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Catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge: le déraillement d'un train peut avoir cinq causes

Margaux Leridon, mis à jour le 13.07.2013 à 1 h 25

L'accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge (Essonne), le 12 juillet 2013. REUTERS/Benoît Tessier.

L'accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge (Essonne), le 12 juillet 2013. REUTERS/Benoît Tessier.

Le risque de déraillement d'un train, comme dans le cas du Paris-Limoges de Brétigny-sur-Orge, est le plus redouté par l’industrie ferroviaire. La conception des trains est entièrement pensée pour l’éviter. D’après Youssef Chraibi, ingénieur spécialisé en maîtrise des risques ferroviaires, il existe cinq causes possibles à ce type d’accident.

La survitesse

Dans le cas de Brétigny-sur-Orge, cette option, qui ne concerne que les trains les plus rapides, est exclue d’office. Pour prévenir la survitesse, on utilise des balises sol-train, placées entre les deux files de rail, pour surveiller la vitesse en temps réel.

Un problème d’aiguillage

Il est très possible que ce soit la cause de l’accident de Brétigny. En effet, les images nous montrent les deux voitures sur deux voies différentes, ce qui pourrait s’expliquer par un basculement de l’aiguille avant le passage de la cinquième voiture. Les propos d’un employé de la SNCF, rapportés par l'AFP, selon lequel «ce n’est pas une collision et ce n’est pas un problème de vitesse», renforcent cette supposition. Un expert anonyme interrogé par l’agence affirme que, en la matière, puisque les aiguillages «sont manœuvrés automatiquement, il n’y a pas d’erreur humaine possible».  

La rupture des essieux

Il s'agit des arbres qui se trouvent sous la caisse du train et supportent les roues, positionnées à leurs extrémités. C’était la cause de la première catastrophe ferroviaire française, le déraillement de Meudon, en 1842.

La rupture du rail

Elle peut être provoquée par les conditions climatiques, par un choc ou par l'usure.

Le train heurte un objet sur la voie

Cela peut découler soit de la chute d’un objet lourd du train lui même, soit d’un acte de vandalisme, comme quelqu’un qui pose une pierre sur la voie. En 1993, un autorail Persan avait ainsi déraillé à Saint-Leu-d’Esseurent (Oise), suite à l’expérience d’un adolescent qui avait posé sur la voie une grosse pierre métallique «pour voir ce que ça faisait». Sur les onze déraillements recensés en France au cours des vingt dernières années, la collision avec un objet sur la voie est la cause la plus fréquente. Mais comme on l’a signalé plus haut, cette option semble avoir été écartée par la SNCF.

Margaux Leridon

Article actualisé le 13 juillet 2013 avec l'ajout d'une cinquième cause, la rupture d'un rail.

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