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Coupe du monde des moins de 20 ans: quand la génération 1997 préparait le titre de 1998

Grégoire Fleurot, mis à jour le 26.01.2015 à 16 h 11

Thierry Henry avec le maillot des New York Red Bulls le 29 juillet 2012. REUTERS/Olivier Jean.

Thierry Henry avec le maillot des New York Red Bulls le 29 juillet 2012. REUTERS/Olivier Jean.

Samedi 13 juillet, l’équipe de France des moins de 20 ans a remporté la première finale de Coupe du monde de son histoire face à l’Uruguay à Ankara (0-0, 4-1 t.a.b.), à un an de la Coupe du monde des «grands» au Brésil. Clin d’œil de l’histoire, cette finale des Bleuets s'est jouée presque quinze ans jour pour jour (à un jour près) après la victoire de la France en finale de Coupe du monde face au Brésil en 1998, et face à l'adversaire qui avait éliminé aux tirs au but en 1997 une brillante génération de jeunes Tricolores.

L’équipe de France championne du monde en 1998 comptait d’ailleurs dans ses rangs deux joueurs qui avaient disputé l’année précédente le Mondial des moins de 20 ans, Thierry Henry et David Trezeguet, deuxième meilleur buteur avec cinq buts —Nicolas Anelka avait failli disputer le Mondial en France mais avait été évincé au dernier moment du groupe coaché par Aimé Jacquet, lors du célèbre épisode de la «liste des 28».

Il est donc intéressant de se replonger dans l’effectif des Bleuets de 1997 pour avoir une idée de la grande diversité de trajectoires que les jeunes d’aujourd’hui pourront emprunter.

Dans la catégorie de ceux qui ont confirmé en réalisant de grandes carrières internationales, on retrouve, outre nos deux champions du monde, Willy Sagnol, Mickaël Silvestre, William Gallas et Nicolas Anelka. Viennent ensuite ceux qui sont devenus de bons joueurs de Ligue 1 et que l’on a vus régulièrement dans Jour de foot depuis quinze ans, comme Mickaël Landreau, Daniel Moreira, Jean-Sébastien Jaurès, Yohann Bigné, Kodjo Afanou, Jérémie Janot et Lilian Compan.

Et puis il y a ceux pour qui participer à une Coupe du monde des moins de 20 ans n’a pas suffit pour réussir à s’imposer en Ligue 1, comme Kuami Agboh, Mehdi Leroy et Cédric Mouret.

Restent deux joueurs difficilement classables dans les trois catégories précédentes, qui ont à la fois connu de grands clubs sans réussir à s’imposer, ont bourlingué dans plusieurs pays et ont eu des carrières plus qu’honorables, mais loin du très grand avenir qu’on leur prédisait: Philippe Christanval et Peter Luccin.

Paul Pogba (déjà sélectionné en A), Samuel Umtiti, Lucas Digne, Alphonse Aréola, Yaya Sanogo… A voir le talent des leaders des Bleuets d’aujourd’hui, on a plutôt tendance à leur prédire des carrières à la Thierry Henry. Certains pourraient même bien se retrouver à fouler les pelouses brésiliennes avec les «A» dès l’été prochain. Mais les trajectoires de leurs prédécesseurs de 1997 nous rappellent que personne n’est à l’abri de faire une Mehdi Leroy.

G.F.

Initialement publié avant la finale, cet article a été actualisé le 13 juillet 2013 après la victoire de l'équipe de France.

Grégoire Fleurot
Grégoire Fleurot (799 articles)
Journaliste
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