux viennent du monde arabe, principalement d'Arabie Saoudite, de Libye et de Tunisie, tandis que le deuxième contingent le plus important est celui des combattants originaires des pays d'Europe de l'ouest.

Pour comparaison, le même centre d'étude a estimé en décembre que le nombre de britanniques ayant combattu dans le conflit s'élevait à 366. Selon tous les experts, l'ampleur du phénomène est beaucoup plus important en Syire qu'il ne l'était en Irak ou en Afghanistan pendant les guerres contre les Etats-Unis, ce qui s'explique en partie par la grande facilité de rejoindre la Syrie via la Turquie.

Pour enrayer le phénomène, le gouvernement français a présenté en avril une quinzaine de mesures, dont la mise à disposition d'un numéro vert censé «éviter qu'un départ se produise quand des familles sentent que l'un des leurs est en train de basculer» et une surveillance accrue des Français de retour de Syrie.

Grégoire Fleurot
Grégoire Fleurot (799 articles)
Journaliste
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