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Nicolas Sarkozy évoque son retour: «obligé d'y aller»

Slate.fr, mis à jour le 06.03.2013 à 2 h 08

Nicolas Sarkozy à côté de Nasser Al-Khelaifi, le président du PSG et d'Al Jazeera Sport, et de Leonardo, le directeur sportif du club parisien, lors d'un match de Ligue 1 le 24 février au parc des Princes. REUTERS/Charles Platiau

Nicolas Sarkozy à côté de Nasser Al-Khelaifi, le président du PSG et d'Al Jazeera Sport, et de Leonardo, le directeur sportif du club parisien, lors d'un match de Ligue 1 le 24 février au parc des Princes. REUTERS/Charles Platiau

L’embargo souhaité par l’AFP, jusqu’à mercredi 6h, aura tenu à peine une heure. Publiée sur le «fil» à 23h16, la dépêche citant des propos de Nicolas Sarkozy sur son retour en politique aura occupé une partie des internautes déjà éveillés à commenter le décès d’Hugo Chavez.

Dans ce qui semble être un entretien accordé à Valeurs Actuelles qui doit être publié ce jeudi, l’ancien président de la République assure qu'il ne veut pas revenir en politique mais qu'il pourrait être «obligé d'y aller»:

«Il y aura malheureusement un moment où la question ne sera plus : “avez-vous envie?” mais “aurez-vous le choix ?”(...) Dans ce cas, je ne pourrai pas continuer à me dire : je suis heureux, j'emmène ma fille à l'école, et je fais des conférences partout dans le monde. Dans ce cas, effectivement, je serai obligé d'y aller. Pas par envie. Par devoir. Uniquement parce qu'il s'agit de la France».

Parce que vraiment, Nicolas Sarkozy, si ce n’était pas pour la France, assure-t-il, pas question de revenir, pas question de revanche. «Et puis quelle revanche ce serait? Pour reprendre la France dans l'état où les socialistes la laisseront. Tu crois que je ne sais pas que je vais mourir ? Donc franchement est-ce que j'ai envie de revenir ? Non».

Il n’y a pas une semaine sans que le retour de Nicolas Sarkozy en politique ne soit évoqué, soit par un de ses amis, soit par d’anciens ministres. Mais les propos de l’ancien chef de l’Etat ainsi rapportés dans la presse sur ce retour sont plus rares. Début février, Le Journal du Dimanche revenait sur un dîner regroupant une quarantaine de proches pour son anniversaire. «Pour la première fois, il a parlé devant tout le monde», notait l'un des participants. Nicolas Sarkozy «n'excluait rien pour l'avenir, si les Français le veulent». La fin du discours a également marqué les esprits avec un «On se reverra bientôt» lancé par l'ancien candidat à la présidentielle.

Manifestement, deux choses sont certaines: 1. le retour éventuel de Sarko se fait par étapes, dans une stratégie savemment orchestrée mettant en scène le sens du devoir. 2. Il intéresse toujours la presse.

JH

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