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Nicolas Sarkozy compare sa situation aux Allemands de l'Est écoutés par la Stasi

Slate.fr, mis à jour le 20.03.2014 à 19 h 24

Nicolas Sarkozy. REUTERS

Nicolas Sarkozy. REUTERS

«Aujourd'hui encore, toute personne qui me téléphone doit savoir qu'elle sera écoutée. Vous lisez bien. Ce n'est pas un extrait du merveilleux film La Vie des autres sur l'Allemagne de l'Est et les activités de la Stasi. Il ne s'agit pas des agissements de tel dictateur dans le monde à l'endroit de ses opposants. Il s'agit de la France».

Nicolas Sarkozy. Extrait d'une tribune publiée ce jeudi sur Le Figaro.

La Vie des Autres, c'est ce film:

A propos de la la Stasi, Christian Carryl écrivait sur Slate:

«La police secrète est-allemande, équivalent direct du KGB soviétique, se définissait comme “le glaive et le bouclier” du parti communiste en RDA, mais c’était là l’unique autorité à laquelle elle répondait. Autrement dit, la Stasi n’existait pas pour protéger les citoyens allemands contre des menaces à l’encontre de leurs vies ou de leur liberté : ces deux éléments étaient entièrement sujets à l’injonction du Politburo. Son rôle était de s’assurer que les communistes restent au pouvoir. Et si elle a fini par échouer, ce n’était pas faute d’avoir essayé.»

Un Allemand sur sept en Allemagne de l’est était informateur pour la Stasi, selon les rares estimations.

«L’importance de la surveillance que les agents de la Stasi ont menée auprès de leur propre population (ainsi qu’auprès des ennemis externes de la RDA, puisque la Stasi était également chargée d’espionner d’autres pays) est encore aujourd’hui sidérante: les maris espionnaient leur femme, et vice versa. Dans un des programmes de l’agence, des scientifiques de la Stasi étaient chargés de mener des expériences sur des échantillons d’odeurs qui pourraient être utilisés pour suivre les activités de leur source.

La Stasi avait des pièces secrètes dans chaque bureau de poste du pays dans lesquelles des agents étaient chargés d’ouvrir et d’inspecter courriers et colis. D’autres écoutaient d’innombrables conversations téléphoniques, et pas juste celles qui provenaient de domiciles. «A peu près tous les téléphones, télex, fax et autres transmissions de données qui étaient basés sur des satellites d’Allemagne de l’est étaient contrôlés», précise un site sur l’Histoire des services de renseignements pendant la Guerre Froide.»

Voilà, c'était ça la Stasi.

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