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Copies perdues, sujets, notes... Les couacs du bac 2013

Margaux Leridon, mis à jour le 05.07.2013 à 12 h 20

Bac philo 2012, au lycée Pasteur de Strasbourg. REUTERS/Vincent Kessler

Bac philo 2012, au lycée Pasteur de Strasbourg. REUTERS/Vincent Kessler

C’est la fin du suspens. Au terme d’une saga épique, les résultats du baccalauréat 2013 sont finalement publiés ce 5 juillet. Pourtant, cette année, c’était plutôt mal parti. Retour sur les principaux couacs de l'épreuve.

1. On a commencé dans la mauvaise humeur avec ces troubles fêtes du SNPDEN-Unsa et leurs 1,5 milliard d’euros. Le syndicat de directeurs a créé la polémique à la veille des épreuves, en publiant une évaluation du «vrai coût» de l’examen. Alors que «les montants habituellement annoncés oscillent de 50 à 100 millions d’euros», le syndicat, qui prend en compte le coût de la fermeture des lycées et de l’annulation des cours pendant trois semaines, chiffre le montant réel de notre rite initiatique national à 1.525.215.934 euros.

2. On a distribué les mauvais sujets à cause d’un surveillant inattentif. C’était à Besançon, pendant l’épreuve de sciences économiques et sociales de la série ES. Le surveillant a malencontreusement distribué les sujets de maths, entraînant, le lendemain, l’utilisation du sujet de secours dans toute la France pour l’épreuve de mathématiques.

3. On a failli laisser Maman entrer dans la salle d’examen. A Paris, une quinquagénaire a été prise en flagrant délit alors qu’elle tentait de prendre la place de sa fille lors d’une épreuve orale d’anglais. On ne connaît pas encore la sanction retenue à l’encontre des tricheuses, mais on a eu le droit de belles interviews sur le vif à la sortie du lycée: «Elle avait des Converses, ça le faisait pas!»

4. On a proposés des sujets d’histoire «abscons» et «scandaleux». Ce ne sont pas les candidats qui le disent, mais les profs. Il est vrai que pour la filière S, entre: «en vous appuyant sur l’étude de cas traitée dans l’année, présentez la gestion durable d’un milieu: enjeux, réalisations, effets» et «la localisation des activités sur le territoire français et la mondialisation», c’était pas vraiment la fête.  

5. On a perdu les copies de philo de 136 candidats de Gap (Paca). Le correcteur s’est fait dérober sa sacoche, qui contenait les précieuses épreuves. Les élèves concernés ont donc été dans l’obligation de repasser l’épreuve.

6. On a sur-noté tout le monde pour se faire pardonner. Ou du moins, on l’a suggéré aux correcteurs. En Lorraine, le syndicat SUD-Education accuse le rectorat de les inciter à l’indulgence afin d’atteindre l’objectif de 80% de réussite. Même discours des professeurs de français d’Orléans-Tours, qui expliquent avoir reçu la consigne de noter l’épreuve orale sur 24 pour faire remonter le niveau de l’académie. Outre les différents rectorats, le ministère de l’Education nationale lui-même a invité les enseignants à sur-noter, comme le révèle la grille d’évaluation reçue par les professeurs d’anglais, publié ce matin par France-Info: acceptation des réponses en français si elles sont correctes, attribution d’un 10 sur 10 pour un 34 sur 40...

Margaux Leridon
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