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Valérie Trierweiler: le premier tweet après le tweet, le piratage et autres histoires

Grégoire Fleurot, mis à jour le 13.06.2012 à 19 h 58

Valérie Trierweiler à Chicago le 21 mai 2012, REUTERS

Valérie Trierweiler à Chicago le 21 mai 2012, REUTERS

Au lendemain de la tempête médiatico-politique déclenchée par le tweet de Valérie Trierweiler encourageant Olivier Falorni, le candidat dissident opposé à Ségolène Royal aux élections législatives à La Rochelle, sélection des cinq liens à lire autour de ce sujet qui domine l'actualité du mercredi 13 juin.

1. Le premier tweet du compte @valtrier depuis l’affaire

C'est le premier tweet publié par le compte Twitter de la compagne de François Hollande, mercredi 13 juin à 15h49, depuis son message d’encouragement à Olivier Falorni mardi. Il s’agit d’un simple lien, sans texte, vers une brève du site Rue89 qui renvoie elle-même vers un article du Monde sur les coulisses du portrait officiel de François Hollande. On peut y lire:

«Le 4 juin, ulcérée par la publication, sur Le Monde.fr, du making-of du portrait officiel du président, elle [Valérie Trierweiler] appelle la rédaction pour demander le retrait de deux photos qui la montrent assistant à la prise de vues dans le parc de l’Elysée. Ce qui n’a pas été fait.»

A 18h51, une alerte AFP affirme que Valérie Trierweiler a déclaré à l'agence de presse que son compte Twitter avait été «apparemment piraté» mercredi (et non mardi, le jour du tweet encourageant Olivier Falorni), ce qui voudrait dire qu'elle n'est pas l'auteure du message avec le lien vers Rue89. A 19h25, ce fameux tweet n'était toujours pas supprimé du compte @valtrier.

Par ailleurs, Voici affirme que l'entourage de la Première dame a contacté le magazine pour démentir les informations publiées ce matin par le Monde, «expliquant qu'elle n'avait en aucun cas demandé le retrait d'images la représentant dans le portfolio du Monde réalisé par les assistants de Raymond Depardon». Le diaporama est toujours visible sur le site du Monde [1].

2. Les coulisses de la rivalité Trierweiler-Royal

Le Parisien revient sur les jours qui ont précédé le message de Valérie Trierweiler et sur les heures qui l’ont suivi. Le journal raconte ainsi la colère de cette dernière d’avoir découvert dans la presse le message de soutien de François Hollande à la candidature de Ségolène Royal dans sa bataille pour les législatives, soulignant que «les deux femmes ne se supportent pas».

L’article revient notamment sur le meeting de Rennes du 4 avril, durant lequel François Hollande et Ségolène Royal s'étaient retrouvés ensemble sur scène. Un épisode également raconté par 20minutes.fr:

«Pendant la campagne présidentielle, lors du meeting de Rennes, l'ancienne candidate à la présidentielle avait très mal pris que la compagne de Hollande organise une poignée de main entre elles devant les photographes sans la prévenir. “C'est la première fois et la dernière fois que tu fais ça”, avait écrit Royal à Manuel Valls, le directeur de la communication de Hollande, dans un SMS.»

3. Les confidences de Valérie Trierweiler à Alba Ventura

La journaliste de RTL Alba Ventura rapporte dans sa chronique les propos que lui a tenus la compagne de François Hollande lors d’un long échange avec elle mardi 12 juin au soir. Elle assure que Valérie Trierweiler «assume le tweet de soutien à Olivier Falorni, car elle trouve "injuste" la situation» du candidat, qu’elle aurait qualifié de «l'un des plus anciens et solides soutiens de François Hollande».

Selon Alba Ventura, Valérie Trierweiler estime que le traiter de «Besson» est «inadmissible», et que parler de «jalousie» dans cette affaire est «idiot».

4. Royal donnée largement perdante par un sondage

Sud Ouest a publié mercredi 13 juin au matin un sondage de l’institut Ifop donnant 58% des intentions de vote à Olivier Falorni contre 42% pour Ségolène Royal dans la 1ere circonscription de Charente-Maritime. Le quotidien souligne que le sondage a été réalisé les 11 et 12 juin, soit avant et après le tweet de Valérie Trierweiler, auprès de 604 personnes de la circonscription concernée.

Ce sondage est à prendre avec les précautions habituelles: le même institut avait trouvé lors d’un sondage les 2 et 4 juin, soit quelques jours avant le premier tour, 36% d’intentions de vote pour Royal contre seulement 22% pour Falorni, assez loin des scores respectifs de 32% et 28,9%.

5. Le Monde conseille à Trierweiler d’«oublier» Twitter

Dans son éditorial du jour, Le Monde écrit que «le tweet de Mme Trierweiler est une authentique erreur politique» dont la «première victime en est l'image d'un président cohérent, serein et maître de son message», et la seconde est «Valérie Trierweiler elle-même». L’éditorial finit par un conseil: qu’elle choisisse un rôle politique ou sa carrière de journaliste, elle devrait «oublier Twitter».

[1] Paragraphe mis à jour avec la dépêche AFP et le démenti de Valérie Trierweiler à Voici. Retourner à la revue de web

Grégoire Fleurot
Grégoire Fleurot (799 articles)
Journaliste
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