«Dodo la Saumure» inspire le nouveau clip du rappeur Seth Gueko

Dominique Alderweireld, plus connu en France sous son pseudonyme «Dodo la Saumure», est le héros du nouveau clip du rappeur français Seth Gueko, relate le site Booska-P.

Le propriétaire de bars à hôtesses belges, inculpé pour proxénétisme aggravé en bande organisée dans l’affaire du Carlton de Lille pour avoir mis en relation des notables et l’ancien directeur du FMI Dominique Strauss-Khan avec des prostituées, apparaît même dans le clip du rappeur, cigare aux lèvres et lunettes noires sur la tête.

Ce casting est dans la droite ligne de la discographie et de l’univers de Seth Gueko. Adoptant un personnage de gangster à l’ancienne de film noir (il a réalisé une chanson de la B.O. du film Mesrine, ainsi qu’un album sur l’ennemi public numéro un intitulé Les fils de Jack Mess) et amateur des dialogues de Michel Audiard, Seth Gueko est aussi friand de références gitanes et manouches, comme dans son clip Patate de forain.

Dodo la Saumure apparaît comme un personnage gouilleur et sulfureux très en adéquation avec les parti-pris du rappeur. Les amateurs de punchlines politiquement incorrectes apprécieront une fois de plus les traits d’esprit de Gueko qui émaillent ce clip à très haute teneur machiste. Sur les transports franciliens («Nique la RATP, leur tarification de bâtards»), sur la médecine («Nique l'institut Pasteur ma rage n'a pas de vaccin»), sur les rappeurs («Les MCs tournent en rond, si ils allaient à la vitesse de la lumière ils pourraient s’auto-enculer ces bouffons») ou sur la série culte d’heroic fantasy Game of Thrones («Nique ta sœur comme un Lannister»), le rappeur se révèle à la hauteur des attentes de ses fans.

Quant à Dominique Alderweireld, il a été confronté à l’ancien chargé de relations publiques de l’hôtel Carlton de Lille, René Kojfer, par les juges qui instruisent le dossier à Lille, vendredi 15 février. La défense de Dodo la Saumure porte sur l’imprécision de son rôle dans l’affaire. Simple entremetteur tout comme son ami Kojfer, selon les avocats, et non proxénète comme l'en accuse la justice…

A la sortie du palais de Justice, l’homme s’est défendu d'avoir exercé le métier de proxénète en France:

«C'est le vide, le néant. Moi, j'ai jamais prostitué de filles en France. Ce sont des filles qui sont indépendantes, c'est reconnu et je vois pas de quoi on peut m'accuser»

Son avocat a rajouté qu’il était selon lui «possible de démontrer que jamais Monsieur Alderweireld n'a fait travailler en France des jeunes femmes qui se prostituent dans ses établissements en Belgique.»

En juin 2012, la Belgique avait condamné l'homme à cinq ans de prison avec sursis pour proxénétisme.

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