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Open Data: «peut mieux faire» pour la France

Capture d'écran du classement

La fondation Open Knowledge vient de publier une étude menée dans 70 pays afin d'évaluer à quel point les données publiques sont ouvertes aux citoyens de chaque Etat. 

Les résultats sont peu brillants pour la France, note PC Inpact. Elle se situe à la 16e place, ce qui n'est pas ridicule sur 70, mais reste à la traîne vu les ambitions sur l'open data affichées tant par Nicolas Sarkozy que par François Hollande, estime le site spécialisé.

Le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Danemark sont les trois premiers du classement. La France est devancée par la Moldavie, l'Italie, la Bulgarie ou encore Malte, mais reste meilleure en open data que la Suisse, l'Irlande et le Japon. Chypre arrive en dernière position.

Pour mettre au point son index des données ouvertes, la fondation Open Knowledge a listé toute une série de catégories et de critères, dont elle a tiré un score global. On s'intéresse aux horaires des transports publics (seulement à un niveau national), aux détails sur le budget et les dépenses de l'Etat, aux résultats électoraux des élections nationales, au registre des entreprises, aux cartes détaillées du pays, aux statistiques, aux textes législatifs, à des bases de données des codes postaux avec leurs coordonnées géographiques, et aux informations sur les émissions polluantes.  

L'idée étant de savoir s'il existe dans tous ces domaines des données, numériques, si elles sont accessibles au public, gratuitement, en ligne, etc.

Pourquoi la France a-t-elle obtenu 510 points, là où le Royaume-Uni en a 940? Parce que des données publiques fondamentales sont encore indisponibles, estime la fondation Open Knowledge. Et quand elles sont disponibles, il faut payer cher pour les obtenir.

La France obtient par exemple 60% pour les horaires des transports, entre autres parce que la SNCF ne publie pas ceux des TGV. On est à 0% pour les codes postaux, puisqu'il existe bien une base de données (Hexapost) mais qui n'est pas publique et qui ne contient pas les coordonnées de latitude et de longitude (ce qui rend problématique la possibilité de réaliser des applications géolocalisées). On se débrouille le mieux en résultats électoraux (90%), disponibles ici, et en budgets détaillés (90%), disponibles là.

PC Inpact rappelle que le gouvernement français s'est engagé sur l'accès aux données publiques: nous avons signé la charte du G8 pour l'Open Data, et Jean-Marc Ayrault a transmis une circulaire à ses ministres en septembre pour leur redire qu'ils doivent agir en faveur du partage des données publiques.  

Outre le fait que l'open data nous permet de faire des jolies cartes sur les sports pratiqués en France commune par commune, Renaud Loubert-Aledo arguait récemment sur Slate que le gouvernement avait tout intérêt à encourager l'ouverture des données publiques, parce qu'elles représentent une opportunité économique pour l'Etat.

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