France

Les fausses factures dont l'avocat de Bygmalion accuse l'UMP représentent la moitié des dépenses «officielles» de Sarkozy en 2012

Temps de lecture : 2 min

REUTERS/Charles Platiau.
REUTERS/Charles Platiau.

C'est une véritable bombe qu'a lancé Me Patrick Maisonneuve, avocat de la société de communication Bygmalion, dans un paysage politique déjà bouleversé par les résultats des européennes. Lors d'une conférence de presse organisée lundi 26 mai, il a en effet accusé l'UMP d'avoir imposé à son client un système de fausses factures destiné à couvrir des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy lors de la campagne 2012.

«De fausses factures ont été faites pour dissimuler les dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy. Bygmalion s'est vu imposer un schéma à la demande de l'UMP. Le montant des factures litigieuses est d'environ 11 millions d'euros», a-t-il expliqué. Selon lui, il n'y a «pas d'affaire Bygmalion, mais une affaire des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy». D'après Europe 1, des perquisitions sont en cours à l'UMP et chez Bygmalion.

Cette «affaire Bygmalion» qui déchire l'UMP a éclaté en deux temps. Fin février, Le Point a d'abord pointé les fortes sommes versées par l'UMP à cette agence dirigée par des proches de Jean-François Copé. Puis, mi-mai, Libération a affirmé que des prestations payées par l'UMP à l'agence début 2012 auraient correspondu à des conventions fictives.

Pour situer l'ampleur de la somme de 11 millions, elle représente près de la moitié du montant total des dépenses de campagne attribuées à Nicolas Sarkozy en 2012. Ce dernier avait présenté un compte de campagne comportant des dépenses d'exactement 21.339.664 euros, somme que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques puis le Conseil constitutionnel, qui ont invalidé ces comptes, avaient redressé en deux temps à 22.975.118 euros.

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Ce dépassement de 2,1% du plafond des dépenses de campagne avait privé le candidat Sarkozy, et donc l'UMP, du remboursement des dépenses de campagne par l'Etat, qui correspond à 47,5% du plafond. Le montant du trou? 11 millions d'euros. Une somme que l'UMP avait fini par récupérer après une souscription lancée auprès des militants, qui avaient versé en moyenne 85 euros chacun. Nicolas Sarkozy s'était alors déclaré «ému».

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