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Les données cellulaires coûtent six fois moins cher en France qu'aux Etats-Unis

Grégoire Fleurot, mis à jour le 12.10.2013 à 15 h 47

Photo d’illustration prise à Zenica, en Bosnie, REUTERS/Dado Ruvic

Photo d’illustration prise à Zenica, en Bosnie, REUTERS/Dado Ruvic

Vous avez l’impression de payer trop cher pour aller sur Internet avec votre Smartphone? Vous pouvez toujours vous consoler en vous disant que les Français payent en moyenne six fois moins cher leurs données cellulaires que les Américains.

Dans un nouveau rapport, l’International Telecommunications Union (ITU) a mesuré le coût mensuel de 500 mégaoctets de données cellulaires prépayées dans le monde entier. Sans surprise, la tendance générale montre que le coût des données cellulaires est plus bas dans les pays développés, notamment grâce aux bonnes infrastructures en Europe et en Asie.

Mais les Etats-Unis sont la grande anomalie: 500 Mo de données mobiles y coûtent en moyenne 85 dollars (environ 63 euros), contre 14 dollars en France (10 euros). La plupart des pays européens sont plutôt proches du prix Français, de l’Autriche qui détient le record du prix le plus bas (4,7 dollars) à l’Allemagne (12,4 dollars) en passant par la Grande-Bretagne (8,8 dollars).

D’où vient cette énorme différence entre l'Europe et les Etats-Unis? On pourrait pense que la taille du pays est un facteur, mais cet argument ne tient pas à la lecture du coût de 500 Mo en Russie, le plus grand pays du monde, qui est de 27,6 dollars par mois, soit trois fois moins qu’aux Etats-Unis.

La raison est plutôt à chercher du côté du véritable duopole qu’exercent AT&T et Verizon Wireless dans le pays. La taille et la puissance de ces deux géants des télécoms leur ont permis d’éliminer les offres illimitées de données en faveur d’offres où les clients payent de plus en plus cher le mégaoctet. Le rapport de l’ITU souligne que les données prépayées sont plus chères que les données achetées dans le cadre d’un contrat de téléphonie mobile, mais qu’elles sont plus répandues dans les pays en développement parce que les paiements d’avance à l’opérateur y sont plus fiables.

The Economist, qui a réalisé une carte interactive à partir des données de l'étude, souligne pour sa part que le nombre d’abonnements de données cellulaires dans le monde a été multiplié par cinq au cours des cinq dernières années, et que près de la moitié de la population mondiale est désormais couverte par un réseau 3G ou 4G:


Cliquez sur la carte pour voir la version originale interactive de The Economist

Le site de l’hebdomadaire souligne néanmoins que la méthodologie de l’étude n’est pas parfaite, notamment parce qu’elle se base sur l’opérateur dominant de chaque pays pour définir le prix de 500 Mo, tout en rappelant qu’établir une méthodologie qui s’applique dans tous les pays n’est pas chose aisée.

Grégoire Fleurot
Grégoire Fleurot (799 articles)
Journaliste
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