Municipales 2014 / France

NKM «oublie» quelques dizaines de milliers de caméras de vidéosurveillance à Paris

Temps de lecture : 2 min

Une image du suspect de l'attaque de Libération diffusée par la préfecture de police de Paris.
Une image du suspect de l'attaque de Libération diffusée par la préfecture de police de Paris.

Nathalie Kosciusko-Morizet aurait-elle volontairement mis de côté sa calculette? Interrogée ce mercredi matin sur Europe 1, la candidate UMP à la mairie de Paris liait l'enquête sur le tireur de Libération, qui reste officiellement non identifié, et la faiblesse de la vidéosurveillance de la ville. Elle a ainsi regretté que Paris ne compte que «mille caméras». Soit «une caméra pour 2.000 habitants» pour la capitale qui en compte deux millions.

Sauf que ce chiffre est inexact. Ou du moins incomplet. NKM semble d'ailleurs l'avoir bien en tête, puisqu'elle précise lors de son intervention matinale que ces «1.000 caméras en tout sur la surface, à Paris» sont «pour la préfecture de Police». Ce chiffre renvoie en effet uniquement au nombre de caméras que la Préfecture de Police de Paris a annoncé vouloir installer entre 2011 et fin 2012, à l'occasion du lancement du «plan de vidéoprotection pour Paris» (PVPP), baptisé plus simplement «plan 1.000 caméras».

Or aux côtés de ces 1.000 caméras, ou, comme le précise Le Monde, ces 993 effectivement installées au 1er janvier 2013, il faut aussi compter sur les quelques 27.500 dispositifs de la RATP (9.000 caméras pour le métro et le RER, 18.500 pour les bus et le tramway). Ainsi que les 4.596 caméras que la SNCF a mis en place dans ses gares d'Ile-de-France et les 6.559 placées dans ses trains. Sans compter celles gérées par les boutiques, banques et autres établissements publics.

«Au total, les forces de police peuvent donc s'appuyer au quotidien sur un réseau de plus de 30.000 caméras en Ile-de-France», résume Le Monde.

En 2011, le journaliste Jean-Marc Manach précisait la procédure en ces termes:

«[...] certains policiers habilités pourront, “d’un simple clic”, se connecter aux 10.000 caméras de la SNCF et de la RATP, ainsi qu’à celle des entreprises privées qui accepteront de mettre leurs caméras au service de l’État, “comme le magasin du Printemps ou les gestionnaires du Parc des expositions de la porte de Versailles, du Forum des Halles, du Palais des congrès, du Carrousel du Louvre, du Stade de France ou du Parc des Princes”.

Andréa Fradin Journaliste

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