France / Santé

Cancer de Dominique Bertinotti: «Ma seule question était de savoir si j'avais la capacité de remplir ma mission. C'est fait»

Temps de lecture : 2 min

Dominique Bertinotti, arrivant à l'Elysée à Paris le 19 août 2013. REUTERS/Benoit Tessier
Dominique Bertinotti, arrivant à l'Elysée à Paris le 19 août 2013. REUTERS/Benoit Tessier

Dominique Bertinotti va bientôt enlever la perruque qu'elle porte depuis plus de huit mois, annonce dans Le Monde. Cette perruque, la ministre de la Famille la porte depuis qu'elle perd ses cheveux à cause de la chimiothérapie censée combattre son cancer du sein. Cancer dont elle a appris l'existence en plein débat sur le mariage pour tous, où elle était «en première ligne derrière la Garde des sceaux, Christiane Taubira, personne ne s'est rendu compte de rien». «Elle avait choisi le silence, elle fait tomber le masque.»

La ministre raconte au Monde sa maladie, son silence, comment elle l'a annoncé en toute discrétion à François Hollande en mars 2013, comment Jean-Marc Ayrault est «tombé des nues» quand elle le lui a annoncé, en ce mois de novembre. Comment elle a réagi quand une infirmière lui a donné un arrêt de travail d'une semaine.

«"A qui je vais donner ça?", a-t-elle demandé. "A qui vous voulez", a répondu l'infirmière.»

«Un politique malade est un malade comme les autres», commente Marion Van Renterghem.«A ceci près qu'il est sous constamment sous les regards. Et qu'il doit faire face un peu plus que d'autres à cet effet secondaire effrayant: un crâne chauve, sans sourcils, sans cils.» Aurait-elle tu sa maladie si longtemps si elle n'avait pas été une femme politique?

«Ce choix du silence est de l'ordre de l'intime. Chacun a sa façon d'entrer en maladie. Comme ministre, ma seule question était de savoir si j'avais la capacité de remplir ma mission. C'est fait.»

Charlotte Pudlowski journaliste, créatrice et rédactrice en chef du podcast Transfert

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