France

Au procès d'un hacker où les juges prononcent Google «gogleu»

Temps de lecture : 2 min

Capture d'écran de la page d'accueil de Google France, retouchée par Slate.fr
Capture d'écran de la page d'accueil de Google France, retouchée par Slate.fr

Sur Mediapart, Jérôme Hourdeaux raconte le procès en appel du journaliste et hacker Bluetouff (Olivier Laurelli de son vrai nom), devant la justice pour avoir téléchargé des documents de l'Agence nationale de sécurité sanitaire via Google.

Vous avez bien lu. Bluetouff n'a pas hacké quoi que ce soit pour récupérer ces documents, qui étaient tout simplement référencés par le moteur de recherche.

Clairement une faille de sécurité de la part des services informatiques de l'Anses, qui a d'ailleurs accepté le jugement relaxant Olivier Laurelli en avril dernier et ne s'est pas portée partie civile dans ce procès en appel.

Jérôme Hourdeaux décrit une séance surréaliste face à des juges qui ne comprennent rien de rien à l'informatique. Mais alors vraiment rien:

«En ouverture d’audience, la magistrate chargée de rappeler les faits semblait même ne pas connaître Google, prononcé à la française "gogleu", ni savoir ce que signifie un "login", prononcé "lojin". Difficile, dans ces conditions, d’expliquer qu’il est effectivement possible de tomber sur des documents de travail par une simple recherche... [...] "Vous ne vous souciez pas de savoir si vous alliez tuer toute la planète?" s’indigne ainsi une magistrate alors que l’accusé vient de lui expliquer que ces documents n’étaient, visiblement, pas confidentiels.»

Newsletters

Avec Monique Villemin, un personnage-clé de l'affaire Grégory disparaît

Avec Monique Villemin, un personnage-clé de l'affaire Grégory disparaît

La grand-mère du petit garçon est décédée le 19 avril à l'âge de 88 ans. A-t-elle emporté le secret dans sa tombe?

Ensemble

Ensemble

Lentement mais sûrement pas

Lentement mais sûrement pas

Newsletters