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Mariage pour tous à l'Assemblée: Fin de l'acte 1, scène 24

Slate.fr, mis à jour le 09.02.2013 à 9 h 58

- Des députés applaudissent Erwann Binet (PS), rapporteur du projet de loi sur l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, le 29 janvier 2013. REUTERS/Charles Platiau -

- Des députés applaudissent Erwann Binet (PS), rapporteur du projet de loi sur l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, le 29 janvier 2013. REUTERS/Charles Platiau -

La députée de Loire-Atlantique a résumé au petit matin de ce samedi la fin du premier acte du marathon électoral sur le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux homosexuels. Premier acte? Oui, car il reste de nombreuses étapes avant de voir promulguée la loi instaurant le mariage pour tous.

Ce texte, le septième le plus longuement débattu de la Ve République rappelle l’AFP, et ses 24 séances de discussions étalées sur 10 jours devra être sousmis au vote solennel des députés mardi après-midi. Ensuite, il partira se faire examiner sur les bancs du Sénat à partir du 18 mars.

La dernière séance a une nouvelle fois été émaillée d’incidents, comme le raconte l’envoyée spéciale du Nouvel Observateur. Il restait une poignée d’amendements quand un des chefs de file des Verts François de Rugy s’en prend aux députés UMP: «Etre homosexuel, étranger et vouloir se marier, il faut quand même pas exagérer». «Il n'en fallait pas moins pour provoquer un tollé», écrit Estelle Gross. Christian Jacob, le président du groupe UMP menace alors de bloquer les débats si le député vers de Loire-Atlantique ne s'excuse pas. «L'hémicycle retient son souffle et redoute que les débats soient interrompus jusqu'au samedi après-midi. Mais après quelques minutes de suspension de séance, le président de l'Assemblée parvient à arracher des excuses, du bout des lèvres» à de Rugy.

Les deux blocs se sont félicités de ces 24 séances. «Notre bataille a permis que l'opinion connaisse les dangers de votre ciruclaire qui porte à la reconnaissance de la GPA» et «une victoire parce que nous vous avons fait reculer sur la PMA», a estimé Christian Jacob cité par l'AFP. A gauche, on a salué «un nouvel épisode de ce vieux et long combat pour l'égalité des droits» (Jean Glavany), et rendu hommage à la garde des Sceaux Christiane Taubira: «Nous vous aimons», lui a même dit Jérôme Guedj (PS), saluant «son talent et son impétuosité à défendre ce texte et une République émancipatrice et généreuse».

Les députés UMP entendent bien continuer à se battre contre la loi. Après le début des discussions au Sénat, il y aura une manifestation, le 24 mars, puis la bataille au Sénat. Le président PS du Sénat, Jean-Pierre Bel, a jugé «possible» d'y adopter un texte conforme à celui de l'Assemblée, ce qui permettrait à la majorité de voir le texte repartir au Palais-Bourbon, et une nouvelle bataille épique.

Il avait fallu un an entre le début de la bataille parlementaire pour le Pacs et la promulgation de la loi l'instaurant, en novembre 1999.

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