Municipales 2014 / France

Pour la presse, la gauche et le président se prennent la vague (ou le tsunami)

Temps de lecture : 2 min

Ce 31 mars 2014, lendemain de second tour des élections municipales, l'heure est aux bilans. Selon France TV Info, 187 villes de plus de 9.000 habitants ont changé de bord. Une infographie résume la part écrasante de la droite dans ces basculements politiques: elle l'emporte dans 171 de ces 187 villes.

Si on s'intéresse à présent aux 9.843 villes de plus de 1.000 habitants, le bilan est un peu plus équilibré pour la gauche: 2.986 maires élus, 94 maires d'extrême gauche, contre 4.483 maires élus à droite auxquels il faut ajouter 326 du centre. Le FN remporte 12 communes, l'extrême droite 14 en tout en comptant Bollène et Orange (Ligue du Sud).

Pour la presse française, la métaphore est maritime ce matin: les quotidiens annoncent «la déferlante» (L'Opinion) la «vague bleue», quand ce n'est pas le «tsunami bleu» qui «déferle sur Hollande» pour le Figaro –qui semble savoir hésité avec la simple «vague bleue», première version reprise ici et .

La presse de gauche n'est guère plus tendre pour le président et la majorité (et peut-être même plus dure?) A l'image de Libération et de l'Humanité ci-dessous:

Le Parisien-Aujourd'hui en France personnalise aussi l'échec en choisissant une photo de François Hollande soucieux pour un président «Condamné à changer».

Jean-Laurent Cassely Journaliste

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