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La France dément avoir payé pour la libération des otages. Comme d'habitude.

Slate.fr, mis à jour le 28.04.2014 à 16 h 26

Didier Francois, ancien otage, à son arrivée à Paris, le 20 avril 2014. REUTERS/Gonzalo Fuentes

Didier Francois, ancien otage, à son arrivée à Paris, le 20 avril 2014. REUTERS/Gonzalo Fuentes

Ce samedi 26 avril, le journal allemand Focus prétendait révéler que, selon des sources à l'Otan*, la France avait payé pour obtenir la libération des quatre otages retenus en Syrie depuis un peu moins d'un an, et rentrés le weekend dernier. La somme avancée: 18 millions de dollars.

En fin d'après-midi, la France a démenti via un porte-parole du ministère de la Défense, relayé par Reuters: «Le gouvernement dément catégoriquement les informations. Il réitère la position de la France sur la question des libérations d'otages telle que Laurent Fabius l'a rappelé samedi dernier». Le ministre des Affaires étrangères avait alors expliqué:

«L'Etat français ne paie pas de rançons. Tout est fait par des négociations, des discussions.»

Ce cycle d'information: heureuse libération, assurance de la part du gouvernement de n'avoir pas payé de rançon, révélation qu'une rançon a été payée, est un cycle classique, comme nous l'expliquions sur Slate en 2013, à l'époque de la libération de quatre autres otages français (Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret), qui avaient été enlevés en 2010 au Niger.

D'habitude, écrivait alors Jean-Laurent Casselly, «il s'agit rarement de la preuve directe d'une rançon payée directement aux ravisseurs, mais plus souvent d'éléments laissant penser que de l'argent a bien circulé à un moment du processus de libération, qui implique de nombreux interlocuteurs et intermédiaires». Mais le principe est le même. Le déni de versement de rançon est pourtant un passage obligé, comme cela a été rappellé le weekend dernier, pour dissuader les terroristes de tenter de s'enrichir de cette façon, selon le gouvernement.

 


* Nous avions indiqué par erreur qu'il s'agissait d'une source à l'ONU. Toutes nos excuses.

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