Municipales 2014France

Lyon 2014: simulez les résultats des municipales dans les neuf arrondissements

Slate.fr, mis à jour le 16.03.2014 à 17 h 09

Comme Paris, Lyon avait été conquise en 2001 par une gauche minoritaire en voix sur la ville. Comme Paris, Lyon est actuellement dirigée par un baron du PS qui n’est pas entré au gouvernement en 2012, Gérard Collomb. Et comme Paris, on ne voit pas bien pour l’instant comment elle pourrait rebasculer les 23 et 30 mars.

Pour la droite lyonnaise, humiliée au premier tour en 2008 (les listes Collomb avaient assuré leur reconduction en remportant six des neuf arrondissements dès le premier dimanche), l’équation est simple: il faut refaire basculer le IIIe (La Part-Dieu), le Ve (Fourvière et Vieux-Lyon) et le VIIe, ­­trois des quatre arrondissements perdus depuis 1995. Cela lui garantirait de faire basculer au moins 18 sièges et de conquérir, de justesse, la majorité absolue.

Simple, mais compliquée, l'équation. Les IIIe (conservé par la droite lors de sa défaite de 2001) et Ve arrondissements (où Sarkozy était majoritaire en 2012) semblent les plus gagnables. L’opposition présente dans le premier Pierre Bérat face au maire sortant Thierry Philip; dans le second, c’est le candidat UMP à a la mairie centrale, Michel Havard, qui sera en lice, non pas face à un socialiste, mais face à un centriste, Thomas Rudigoz. Ce dernier a été imposé par Gérard Collomb à la tête d'une liste qui pourrait n'envoyer aucun socialiste au conseil municipal.

Dans le VIIe, où la tâche sera plus dure (plus de 59% pour Hollande en 2012), on n’assistera pas non plus à un duel PS-UMP puisque la gauche présente l'avocate Myriam Picot, une candidate issue de la société civile, face à Christophe Geourjon pour l’UDI.

Le duel entre les deux blocs pourrait être pimenté par d’autres formations. Les Verts et le Front de gauche, par exemple, partis en solo, contrairement à 2008.

On suivra particulièrement leurs scores dans le Ier, l’arrondissement le plus à gauche de Lyon, où Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly frôlaient respectivement les 20% et les 8% en 2012. EELV y présente sa co-tête de liste Emeline Baume, tandis que la gauche radicale a rallié à sa cause la maire sortante Nathalie Perrin-Gilbert, exclue du PS.

Le FN, qui tiendra congrès dans cette place forte des mouvements d’extrême droite radicaux à l’automne, avait lui frôlé ou dépassé les 10% dans des arrondissements clé comme le IIIe, le Ve ou le VIIe en 2012. De tels scores garantiraient des triangulaires meurtrières pour la droite.

Mais même sans elles, il est un chiffre qui résume mieux la difficulté de la tâche qui attend la droite face au très modéré Gérard Collomb: le seul sondage réalisé depuis le début de l'année crédite le maire sortant des faveurs de 57% des Lyonnais dans un duel de second tour, là où François Hollande n'en avait séduit «que» 53% lors de sa campagne victorieuse...

Jean-Marie Pottier

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