Municipales 2014 / France

Les Espagnols fiers d'Anne Hidalgo, «descendante d'exilés républicains» qui n'a pas «renoncé à ses racines»

Temps de lecture : 2 min

Anne Hidalgo/ Muratti 800 via Wikimiedia Commons CC
Anne Hidalgo/ Muratti 800 via Wikimiedia Commons CC

«Espagnole», «franco-espagnole», «fille d’immigrés espagnols», ou encore «Gaditane» (du nom de Cadix, capitale de la localité où est née elle est née), les Espagnols ne se privent pas de souligner les origines de celle qui sera élue le 6 avril maire de Paris, Anne Hidalgo.

«Paris aura sa première maire, l’Andalouse Anne Hidalgo», titre ABC. Dans la presse espagnole, des portraits élogieux décrivent la candidate socialiste, gagnante des élections municipales dans la capitale. Les articles soulignent l’arrivée d’une femme à la tête de la «ville la plus touristique du monde».

El Periódico retrace le parcours de cette immigrée espagnole, arrivée à Paris il y a tout juste 30 ans:

«Hidalgo est née en 1959 à San Fernando, dans une Andalousie sous le joug de la dictature franquiste. Cette immigrée a rejoint Lyon et est arrivée à Paris en 1984. Elle a obtenu la double nationalité en 2003.»

El País rappelle l'engagement des grands-parents de la nouvelle maire de Paris, des «exilés républicains de la Guerre civile». Le quotidien rapporte les paroles de la candidate socialiste:

«Je n'étais pas venue ici pour devenir maire, mais cet espoir se concrétise aujourd’hui...»

Dans El Mundo, on apprend qu'Anne Hidalgo a conservé des traces de ses origines espagnole. Pour preuve, son goût prononcé pour les classiques de la culture hispanique:

«Fan d’Almodovar, de Luz Casal et de flamenco, amoureuse de la paella et du gaspacho, lectrice dévouée d’Alberti et de Garcia Lorca, amie de Carmen Maura, de Rossy de Palma, de Blanca Li, et de toute l’intelligentsia espagnole installée sur les bords de Seine, la nouvelle maire vit dans le XVe arrondissement parisien mais n’a jamais renoncé à ses racines.»

Pour El Periódico, Anne Hidalgo «représente l’honneur socialiste au milieu de conseils municipaux marqués par le triomphe de la droite». Mais plus qu’un symbole pour le Parti socialiste, elle devient l’une des rares femmes à la tête d’une ville mondiale:

«Comme Ana Botella, maire de Madrid, et Carolina Tohá, maire de Santiago du Chili, Anne Hidalgo rejoint le club restreint des femmes à la tête de grandes villes.»

Camille Jourdan Journaliste

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