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Énergie, ferroviaire, télécoms, ciment, solaire... La France voit des Airbus partout

Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 29.04.2014 à 18 h 15

Un Airbus aux couleurs de la Korean Air sort des usines de Hambourg, en février 2011. REUTERS/Christian Charisius.

Un Airbus aux couleurs de la Korean Air sort des usines de Hambourg, en février 2011. REUTERS/Christian Charisius.

Le groupe français d'énergie et de transport ferroviaire Alstom, constructeur du TGV, pourrait être racheté par l'américain General Electric. L'Elysée et le gouvernement souhaitent cependant éviter ce rachat par un groupe américain, lui préférant une solution européenne.

Le groupe allemand Siemens pourrait constituer cette alternative: il ne propose pas de tout racheter, mais prendrait le contrôle de la branche énergie du français, laissant ce dernier s'occuper de la branche moins rentable du transport ferroviaire.

On reparle donc d'un «Airbus de l'énergie» par analogie avec Airbus Group, ex-EADS, né du rapprochement de constructeurs aéronautiques européens et principal concurrent de Boeing. Marwan Lahoud, numéro deux d'Airbus Group, avait d'ailleurs été interrogé sur le sujet lors de la présentation des résultats 2013 d'Airbus.

L'Airbussisation est dans l'air du temps: avant une visite en Allemagne en avril 2013 pour rencontrer Angela Merkel, François Hollande avait déclaré que son objectif était «non seulement de poursuivre la belle aventure d'EADS mais également de concevoir d'autres EADS pour d'autres secteurs économiques avec nos partenaires européens».

De fait, la comparaison avec l'avionneur est devenu un passage obligé.

L'Airbus du rail

Le mariage de Siemens et d'Alstom pourrait donner naissance à un second enfant en moins bonne santé que le premier, dit «Airbus du ferroviaire». Un vieux projet européen dont nous vous avions déjà détaillé la genèse à l'automne 2010. À l'époque, ce mariage ne semblait pas opportun.

L'Airbus du naval

En 2004 avait été évoqué un projet d'«Airbus du naval», avec le rapprochement des principaux acteurs franco-allemands (HDW, DCN et Thales).

L'Airbus des télécoms

En juin 2012, l'idée d'un EADS des télécoms étaient évoquée à propos d'une fusion possible entre Orange et Deutsche Telekom, option qui avait la faveur d'Arnaud Montebourg. Stéphane Richard, patron du groupe français, se montrait plus sceptique.

L'Airbus du numérique

Variante du précédent, ce mariage entre les opérateurs historiques de télécoms allemand et français, «épine dorsale d'un futur géant européen» selon l'expression du spécialiste de la finance Edouard Tétreau, permettrait de contrer les Américains et la connivence de leurs opérateurs avec les programmes d'espionnage massif de données comme Prism.

L'Airbus du ciment

L'expression a été mentionnée à l'occasion de la récente fusion du français Lafarge et du suisse Holcim, regroupés en un géant du secteur.

L'Airbus du solaire

Eicke Weber, directeur de l'institut Fraunhofer pour les systèmes d'énergie solaire, proposait début 2014 la création de cet Airbus du solaire pour rendre compétitive l'offre européenne dans la filière. Variante: l'«Airbus du photovoltaïque».

Jean-Laurent Cassely
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Journaliste
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