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Au procès d'un hacker où les juges prononcent Google «gogleu»

Capture d'écran de la page d'accueil de Google France, retouchée par Slate.fr

Sur Mediapart, Jérôme Hourdeaux raconte le procès en appel du journaliste et hacker Bluetouff (Olivier Laurelli de son vrai nom), devant la justice pour avoir téléchargé des documents de l'Agence nationale de sécurité sanitaire via Google.

Vous avez bien lu. Bluetouff n'a pas hacké quoi que ce soit pour récupérer ces documents, qui étaient tout simplement référencés par le moteur de recherche.

Clairement une faille de sécurité de la part des services informatiques de l'Anses, qui a d'ailleurs accepté le jugement relaxant Olivier Laurelli en avril dernier et ne s'est pas portée partie civile dans ce procès en appel.

Jérôme Hourdeaux décrit une séance surréaliste face à des juges qui ne comprennent rien de rien à l'informatique. Mais alors vraiment rien:

«En ouverture d’audience, la magistrate chargée de rappeler les faits semblait même ne pas connaître Google, prononcé à la française "gogleu", ni savoir ce que signifie un "login", prononcé "lojin". Difficile, dans ces conditions, d’expliquer qu’il est effectivement possible de tomber sur des documents de travail par une simple recherche... [...] "Vous ne vous souciez pas de savoir si vous alliez tuer toute la planète?" s’indigne ainsi une magistrate alors que l’accusé vient de lui expliquer que ces documents n’étaient, visiblement, pas confidentiels.»

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