Après Trappes, attention aux fausses photos sur Twitter

Ce photo montage, avec des images provenant soi-disant de Trappes d'après un Twitto mal-intentionné, est en fait réalisé à partir des premiers résultats de la requête «émeutes banlieue» sur Google.

Ce photo montage, avec des images provenant soi-disant de Trappes d'après un Twitto mal-intentionné, est en fait réalisé à partir des premiers résultats de la requête «émeutes banlieue» sur Google.

Au risque de ressembler à un disque rayé, on se doit de rappeler, comme au moment des attentats de Boston, ou plus récemment en France comme après le déraillement d'un train à Brétigny-sur-Orge, qu'il faut faire attention en cas de «breaking news» aux photos qu'on trouve sur les réseaux sociaux.

Le blog des Décodeurs du Monde recense les images mises en ligne comme ayant été prises à Trappes après les incidents de ce week-end, et qui proviennent en fait d'autres évènements. Après l'arrestation du mari d'une femme voilée intégralement dont la police voulait contrôler l'identité, des bandes de jeunes se sont affrontées avec les forces de l'ordre dans la nuit de vendredi à samedi et de samedi à dimanche.

Particularité de Trappes par rapport à Brétigny par exemple: les internautes se retrouvent face à des militants qui diffusent sciemment de fausses informations. Stéphane Journot, ancien militant UMP, a par exemple posté sur Twitter ce lundi 22 juillet matin:

La photo n'a été prise ni à Trappes, ni ce week-end! Elle date de 2010, lors des manifestations lyonnaises contre la réforme des retraites.

Les Décodeurs donnent plusieurs autres exemples de photos faussement associées à Trappes, et vous encourage à leur signaler d'autres contenus. 

C.D.

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