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Samia Ghali à Marylise Lebranchu: «Ministre ou pas, j’en ai rien à foutre moi!»... La classe marseillaise en action

Temps de lecture : 2 min

Le Sénat, en 2010. REUTERS/Charles Platiau
Le Sénat, en 2010. REUTERS/Charles Platiau

Les caméras de Public Sénat ont attrapé sur le vif des échanges musclés entre Marylise Lebranchu, la ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, et des sénateurs avec lesquels elle devait jeudi 30 mai se pencher sur le premier volet de l’acte III de la décentralisation, qui concerne la création d’un échelon métropolitain.

Ça a l'air technique et soporifique dit comme ça, mais en réalité la création d'une métropole crée de très vives tensions à Marseille, où les élus sont presque tous opposés à la loi, à l'exception du maire Jean-Claude Gaudin.

C’est dans ce contexte qu'on peut voir Roland Povinelli, sénateur des Bouches-du-Rhône ayant sans doute confondu l'hémicycle avec le virage Nord du Vélodrome, prévenir dans les couloirs du Sénat qu'il «va mettre le feu» pendant la discussion sur le projet.

Quelques instants plus tard, on voit la sénatrice PS et candidate aux primaires municipales Samia Ghali et la ministre Marylise Lebranchu s'opposer vivement dans les couloirs du Sénat. Selon la chaîne Public Sénat, les élues sortent d'une réunion improvisée dans une salle du groupe socialiste, réunion apparemment sans issue. «Tais-toi un peu», finit alors par lui lâcher Lebranchu. «Parle-moi autrement, attend, ministre ou pas j’en ai rien à foutre moi», répond Ghali.

On a à peine le temps de se remettre de cet échange hautement élégant que déjà apparaît Jean-Noël Guérini, manifestement très content de lui.

Si toutes les villes de 400.000 habitants pourraient être concernées, Paris, Lyon et Marseille ont obligation d’aller vers la création d’une métropole, selon des modalités diverses. Mais les maires de la métropole marseillaise sont, pour 109 sur 119 d’entre eux, opposés à cette réforme.

Les élus marseillais ont ainsi manifesté leur opposition devant le Sénat, comme Samia Ghali, candidate aux primaires pour les municipales 2014 à Marseille, Sophie Joissans et Bruno Gilles, UMP, alors Jean-Noël Guérini n’était pas présent, mais solidaire du mouvement.

Dans l'après-midi, Jean-Claude Gaudin a rappelé à la tribune du Sénat que, pour Marseille Provence 2013, l’ensemble des communes de la métropole participaient à l’événement. «Allez, un peu d’espoir, un peu de confiance!», s’est-il enflammé devant l’hémicycle quasiment vide. La sagesse du grand âge? «Merci monsieur le président pour ces dix minutes marseillaises», lâche alors le président de séance, avant de laisser la place au Lyonnais et pour le coup plus discret Gérard Colomb.

Jean-Laurent Cassely Journaliste

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