France / Politique

Les maires contre le mariage gay s'en sont bien tirés au premier tour des municipales

Temps de lecture : 2 min

Manifestation pour le mariage pour tous / Olivier Ortelpa via Flickr CC License By
Manifestation pour le mariage pour tous / Olivier Ortelpa via Flickr CC License By

En février dernier, ils étaient treize maires à saisir la Cour européenne des droits de l’homme. Treize à demander à la CEDH de leur reconnaître le droit d’avancer une «clause de conscience» pour ne pas célébrer les mariages homosexuels, ce que le Conseil constitutionnel leur avait refusé quelques mois plus tôt. Dimanche soir, au premier tour des municipales, plus de la moitié d’entre eux étaient réélus.

Les maires sont nombreux à s’opposer au mariage pour tous. Ils sont des centaines à soutenir la Manif pour Tous, ou à avoir signé la Charte des Candidats, dans laquelle ils s’engagent, entre autres, à donner leur «parrainage, lors de l’élection présidentielle, aux candidats qui s’engageront sur le programme législatif suivant: abroger la loi Mariage et Adoption pour Tous».

Huit d’entre eux ont été réélus dans les communes où ils se représentaient. A Sotteville-sous-le-val (76), Montfermeil (93), Puits (21), Le Chesnay (78), Thorigné-d’Anjou (49), Lignol-le-Château (10), Champagne-en-Valromey (21), Sainte-Eulalie (33), et Sauveterre de Guyenne (33), ce sont des maires ouvertement contre le mariage pour tous, et qui se battent pour pouvoir ne pas les célébrer, qui enchaîneront sur un nouveau mandat.

A noter tout de même qu’exceptions faites de Montfermeil et Le Chesnay qui sont des villes relativement importantes, les autres sont de petites communes, où les candidats n’ont pas rencontré beaucoup d’opposition.

Parmi ces maires réélus figurent les jusqu’au-boutistes de la lutte contre le mariage gay. On retrouve par exemple Franck Meyer (UDI), porte-parole du Collectif des maires pour l’enfance. Ou encore Michel Villedey, qui déclarait dans Le Parisien, après avoir refusé de célébrer une union:

«Si je dois aller en prison, j’irai !»

La circulaire de Manuel Valls, déclarée constitutionnelle malgré le recours de ces élus, rappelle en effet que cette résistance des maires peut se solder par une peine de prison (jusqu’à 5 ans), et une peine d’amende de 75 000 euros. La suspension ou la révocation du maire apparaissent également comme des sanctions encourues.

Quid des cinq autres maires?

A Bollène (Vaucluse), la maire extrême droite Marie-Claude Bompard est mise en ballotage. Elle obtient cependant plus de 49% des voix, face à une liste socialiste et une liste Front de Gauche, qu’elle affrontera au second tour. Le 24 août 2013, elle avait refusé de célébrer un mariage homosexuel dans sa mairie.

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Enfin, quatre des maires qui attendent la décision de la CEDH ne sont pas porté candidats pour un nouveau mandat.

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