Associée à la collecte du recensement, l’enquête de l’Insee Famille et logements permet d’étudier les modes de vie des personnes qui se déclarent en couple en France.
Avec un échantillon de 360.000 adultes répondants en 2011, répartis dans 1.400 communes, l’enquête offre un panorama très précis de l’état des couples.
Cette enquête effectuée en 2011 s’est notamment penchée sur le cas de l’Ile-de-France, révélant des différences de mode de vie entre parisiens, franciliens et provinciaux.
Sans surprise, les Parisiens sont moins en couple que les Franciliens hors Paris, ces derniers l’étant moins que les provinciaux. Dans le détail, 56% des Parisiens sont en couple, contre environ 66% des Français dans le reste du pays.
L’union libre (33% des couples) et le pacs (un peu plus de 6% des couples parisiens contre un peu plus de 4% ailleurs) sont plus fréquents. Les couples non cohabitant sont également plus nombreux, puisqu’ils représentent 13% des couples à Paris, contre 5% en Ile-de-France et 4% en province.
Les spécificités démographiques et sociologiques de Paris expliquent ces écarts. La part des jeunes est plus importante qu’ailleurs (30% des Parisiens en couple ont moins de 35 ans, contre 24% des provinciaux), or le célibat, la vie de couple en union libre comme la non cohabitation décroissent avec l’âge. De plus parmi les 18-24 ans, la part des jeunes scolarisés parisiens est de 73% contre 57% en province dans cette tranche d’âge.
Or la période d’études suivie de celle de l’insertion sur le marché du travail peuvent retarder la stabilisation du couple, qui passe par l'installation dans un même logement et éventuellement, l'officialisation de l'union (mariage ou pacs).
La légère surreprésentation des pacsés peu s'expliquer en partie par la plus grande proportion de couples de même sexe à Paris, qui est de 3% soit 33.000 personnes, alors que ces couples homosexuels représentent 1% des couples ailleurs. Ainsi, 30% des personnes se déclarant en couple avec une personne de même sexe résident en Ile-de-France (contre 17% des personnes en couple hétérosexuel).
Les couples non cohabitants entre 30 ans et 49 ans ont plus souvent un diplôme universitaire (48%) que les couples cohabitants (32%). La spécificité parisienne, un nombre plus important de non cohabitants, peut s'expliquer par la part importante de diplômés à Paris:
«Disposant généralement de moyens financiers plus élevés, [ces diplômés] peuvent plus facilement choisir de conserver deux logements.»
Petite surprise, le nombre de jeunes couples mariés en Ile-de-France (20% des 18-24 ans) hors Paris. C’est deux fois plus qu’en province. Cette concentration de jeunes mariés s’explique par l’installation de jeunes couples avec enfant loin de Paris pour bénéficier d’un logement plus grand et plus abordable. Autre explication, la part des jeunes immigrés en Ile-de-France hors Paris est de 18% contre 6% en province. Or les jeunes immigrés en couple sont davantage mariés.
J.-L.C.
Dossiers : démographie, Insee, Ined, Paris, Ile de France, province, régions, modes de vie, couples, Pacs, mariage, union libre, célibat





La disparition
Mohamedou Ould Slahi raconte sa détention à Gitmo. Comme il ne dit pas à ses interrogateurs ce qu'ils veulent entendre, il est envoyé en «croisière spéciale tortures».
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Ah, la province... Cette contrée lointaine, plus lointaine encore que l'autre coté du périph' et qui n'est rien d'autre que le reste de la France!
Je vous épargnerai le procès en parisianisme, mais entendez tout de même que des villes comme Lyon ou Marseille et des villages comme Châteauvieux-les-Fossés ne constituent pas un ensemble homogène de par bien des aspects (démographique, social, etc.),et qu'il est pas conséquent difficile (pour ne pas dire impossible, voir malhonnête) de comparer des éléments de nature différente.
Il aurait été intéressant de comparer Paris intra-muros à d'autres grandes villes françaises (intra-muros elles aussi) pour étayer la thèse de la spécificité parisienne.
Autre questionnement auquel cet article ne répond pas: ne peut-on pas étendre ce constat de différence entre la banlieue et la ville?
bonjour
alors oui vous avez raison. sur le parisianisme:
http://www.amazon.fr/Paris-mode-demploi-n%C3%A9o-bistro-absurdit%C3%A9s/dp/2757830678/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1361551580&sr=8-1
sur la comparaison, j'ai justement contacté avant d'écrire l'article l'Insee Idf pour demander les chiffres des grandes villes, car il me semblait aussi que la répartition entre les formes de couples serait proche de Paris. Mais cette année l'enquête s'est concentrée sur l'Ile de France... voilà
jean laurent cassely
C'est vrai qu'on est en train de comparer des fraises avec la salade de fruits toute entière. Cette étude ne montre rien du tout parce que les éléments comparés n'ont aucun rapport!
C'est bien ce que dis à part la gentrification tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.