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Pour Carla Bruni, Nicolas Sarkozy est l'un des rares à ne pas avoir besoin de psychanalyse

Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 16.05.2013 à 19 h 30

Psychologies Magazine

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Slate.fr se penche périodiquement avec un plaisir intact sur le cas Carla Bruni. Avant la campagne présidentielle de 2012, Titiou Lecoq dressait un top 10 des déclarations les plus stupides de la première dame. Lors de la publication de son nouveau titre, Chez Keith et Anita, Slate ne lâchait pas le dossier et vous livrait un décryptage des paroles de cette chanson.

A présent, c'est dans le numéro de Psychologies Magazine à paraître le 31 mai que l’ex-première dame s’allonge sur le divan, comme on dit chez les freudiens. Et Slate se devait d'être au rendez-vous.

«Carla Bruni est une dominante qui possède toutes les armes pour le rester, introduit la journaliste qui l'interviewe. L’intelligence, la connaissance, la grâce. Mais surtout, la plus efficace d’entre elles, celle qui permet d’exprimer une agressivité profonde en s’attirant la sympathie immédiate: l’humour.» J’en aurais cité une autre, qui a rarement laissé indifférent autour d'elle, mais bon. A chacun sa vision des choses.

A priori, on imagine que la psychanalyse est une discipline créée spécialement pour elle et sa famille. Qui a vu un long-métrage de sa sœur, la réalisatrice Valeria Bruni-Tedeschi, a déjà une certaine idée du sac de nœuds qui embrouille la cervelle de ces deux héritières italiennes.

«Je suis angoissée, c’est vrai, mais qui ne l’est pas? Les gens spirituels, peut-être. Ce sont les seules personnes sereines que j’ai pu rencontrer. Malheureusement, la spiritualité m’est hors d’atteinte...» Heureusement il y a la psy, la religion du Moi, et C.B. aime ça, puisqu’elle travaille depuis ses 28 ans, soit plus de 15 ans de divan (oui, on appelle ça du «travail», sauf qu’on est pas payé pour, bien au contraire). Un loisir que ne pratique pas son mari. «Il est l’une des rares personnes que je connaisse qui n’en ait pas besoin. Il est incroyablement souple et fonctionnel.»

Est-ce que toutes ces heures non prises en compte par la sécurité sociale lui auront au moins profité sur le plan de la stabilité psychologique? Oui, si l'on en croit sa vie de mère épanouie et de femme solide et forte. «Longtemps, j’ai pensé qu’un jour je pourrais m’écrouler psychologiquement – cela dit, on ne sait jamais, une rupture, un choc, nul n’est à l’abri de rien. Mais au fond, non, j’ai l’impression que cela ne m’arrivera pas. Chez moi, c’est toujours le corps qui prend, pas le mental.» Non non non, pas de mauvais esprit, je vous vois venir avec vos insinuations vaseuses. C.B. ne pratique pas la chirurgie esthétique, elle «fait des peelings».

D’ailleurs «ce qui a le plus changé en moi en dix ans», admet C.B., c’est… qu’elle est «peut-être plus heureuse.» Ouf.

Jean-Laurent Cassely
Jean-Laurent Cassely (990 articles)
Journaliste
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