Elisabeth Guigou à Paris. REUTERS.
Ségolène Royal a perdu sa place de députée. Et avec cette défaite, c’est la route vers la présidence de l’Assemblée qui se dégage pour les nombreux autres prétendants socialistes. Idem pour Jack Lang. Alors, qui pour succéder à Bernard Accoyer et à Raymond Forni, le dernier président socialiste? Revue des candidats, déclarés ou non.
Le député PS, qui a été réélu à 75,3% dans la 9e circonscription de Seine-Saint Denis, a été le premier à ouvrir les hostilités ce lundi 18 juin. Il a ainsi déclaré:
«Je pense que j’ai le profil et la densité politique. (…) J'ai tenu à respecter les temps: celui des primaires, celui de la présidentielle, celui des législatives. Nous avons désormais une majorité. Le moment est donc venu de proposer ma candidature.»
Le candidat au Perchoir a expliqué «ne pas croire à une candidature d’Elisabeth Guigou» avant d’ajouter:
«Si je suis élu, je ne serai pas le président d'une chambre godillot mais plutôt d'une assemblée pivot déterminée à reconquérir son rôle et utile à la réussite du gouvernement.»
L’ancienne ministre de la Justice de Lionel Jospin n’a pas tardé à faire valoir sa «disponibilité». Réelue à 100% dans la 6e circonscription de Seine-Saint-Denis, elle a déclaré à la presse:
«Je souhaite avoir des responsabilités au bureau de l'Assemblée nationale, et si c'était la plus haute qui m'était confiée, ce serait évidemment un grand honneur pour moi de l'assumer, mais il faut qu'il y ait un dispositif collectif. Je marque ma disponibilité mais je ne souhaite pas être dans une démarche individuelle.»
La députée semble avoir la faveur du PS, d’après le Parisien, qui cite un membre de la direction du parti:
«C'est une femme, elle a une solide expérience gouvernementale et elle a une image consensuelle.»
Le député de la 1re circonscription des Hautes-Pyrénées est un cacique mitterrandien. Son nom circulait depuis quelques semaines, surtout parmi ceux qui cherchaient une alternative à Ségolène Royal. Il a convoqué une conférence de presse lundi après-midi dans les couloirs de l’Assemblée. Interrogé sur le sujet dimanche 17 mai il répondait:
«On verra ça demain. Je veux rester avec les élus, les militants, ne penser qu'aux Hautes-Pyrénées ce soir.»
Néanmoins, le PS pourrait vouloir voir une femme atterrir au perchoir. C’est d’ailleurs ce qu’a déclaré Najat Vallaud-Belkacem ce lundi matin sur France Inter:
«Ce serait un beau signal que d'avoir une femme au Perchoir.»
Ces dernières semaines, le nom de la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu circulait également. La députée a cependant démenti cette information:
«C'est une rumeur qui est partie d'une discussion avec un parlementaire. Je ne suis pas candidate à la présidence de l'Assemblée. Je ne l'ai jamais été.»
Rendez-vous le 26 juin, date d'ouverture de la XIVe législature, pour avoir le nom du nouveau président de l'Assemblée nationale. Et si il s'agissait d'une présidente, cela serait une première dans l'histoire de la Ve République.
F. J.
Dossiers : Elisabeth Guigou, Claude Bartolone, Jean Glavany, Marylise Lebranchu, Ségolène Royal, jack lang, PS, parité, Assemblée nationale, perchoir, Véme République
Quand Ségolène Royal s'emmêle les Roosevelt
Dans son dernier essai et ses interviews, l'ancienne candidate à la présidentielle cite fréquemment une formule de Franklin D. Roosevelt, le président du New Deal, qui est en réalité l'oeuvre de son prédécesseur et homonyme Theodore.
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A noter également la candidature de Daniel Vaillant (annoncée sur Twitter par le sénateur-maire du XIXème arrdt.)
#perchoir Cette haute fonction devra revenir à un homme de confiance et de loyauté. je pense que @danielvaillant est un bon candidat
— Roger MADEC (@rogermadec) Juin 18, 2012
Une femme à la présidence de l'Assemblée Nationale indiquerait certainement une représentation de l'évolution paritaire de la société... mais celle d'un représentant du mitterrandisme jospinien (Jean Glavany) serait un retour vers passé révolu !