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Les salles de concert les plus présentes sur les réseaux sociaux

France, Villliers-sur-Marne, Concert Jean-Louis Murat, salle Georges Brassens 15 octobre 2010. Fred Jimenez / basse, Stéphane Reynaud / batterie, Denis Clavaizolle / clavier / (vincent desjardins) via Flickr CC Licence By

L’agence de communication et de conseil en stratégie web pour artistes Social Band vient de publier une étude sur la présence des salles de concert françaises sur les réseaux sociaux. (étude à téléchager ici). 100 salles de musiques actuelles à jauge moyenne, de 200 à 2.000 places, ont ainsi été étudiées par l’agence. Une dizaine de lieux, tous situés dans les grandes villes, dépasse la barre des 10.000 fans Facebook.

Avec un peu plus de 35.000 fans, c’est Le Bikini à Toulouse qui prend la tête du classement. Pas étonnant puisqu’avec une fréquentation annuelle estimée à 300.000 spectateurs et une programmation de 200 concerts, elle est la plus fréquentée des salles retenues. Viennent ensuite deux salles parisiennes, Le Point Ephémère puis Glaz’Art (avec respectivement environ 25.000 et 22.000 fans) et La Coopérative de Mai à Clermont-Ferrand (près de 18.000).

Sur Twitter, la domination des parisiennes est plus marquée: le top 5 des salles les plus followées étant exclusivement dans la capitale: Le Point Ephémère (seule salle à dépasser les 10.000), La Maroquinerie, La Flèche d’Or, Le Nouveau Casino et Glaz’Art.

L’analyse du nombre de fans rapporté à la fréquentation maximale révèle par ailleurs que des lieux culturels situés dans des plus petites villes sont très actifs sur les réseaux sociaux. Ainsi de La Cigale à Nyons, du Diff’Art à Parthenay ou du Coatelan à Morlaix.

Plusieurs années après sa mise en sommeil, le réseau historique de la musique, MySpace, accueille toujours les pages de 69% des salles, parfois certes sur des comptes inactifs… Social Band note également que le réseau «Google+ est toujours boudé par les professionnels de la musique, puisque seulement une salle (L’Epicerie Moderne à Feyzin) a une page sur le réseau créé par le géant américain!»

Reste que si la domination des grandes villes est patente, cela s'explique par la composition de son public, par nature plus large et plus étendu sur le territoire, nécessitant un suivi à distance pour nombre de spectateur. En revanche, «les salles des petites villes attirent un public plus homogène et fidèle» qui ne nécessite peut-être pas un investissement comparable dans la construction d'une communauté virtuelle.

L’intérêt de cette étude est aussi de rappeler la géographie musicale du pays. Après l’Ile-de-France, logiquement la plus grande concentration régionale avec 17 salles, le Grand Ouest reste de loin le plus actif sur les musiques actuelles. Bretagne, Pays-de-la-Loire et Poitou-Charentes cumulent ainsi 23 salles.

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