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Les habitants de l'Ain et de Loire-Atlantique sont les seuls à ne pas avoir de nom

Cécile Schilis-Gallego, mis à jour le 27.06.2013 à 17 h 02

Nantes (Loire-Atlantique) / Daniel Jolivet via FlickrCC License by

Nantes (Loire-Atlantique) / Daniel Jolivet via FlickrCC License by

Depuis ce jeudi 27 juin les habitants du Loiret ont un nom: ce sont les Loiretains. Sans nom depuis la création du département en 1790, les habitants ont voté à 53,46% pour cette appellation lors d'un scrutin organisé par le conseil général, apprend-on sur le site de TF1. Les autres propositions (Loiréanais et Ligéritains) n'ont pas séduit les électeurs. 

Une semaine plus tôt, les habitants d'Ille-et-Vilaine prenaient le nom de Bretilliens, contraction de Bretagne et d'Ille-et-Vilaine, après un vote des conseillers généraux du département. Au grand dam de l'opposition qui proposait le gentilé Haut-Breton.

Résultat: il ne reste plus que deux départements dont les habitants n'ont pas de nom:

  • L'Ain: Les habitants sont désignés selon leur «pays» (Bressans, Dombistes, Bugistes, etc.) mais le président du conseil général de l'Ain, Rachel Mazuir, a déclaré, après l'ouverture d'une consultation pour trouver un nom aux habitants de la Somme en 2011: «Je ne vois pas l’utilité de transposer cette démarche. Il y a déjà des identités locales très marquées.»

Le Dauphiné faisait pourtant quelques propositions:

«Comment appeler les habitants de l’Ain? Les “Aindiens”? On ne serait pas déçu du voyage de se retrouver à Pont-de-Vaux plutôt qu’à New Delhi. Les “Aindous”? Pas assez laïc dans notre République. Les Aineux? L’habitant local est plutôt pacifique. “Les premiers”, clin d’oeil au 01, l’un des attributs les plus célèbres du département?»

  • La Loire-Atlantique: Pas de nom officiel non plus pour les habitants de Loire-Atlantique parfois appelés les «Ligériens». En novembre 2011, 20 Minutes rapportait les propos de l'entourage de Philippe Grosvalet, président du conseil général:

«Il n'y a pas de nom pour nos habitants (...). Ça n'empêche pas le territoire de vivre, ni l'institution de fonctionner. Nous ne sommes toutefois pas indifférents à cette question, qui pourrait certainement contribuer à renforcer l'identification des habitants à leur département.»

André Trillard, de l'opposition, commentait quant à lui:

«Trouver un nom n'est pas chose facile. J'ai peur qu'il y ait encore une belle bataille entre pro-Bretons et pro-Ligériens. Ça supposerait d'être très habiles et très unis. On peut très bien s'en passer.»

C. S-G

Cécile Schilis-Gallego
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