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Nadine Morano fait la une de l'hebdomadaire d'extrême droite Minute

Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 12.06.2012 à 15 h 40

Une de Minute à paraître le 13 juin 2012, Capture d'écran.

Une de Minute à paraître le 13 juin 2012, Capture d'écran.

Dans son édition du mercredi 13 juin, l'hebdomadaire Minute, proche de l'extrême droite, publie un entretien exclusif avec l'ancienne ministre Nadine Morano, qui s'y déclare favorable au «rassemblement le plus large possible» pour battre son adversaire de gauche.

«Les électeurs du Front national n'ont pas à être rejetés de la République», déclare-t-elle, avant d'ajouter:

«J'entends ce que me disent les électeurs du FN, notamment en milieu rural où ils sont attachés au respect de nos traditions, à notre culture, à notre identité nationale.»

Menacée dans sa circonscription de Toul, Nadine Morano a déjà appelé le soir du premier tour les électeurs du FN à se rassembler derrière sa candidature au second.

«Je n'ai aucun état d'âme à en appeler aux électeurs du FN. C'est pas une question d'accord, c'est une question de partage de nos valeurs.»

Des propos qu'elle a réitérés le lendemain sur Europe 1.

Distancée de cinq points (34% contre 39%) par le PS Dominique Potier, l’ancienne ministre de la Famille puis de l’Apprentissage aura besoin de très bons reports de voix de la part des 16,5% du candidat FN Lionel Vinquant (qui a remplacé au dernier moment Olivier Frugneau, décédé le 3 juin) pour l’emporter. Problème: lui a appelé à la faire battre.

En 2007, après avoir réalisé environ treize points de plus au premier tour, Nadine Morano ne l’avait emporté qu’avec un peu moins de 53% au second face au PS…

>>Les résultats complets de la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle.

C'est dans l'hebdomadaire Minute que Gérard Longuet, ministre de la Défense, avait déjà en mai dernier appelé les électeurs du Front national à «ne pas laisser passer François Hollande et ses alliés socialo-communistes». Contrairement à la situation qui prévalait à l'époque où Jean-Marie Le Pen dirigeait le parti, «il sera désormais possible de parler de sujets difficiles avec un interlocuteur [Marine Le Pen] qui n'est pas bienveillant, mais qui, au moins, n'est pas disqualifié», avait-il déclaré.

J.-L. C.

Jean-Laurent Cassely
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Journaliste
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